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Concours mensuel de littérature.

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Réponses

  • un texte court que je vais essayer de compléter d'ici la fin du délai


    Concours 20 : l’invasion nomade

    9 juillet 2013… une date qui allait… faire date ! En effet, C’est ce jour là qu’une très ancienne civilisation nomade qui avait arpenté le grand empire il y a très longtemps avant de partir vers le continent de l’extrême orient décida de revenir. Un retour qui se fit bien évidement sous le signe de la conquête !

    Dirigée par le grand Khan, L’empereur d’extrême orient et chef des envahisseurs nomades, ces derniers s’installèrent sur toute la surface du grand empire lors d’une invasion éclaire qui figa de stupeur tous les seigneurs du royaume. L’empereur Ladeares d’Or VII ordonna donc en catastrophe la contre offensive générale, promettant à ses cupides vassaux des récompenses inédites en échange de la preuve de leurs activité dans cette guerre : les tablettes du Khan entreposée dans les camps ennemis. Inutile de préciser qu’il n’en fallut pas davantage pour convaincre l’ensemble des chefs de guerre de tout le continent. En un instant, les tablettes du Khan devinrent l’une des monnaies les mieux côtés du monde…

    « Oyez oyez,

    Son auguste et suprême majesté, le très grand empereur Ladéares d’Or VII, commande à tous ses fidèles et glorieux seigneurs de joindre leurs forces et conjuguer leurs efforts pour repousser l’infâme invasion de l’armée nomade du grand Khan. Attaquez et détruisez leurs camps militaires qui fleurissent partout comme de la mauvaise herbe sur nos terres. Volez leurs tablettes du Khan et rapportez à sa majesté. Soyez assurez, seigneurs de l’empire, que dans son impériale générosité, sa majesté n’hésitera pas à vous couvrir de récompenses à la hauteur de votre zèle, de votre bravoure et surtout de votre efficacité.

    Alors ne perdez pas une seconde ! Répondez à l’appel de votre auguste souverain et anéantissez l’ennemi nomade ! »

    Comme à l’accoutumée, mauvaise nouvelle rime avec aubaine pour les seigneurs. Ainsi, malgré l’urgence et la gravité de la situation, ce furent surtout cris de joie et excitation qui suivirent cette annonce. D’autant que l’empereur n’avait pas lésiné sur les moyens pour les motiver : une sculpture impériale de 1er rang : des soldats de terres cuites qui surpassait toute réalisation existante à ce jour, des engins militaires inspiré de la technologie ennemis révolutionnaire et des équipements  unique.

    L’empereur fixa à ses seigneurs un délai de 7 jours. 7 jours pour vaincre l’ennemi ! Au final, il en fallu le double tant les nomades étaient puissant. Mais finalement, ils sonnèrent la retraite… sans s’avouer vaincu pour autant car le grand Khan jamais n’abandonna l’idée de s’emparer du grand empire.




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    Historian of the french server
  • Bonsoir bonsoir ! Voilà ma petite (... euh...) participation au concours. Encore une fois j'ai pris un peu de liberté par rapport au sujet pour éviter de tomber dans du déjà-vu ! Et encore une fois je ne me suis pas relu intégralement par rapport aux fautes et répétitions, donc désolé s'il y a de petits problèmes de fotes deu franssé.



    L'Invasion Nomade


    I Un Grain De Sable


    « M'oblige pas à m'énerver.

    -Mais...

    -Est-ce qu'on a jamais discuté quoi que ce soit dans cette famille ?

    -Je ne...

    -M'oblige pas à m'énerver, j't'ai dit.

    -Laisse-moi p...

    -Ça alors, c'est qu'il continue à piailler le p'tit. Vallie, t'en occupes-t'en, avant que j'm'énerve.

    -Mais t'es vraiment qu'...

    Sa face s'empourprait. Quelques millisecondes suffirent pour que je comprenne que je ne devais pas terminer cette phrase. Ses poings s'ouvraient comme pour accueillir un ennemi et déjà une veine gigantesque ressortait de son cou.

    -J'suis qu'un quoi ? » Silence. « J'suis qu'un quoi ? Vas-y, fais-donc pas ton timide, mon p'tit, j'suis qu'un quoi ? » Silence de nouveau. Je n'avais plus rien à dire. Ma mère s'engouffra dans la maison, un baquet vide dans les bras, et, observant la scène, s'interposa avant que mon père ne puisse lever la main sur moi.

    « Le p'tit, comme tu dis, c'est aussi ton p'tit, donc tu pourrais l'appeler par son prénom. Et je ne suis pas seulement une esclave maternelle, Josuo. Parallèlement, on peut même dire que je suis ta femme. »

    Sur son visage bourru, l'expression de mon père passa rapidement de la colère à l'incompréhension. J'en étais peu étonné, puisque ce genre de scène se déroulait quasi-quotidiennement depuis un an. Depuis ma majorité corporelle. Depuis mon recrutement. Au dehors, par la fenêtre, une femme s'était adossée. C'était Ajin, une jeune amie de ma mère qui avait coutume de l'accompagner à la laverie chaque semaine. Bien habituée à l'ambiance de notre famille, on pouvait même presque dire que dans les plus rudes moment, Ajin en faisait partie. De ce fait, la tension environnante ne l'empêcha pas d'en déceler l'hilarité et de lâcher un petit « Bah alors, Josuo, t'as l'air tout con-con ! » Ma mère la gratifia d'un court regard complice puis se tourna vers moi, et, me prenant par la main :

    -Viens, toi.

    -Non mais je rêve là ! On peut même plus exercer son éducation d'père tranquillement ! J'me barre de cette turne.

    Bien évidemment. Comme chaque jour depuis mes plus vieux souvenirs, ce cher père qui était le mien allait revenir dans un état plus que pitoyable, noyé dans l'alcool, et comme chaque lendemain, il allait recommencer encore et encore. Je n'en étais pas le plus touché. Ma sœur Giliss a des souvenirs bien plus douloureux gravés en elle ; ce qui explique en partie pourquoi elle a souhaité fuir il y a deux mois le château pour vivre dans une de ces modernes capitales. Moi je ne peux pas, je n'ai atteint que ma majorité corporelle et pas civile. Et ce ne sera pas avant un an que je pourrai quitter ces lieux coupés du reste du monde, et surtout cette famille.

    Ma mère Vallie, m'empoignant tel un étau, me fit m'asseoir une fois dehors, près du puits de la sorcière sur la grande place. Non loin de là, Hurt le forgeron, tout en sueur, terminait ses éternelles commandes en sifflant ses vieilles chansons. De l'autre côté, les constructeurs, généreusement payés par notre seigneur et maître Juin Le Grand, s'affairaient à rajouter un cinquième étage à une quelconque tour sur le rempart de l'avant-poste. Les cris et bruits environnants habituels, auparavant doux à mes oreilles, résonnaient à présent comme une mélodie stridente et oppressante. J'avais envie de crier à cette ville qu'elle était en retard, coupée, inutile, égoïste. Que chaque jour était le même, qu'il fallait changer, que quelque-chose de grand, de merveilleux, manquait. Seulement, rien ne venait. Jamais rien de nouveau, et j'étais obligé de me lever chaque jour avec cette étrange mais attendue capacité à deviner immédiatement en quoi consisterait la journée. Lever, corvée, marche, caserne, entraînement, repas, entraînement, travaux manuels, entraînement, maison, loisirs, repas, coucher, lever, corvée... Chacun des habitants de cette cité semblait avoir la même inintéressante journée programmée tout le long de l'année.

    « Écoute, je ne serai vraiment pas toujours là. Je ne le pourrai pas.

    Depuis combien de temps ma mère parlait-elle ? Était-ce la première phrase qu'elle m'adressait ? Je me rendis compte que j'étais déconnecté pendant quelques instants. Elle regardait le ciel.

    -Je sais.

    Ajin était partie. Dommage.

    -Alors si tu le sais, pourquoi t'obstines-tu à essayer de défier continuellement ton père ? Tu sais très bien que tête de mule comme il est, ce n'est pas facile de lui faire face sans se prendre un objet dans la figure.

    Quel pléonasme ! Comptant les grains de sable à mes pieds, je répondis sèchement :

    -Je ne sais pas.

    -C'est bien le problème. » Je savais que ma mère me fixait désormais. Je sentais son regard m'obliger à me sortir de ces grains de sable. Je ne bougeais pas. « Comment se passe ton entraînement ?

    -Je suis petit.

    -Je ne te demandais pas un récapitulatif de ton physique. Tu peux être un sacré bon soldat sans avoir le physique « requis ».

    -Je ne veux pas l'être. »

    Ma mère soupirait. Elle ne comprenait pas. Même si elle était de tout cœur avec moi, elle ne comprenait pas et ne comprendrait jamais. Après tout, elle était née ici où au fil des ans, les casernes se sont construites et où ces pratiques se sont mondialement popularisées. Plus un seul château en bon état n' pas de caserne dès à présent. Cela pourrait se comprendre, avec tous ces fieffés coquins qui rôdent depuis la nuit des temps. La technologie a en cela de bon que ces gens sont maintenant maîtrisés par tous les seigneurs. Nous autres administrés sommes à l'abri. Mais la soif de pouvoir a encore rapidement pris le dessus, et au fur et à mesure les casernes se sont améliorées. Des architectes ont imaginé des constructions gigantesques où le soldat n'a plus sa place là-dedans qu'en tant que bout de viande. Et à présent, quand un jeune homme atteint sa majorité corporelle sans avoir un avenir pré-établi, il est envoyé en pâture aux entraînements de la caserne.

    Je titillais les grains de sable sous ma sandale. J'étais un grain de sable, dans cette immensité seigneuriale.


    II Quelque-Chose De Grand


    Le capitaine passait, du haut de son estrade, son regard froid sur chacun d'entre nous. Une fois fixés sur moi, ses yeux semblaient vouloir me faire comprendre à quel point j'étais petit. Je ne suis rien, je ne sers qu'à servir. Voilà la moralité sans tabous qu'on voulait nous inculquer. Au lieu de quoi la censure morale nous obligeait à lire et réciter chaque jour la devise de notre seigneur et son alliance « Respect, Force, Puissance et Dignité ». Au-dessus de son casque de chevalier de la garde royale, l'on pouvait lire la devise cousue à la main sur un long bandeau blanc et noir.

    « Compris ?

    -Oui, mon capitaine, lui répondirent en cœur la centaine de soldats du régiment.

    -Bien. Nous allons botter le cul de ces barbares.

    Le capitaine devait s'attendre à des cris de gloire et de courage, mais la salle entière resta muette ; il partit donc sans demander son reste par la porte en toile au bord de l'estrade, visiblement déçu par la réaction de sa garnison.

    De sa garnison, je connaissais toutes les têtes, mais toutes m'étaient étrangères. Ma sociabilité difficile ne m'avait permis que de me faire trois bons amis. Malgré cela, la majorité des soldats de cette garnison avaient des convictions assez pacifistes et nous étions sûrement la moins entraînée de toute la caserne. Certains suivaient le capitaine et le commandant au pied de la lettre et obéissaient à leur moindre parole. D'autres, comme moi, refusaient même parfois de faire quoi que ce soit pendant l'entraînement. Généralement, nous étions les plus chétifs et les moins rassurés. Nous n'étions pas les moins instruits, puisque parmi les meilleurs de notre caserne, certains auraient pu faire une carrière dans l'administration seigneuriale. Au lieu de cela, ils ont préféré « servir » leur seigneur d'une autre manière.

    « T'as entendu le capitaine ? Ça va être une sacrée galère.

    -Oui j'ai entendu, Chell, j'étais assez près de lui, plus près que toi même, et le fait qu'il gueule comme une chèvre me permet de comprendre chaque mot de ce délicieux personnage. Je l'en remercie.

    Imitant une prière, Chell se mit à rire puis nous sortîmes tous deux de la tente. Malgré cette petite boutade, nous avions tous deux une boule brûlante dans le ventre. Je sentais que Chell ne se portait pas bien. Lui que la moindre goutte de sang effrayait jusqu'à lui donner des nausées, la perspective de nouvelles batailles devait le ronger intérieurement. Un rapide coup d’œil autour de moi me fit comprendre que nous n'étions pas seuls dans ce cas. Chaque soldat de la garnison, du plus jeune au plus vieux, sortait de cette tente bien moins heureux que quand il y était entré.

    De longues et nombreuses batailles allaient se produire, nous le savions. Un nouvel ennemi était apparu il y a peu. Des recherches partout dans le monde pour tenter de comprendre la famine environnante depuis des mois avaient mené à la découverte de camps barbares. Les populations de ces camps ayant pour habitude de ne jamais rester longtemps installés au même endroit, les grands seigneurs les avaient appelé les barbares nomades. C'étaient eux qui, venus de contrées lointaines, même inconnues, pillaient apparemment de façon trop régulière dans les champs. Quelques espions avaient permis de comprendre que le but de ces peuples était de s'installer définitivement dans le royaume vert. Cependant, les grands seigneurs étant possesseurs de la plupart de ces terres, ils appelaient à présent chaque château à se rallier dans leur guerre contre les nomades. Juin Le Grand avait répondu à l'appel et s'était dit près à envoyer ses meilleures armées contre les pilleurs.

    Inévitablement, tous les soldats n'avaient pas spécialement faim en entrant dans la cantine de la caserne, accablés par la perspective de combats sanglants, mais la famine nous obligeait à manger tout ce qui nous passait sous la main.

    « Pain et boulgour, je parie », me sortait Chell alors que nous faisions la queue silencieusement. Devant nous, Halgo nous faisait de grands signes pour nous dire de le rejoindre. A la même table que lui, son compagnon muet Olligi trifouillait dans son assiette. Une fois pain et boulgour stockés sur notre petit plateau, nous les rejoignîmes, près des fenêtres de la cantine.

    « Vous avez entendu la nouvelle ? Enfin, j'imagine que oui, votre capitaine gueule encore plus fort que le notre.

    -Oui, Halgo.

    Je méditais dans mes grains de boulgour comme le matin même avec mes grains de sable. Chell était également muet.

    -On va devoir prendre les armes, enfin. Enfin... « Enfin », c'est une façon de parler. En tout cas on connaît notre premier ennemi.

    -Oui, Halgo.

    Olligi ne nous avait même pas jeté un regard. Il était trop obnubilé par les grains de boulgour.

    -Et ça n'a pas l'air d'être un ennemi facile. On m'a dit que ses casernes sont encore plus évoluées. Ils n'ont pas de piquiers ou arbalétriers dans ces camps. Ils ont des lanceurs de javelots, des soldats de la garde du Khan, des surhommes, bien plus puissants que nos capitaines à nous.

    -La garde du Khan ?

    -L'empereur Khan. Le chef nomade. L'on dit que si un seigneur parvient à le tuer, il endossera son habit complet. Cependant, l'on dit aussi que des empereurs Khan, il en existe au fait à la pelle, et ils se succèdent les une après les autres... La tenue de Khan est aussi nomade que son peuple !

    -En effet. »

    Quelque-chose de grand s'était produit. Mais ce n'était pas à ce genre de grandes choses que je m'attendais.



    III Ajin


    « Halgo ?

    -Oui ?

    -Vous n'avez pas vraiment eu de problèmes avec votre attaque vous non plus ?

    -Pas vraiment, c'est l'expression. A peine cinq blessés de notre côté. Et vous ?

    -Pas plus de pertes. Par contre, de leur côté... Je ne les estime pas vraiment comme des surhommes. Ils étaient complètement étrangers aux mantelets, tous les soldats nomades semblaient perdus face à ces engins, ils s'affairaient dessus sans réfléchir. Qu'est-ce que ça signifie ?

    -Ça signifie qu'ils reviendront, plus forts encore. »

    Empoignant son épée à deux mains, Halgo rejoignit Olligi et le reste de son régiment et moi le mien. Membre de la troisième vague, j'étais resté avec Chell en dehors du camp pendant l'intégralité de la bataille, qui n'avait pas duré plus d'un quart d'heure. Finalement, ce n'était pas là le visage de la guerre que je m'étais forgé au fil des entraînements. Peu de cris, peu de pleurs, un à un les soldats adverse se rendaient, bref, j'assistais au-dehors de l'enceinte du camp à une courte et innocente bataille. Au fur et à mesure que les unités de mon régiment quittaient le camp, j'avais vent de ce qu'il s'était vraiment passé à l'intérieur du camp. Alors qu'il n'y avait eu que trois blessés de notre côté, du côté des nomades, des dizaines d'hommes étaient gravement touchés ou même morts. On nous avait confié à chacun des sacs remplis de nourriture mais aussi de pierre, de bois et de richesses du château dont certaines me semblaient purement inconnues.

    J'avais rencontré Halgo au détour d'un sentier. Son commandant et le notre étaient partis au même moment de l'avant-poste, nous y rentrions également en même temps. Les portes, qui semblaient impénétrables par rapport aux chétives serrures de bois des camps nomades, s'ouvrirent en pans béants afin que les deux centaines d'hommes y passent. Après un bref détour par la caserne, la nuit tombée, nous nous mettions tous en route vers nos maisons. Seulement, j'étais alors le seul dont la boule au ventre apparue avant la bataille n'avait pas disparu. Défier ma famille de nouveau me glaçait le sang. Pas encore...

    Munis de mes habits de civil, dans laquelle ma peau se sentait si bien, je prenais l'angle de la grande place pour trouver, au centre, Ajin. Elle était assise là où, le matin-même, avec ma mère, nous parlions du conflit familial. Elle me souriait, comme si elle m'attendait. Sans m'en rendre compte, mes pieds s'étaient immédiatement dirigés vers elle. La nuit était encore claire. Je m'assis. Il se passa quelques secondes avant qu'elle ne me dise un mot.

    « Tu es bien tardif.

    -Je pourrais te dire la même chose, Ajin. Et arrête de jouer ma mère ! J'aurai bien assez de sermons en rentrant chez moi.

    -Oh, arrête donc de faire ton susceptible, tu n'es pas très convainquant. Je te connais encore mieux que ta mère, on dirait.

    -C'est pas très compliqué... Ma mère ne fait que suivre les ordres de mon père, et partage aussi ses idées sans broncher, sans même oser assumer quoi que ce soit de son rôle. Tu le sais bien, toi, j'imagine.

    -Ta mère joue son rôle à merveille. Ne t'a-t-elle pas parlé ce matin ?

    Si, mais ses paroles étaient creuses et vaines.

    -Oui nous avons parlé ce matin.

    -Eh bien dans notre société, voilà tout le mieux qu'elle puisse faire pour toi.

    -Que veux-tu dire ?

    -Nous autres n'avons pas vraiment de fonction ici. Vous, les hommes, avez un avenir tout tracé, soit par votre héritage, soit par l'armée. Votre majorité civile vous permet de partir n'importe où cela vous chante...

    -Ma sœur est partie à sa majorité civile.

    -Ta sœur a fui. Elle était obligée de partir, les blessures que cette ville lui avait infligé lui étaient impardonnables.

    -Ne peux-tu pas fuir toi non plus ?

    -Je ne le veux pas. Bizarrement... Je suis bien ici. » S'en suivit un silence assez paisible alors qu'Ajin ajustait sa coiffure en observant la nuit. « Je n'ai pas eu la même vie que dans votre famille. Je serai un jour obligée, une fois que mes parents en auront assez de moi, de me marier, d'enfanter, comme toute autre bonne femme du monde. Mais l'inutilité de ma vie me plaît.

    -Suis-je obligé de te comprendre ?

    -Encore une fois, ta famille n'a pas le même passé que ma famille. Tu n'es pas obligé de me comprendre puisque tu ne peux pas me comprendre. » Un nouveau silence, encore plus apaisant, s'emparait alors de mon être. Elle reprit enfin : « Tu n'as encore jamais tué personne ?

    -Non, ma première bataille était plutôt courte.

    -Ils n'envoient jamais les jeunes régiments à l'abattoir. Ton esprit s'en est sorti sans trop d'images gênantes ?

    -Je n'étais pas dans l'enceinte du camp. Mais beaucoup de combattants nomades se sont rendus.

    -J'imagine que tu n'avais pas vraiment envie d'entrer à l'intérieur de ce camp. Si les histoires qu'on t'a raconté disaient que beaucoup de soldats se sont rendus, qu'en est-il de la vérité ? Une fois lâchés et s'ils en ont le pouvoir, les soldats s'autorisent des choses dont ils ne sont pas capables en-dehors des batailles. J'ai connu des hommes traumatisés même après de courtes et victorieuses batailles. Traumatisés par leur propre capacité à tuer, massacrer, piller d'innocentes âmes. Le combat n'est jamais égal, l'ennemi est l'oppressé, ou bien il est l'oppresseur. Écoute-moi bien, si tel est ton souhait, et je sais qu'il ne l'est pas, accepte de guerroyer comme un de tes compagnons. Si un jour dans un quelconque camp ennemi, tu te prends d'une soudaine et irrépressible envie de montrer ta puissance face à des adversaires forfaits, tue ce sentiment. Réduis-le au silence. Je sais que tu pourras en être capable. Il ne faut jamais que tu sois victime de ta propre barbarie. Sinon tu en retourneras bouleversé, changé, et encore plus malléable pour tes supérieurs hiérarchiques. Tu m'écoutes ?

    -Oui, toujours.

    Ajin sourit. Elle venait de mettre un point sur ce que je n'arrivais pas à comprendre, c'est à dire l'incompréhension. Cette incompréhension face aux massacres pouvait à tout moment se retourner contre moi et me transformer en machine à tuer au service de notre seigneur. A présent, je devais construire moi-même une barrière naturelle entre mon corps et mon esprit à chaque entraînement. Jamais ils ne m'inculqueraient leur immonde pseudo-puissance barbare.

    -Mais... Tu n'es jamais à l'abri de la surprise pendant la bataille. Ne sois jamais pris à revers, si un adversaire attaque, lui ne sera pas muet à sa barbarie intérieure et n'hésitera pas à te tuer. Alors ton corps devra prendre le relais.

    -Merci, Ajin. Comment as-tu réussi à faire tout ce travail mental sur les soldats ?

    -Eh bien, l'aurais-tu oublié ? Je suis la fille de ton commandant.

    Je ne le savais pas. Déjà Ajin se levait, et, du haut de sa dizaine d'années de plus que moi, m'embrassait pendant quelques secondes avant de réajuster sa coiffure et de partir vers une ruelle à la périphérie de la grande place.

    Dans ma vie, quelque-chose de grand s'était produit.




    IV Juin Le Grand


    Le lendemain, fraîchement levé, je me rendis compte que mes parents étaient absents de la maison. La veille au soir je n'avais même pas jugé bon de savoir s'ils étaient présents. Pour moi, ma mère était dans son atelier et mon père encore dans sa taverne, trop occupé à compter ses pintes de bière.

    Ce jour-là était une journée de repos pour tous les soldats de mon régiment. Pour « apprendre à veiller sur les biens de sa famille », et donc aider son père à couper du bois, tailler une quelconque statue pour de l'argent ou changer les fers de ses chevaux. Peu étranger à ces tâches, je préférais aider ma famille en allant chercher un maigre stock restant de nourriture au marché. La famine était réelle depuis des mois, mais toujours dans cet avant-poste il y avait une botte de foin pour le bétail et un panier de légumes pour les familles.

    Seulement aujourd'hui, arrivé devant le marché, quelle n'était pas ma stupeur quand, à part la foule bruyante accumulée, je voyais que les greniers étaient pleins à craquer de marchandises alimentaires. Un peu abasourdi, je cherchais une tête connue. Je me rendis compte qu'il y avait là une bonne partie de la ville qui s'était réunie pour marchander le maximum de nourriture possible, mes parents inclus. Au milieu de la foule, Chell était accompagné de sa famille. Je le rejoignis non sans mal, tous les hommes, toutes les femmes voulaient en effet leur part.

    « Chell ! Que se passe-t-il ?

    -Ah mon vieux ! Jamais les vieux marchands n'avaient croulé autant sous les demandes, ça afflue de partout !

    -Des butins de guerre, c'est ça ?

    -Apparemment, hier soir déjà nous l'avions rempli au tiers, eh bien ce matin les soldats ont été rapatriés avec tellement de bouffe que le grenier en croule, des sacs de tonnes de pierre et bois restent à sécher dehors. Les pierreries Khan vont directement dans les appartements de Juin dans son château principal. Nul ne sait ce qu'il pourra en faire... Sûrement s'offrir une plus grande armée.

    -Je te laisse, Chell, bon courage.

    -Du courage ! Tu parles ! Jamais j'ai été aussi heureux de ma vie, peut-être qu'enfin un jour je pourrai nourrir ma famille ! »

    Me glissant sans cette fois-ci que la foule proteste vers l'extérieur du marché, je remarquais un groupe armé qui se dirigeait vers les greniers. Intrigué, je m'avançais vers eux. Le commandant en tête avait le visage fier, l'armure brillante, mais le cheval boitant. Dans la troupe, j'entrevis Halgo et son épée. Il me vit également et, une fois son lourd sac à dos plein de victuailles posé devant le bâtiment, s'éloigna de son groupe pour venir me parler

    « Eh bien c'est un beau butin que vous nous ramenez là !

    -On est tous crevé.

    -Ah...

    -Depuis six heures ce matin, le commandant organise bataille après bataille. Trois régiments sont actuellement encore en marche pour batailler contre ces nomades.

    -Tu...

    -Ils sont faibles. Tu comprends ? Voilà maintenant trois fois que nous combattons le même camp. Le même camp, tu comprends ? Ils continuent. On les rase, ils réapparaissent. Les nomades se recyclent ? On est tous crevé.

    -Le même camp ? Les hommes ne meurent-ils pas ?

    -La plupart des ennemis sont blessés, le capitaine demande le moins de tués possible. Nous devons apparemment semer la terreur et pas la mort.

    -Où est Olligi ?

    -Il est parti avec deux autres hommes vers le château principal amener à Sa Sainteté La Seigneurie Juin Le Grand les tablettes Khan.

    -Les Tabl...

    -Écoute, il n'y a eu que deux morts de notre côté au cours de cinq batailles. Tu sais ce que cela signifie ?

    -Que votre régiment est encore complet.

    -Ça signifie que tant que tout le régiment ne sera pas détruit, Juin continuera à attaquer ses putain de nomades pour sa putain de richesse. Il veut faire de nous des chevaliers de la garde royale. Des pigeons de la garde royale, oui.»

    Puis, regardant derrière lui, il se rendit compte que son groupe était déjà reparti et les rejoignit en poussant des jurons.



    V Corps, esprit


    Quatre jours plus tard, nous nous remîmes en route avec mon régiment, plus entraînés que jamais. Avant de partir, le commandant nous avait rassuré, affirmant que son bataillon était le meilleur, le plus entraîné de tous, et qu'encore une fois, on allait leur « botter le cul ». Chell était sceptique. Nous savions tous que la première bataille était une forte victoire, mais que les suivantes n'allaient pas être de cette facilité.

    Le commandant m'avait mis avec cinq autres compagnons piquiers, en première ligne. Sûrement une stratégie de barrière, histoire de faire de la pâtée pour chat pour les nomades. Nous étions cependant assez bien protégés par les nombreux arbalétriers lourds à l'arrière et donc aucun de nous n'était soucieux.

    Le camp en vue, nous prîmes place et, la charge lancée, nous courrions vers notre objectif. Les défenses nomades étaient nulles. Peu nombreux étaient les soldats présents sur les murailles. Ce n'est qu'à deux dizaines de mètres seulement du mur, au sortir d'un buisson, qu'ils nous repérèrent enfin et sonnèrent l'attaque avec leur cor de guerre. Ils étaient peu préparés à cette attaque, puisque seuls quinze lanceurs de plus vinrent les aider, ainsi que vingt-cinq soldats en mêlée qui passaient par les portes. Déjà notre deuxième vague était en route.

    A ma droite, deux piquiers prirent l'assaut vers un flanc, armés d'une échelle et de deux boucliers. Mon coéquipier me fit signe que c'était à notre tour de faire de même. Arrivé au flanc, aucun soldat n'était présent et nous n'eûmes aucun mal à installer les outils nécessaires à la prise d'assaut du mur. En un rapide coup d’œil je compris que ce n'était pas aussi facile pour les deux autres piquiers chargés du centre, de défoncer la porte au bélier. Des liquides bouillants affluaient contre les murs et les aspergeaient, leur faisant pousser des cris inhumains. « Nouvelle technologie... Ils reviennent à chaque fois, mais ils ont appris » me dis-je alors. Une nouvelle giclée de liquide pour les soldats et ils se tordaient de douleur. Incapables de manier leur bélier, ils avaient laissé tomber la porte pour se réfugier dans les douves afin d'apaiser leurs brûlures. Deux flèches extrêmement bien placées, et plus de cris. La deuxième vague était à hauteur de la porte, passant près des cadavres des deux piquiers.

    « Bin alors ! Dépêche-toi putain ! » s'exclama mon équipier, visiblement énervé par ma capacité à me déconcentrer. Je montais par l'échelle, les soldats de la deuxième vague étaient sur mes talons. De nombreuses autres échelles prirent d'assaut le mur, maintenant inutile.

    Depuis la porte, le commandant gueulait « CHANCE QUE CE FLANC LA SOIT PAS PRIS, REJOIGNEZ LE REMPART DU CENTRE ! » Sur le rempart, je voyais à la fois la verdure de nos contrées d'un côté et l'exotisme étrange de constructions inconnues de l'autre côté. Une grande partie des soldats attendaient encore dans la troisième vague, dans laquelle quelques jours auparavant je me trouvais, tranquillement installé à attendre l'issue de la bataille. Seulement cette fois-ci, on aurait sûrement besoin de cette troisième vague. Les soldats étaient nombreux.

    Rapidement à hauteur du centre, nous attaquions maintenant les lanceurs qui tentaient d'envoyer leurs flèches vers la tête de notre armée. Nous étions alors rejoints par une partie de la deuxième vague qui venait en aide sur ordre du commandant. En grand sous-nombre, les nomades se rendirent. Certains étaient déjà blessés, mais aucun gravement. L'on les descendit tous vers le village. Le gros de la deuxième vague rasait les constructions de la cour. Beaucoup d'unités de guerre nomades n'étaient pas préparés à l'attaque et était donc inexistante.

    Cependant, je remarquais que malgré les retraites des nomades, l'attaque continuait. Ici un homme sortait violemment une femme d'une tente alors que ses enfants pendaient encore à ses bras ; là un nomade qui demandait forfait se faisait planter par une épée ; là encore le commandant massacrait les chevaux et tout ce qui avait une tête dans l'écurie.

    Du haut de la muraille, j'étais protégé. Est-ce que je voulais participer à cela ? Sûrement pas. Pourtant, une irrépressible envie de prendre part à cette bataille pour éviter le carnage et sauver quelques nomades me tirailla. Dans mes pensées, je ne remarquais pas qu'un soldat à distance s'était emparé de sa lame et m'enlaçait avec ses bras. J'étais complètement étouffé, j'essayais de me débattre et je voyais la lame descendre rapidement vers mon corps. Réflexe ou travaillé, un coup de pied de ma part fusa vers son entrejambe et le nomade recula, nullement déboussolé. Il reprit son assaut vers le pauvre jeune soldat que j'étais, muni de son mortel poignard.

    Mettre de côté l'esprit, jouer avec le corps.

    Je n'étais sûrement pas prêt à me défendre contre un combattant de la sorte. Pourtant, ma pique vint se planter dans la main tenant le poignard et, l'autre étant fou furieux, un second coup de pied le fit encore reculer. Il sauta de nouveau sur moi, en gueulant dans une fureur que je n'avais encore jamais vue. Derrière lui, d'autres barbares nomades l'observaient sans broncher. Un arbalétrier vint porter un coup dans le visage de mon assaillant avant qu'il ne me touche, et deux flèches vinrent ensuite lui transpercer le corps.

    Sans prêter plus d'attention que ça à la scène, mes yeux se dirigeaient de nouveau vers le centre du camp. Douze, treize, non... quatorze cadavres, si ce n'était quinze, jonchaient à présent le sol boueux de la place. Les étrangers apeurés tentaient de sauver la dignité de leurs femmes, sans succès. Les soldats profitaient de leur butin de guerre... Était-ce donc vraiment cela la guerre ? Oui.

    Je m'évanouis.




    VI Halgo


    Chell fut le premier être que je vis en ouvrant les yeux. Il était resté en troisième ligne avec ses compagnons qui n'avaient apparemment pas eu besoin de pénétrer au cœur de la bataille. Je n'étais plus sur la muraille, on m'avait sûrement fait descendre et transporté sur une civière jusqu'à l'avant-poste. Je me sentais physiquement bien. Psychiquement, j'étais détruit.

    « Mon gars, tu m'as fait peur ! Quand je t'ai vu sur la civière je pensais qu'on t'en avait vraiment voulu !

    -Je ne suis pas blessé ?

    -Non, pas loin d'après les histoires mais t'inquiète donc pas, tu vas bien.

    -Et la bataille ?

    -Il y a eu quelques morts de notre côté, deux piquiers et un con qui violait la mauvaise femme et qui s'est fait charcuter par son mari.

    -Et du côté des nomades ?

    -Je ne sais pas trop, on m'a dit qu'il y avait eu vraiment peu de morts.

    Bien évidemment. L'on avait menti à la troisième ligne comme au cours de la première bataille. Je savais très bien que « peu de morts » était une expression comme une autre pour cacher le nombre.

    -Le régiment est reparti pour une nouvelle bataille ?

    -Non, nous sommes encore trop jeunes. Le régiment de Halgo est revenu en revanche.

    -Et Ha...

    -Halgo est mort. »


    Silence.

    « Son régiment en était à sa seizième victoire en cinq jours, mon vieux. Ça a rendu fou Halgo d'après les histoires.

    -On raconte des histoires au sortir des batailles.

    -Oui mais Halgo est réellement mort. Il s'est interposé entre un soldat qui allait tuer un étranger nomade qui s'était rendu, mais l'autre ne l'a pas écouté. Le vieil homme n'a pas été épargné, et cela a rendu Halgo fou. Il a tué le soldat et dès qu'on a voulu le maîtriser, il en a tué quatre autres et blessé une bonne partie de sa deuxième ligne. Un jeune a enfin réussi à lui faire perdre son épée avant de lui planter la sienne dans la gorge. »

    Long silence de nouveau.

    « Halgo devenu fou, c'est un peu compliqué à croire n'est-ce-pas ? Il nous aura surpris jusqu'au bout. »

    Je ne connaissais pas vraiment Halgo. Seulement depuis que j'avais commencé mon entraînement, il y avait presque un an. Je ne le considérais nullement comme un ami cher, Chell l'était beaucoup plus. Mais il avait une âme que je sentais sage, et c'était un personnage des plus ouverts, intéressants et intéressés.

    Une fois sorti de l'hôpital militaire, un panier de victuailles dans les mains, je me dirigeais vers la maison de façon mécanique, sans même penser à mettre un pied devant l'autre. Mes pensées étaient bien ailleurs. Il faisait nuit. Une fois rentré, ma mère accourut, et me prit dans mes bras. Mon père était absent apparemment.

    « Oh mon fils, l'hôpital militaire ça ne me plaisait pas cette histoire... Oh...

    -Je vais bien. »

    En réalité, je ne me suis jamais senti aussi mal.

    Après un long regard, ma mère me libéra enfin pour s'attabler. Elle semblait essoufflée, emportée par la fatigue. Elle prit sa tête dans ses mains. Je n'avais même pas remarqué qu'en face d'elle, Ajin me contemplait avec une certaine compassion. Elle se leva à son tour et, une fois à ma portée, vint faire le même geste que ma mère, mais beaucoup plus calmement. Et, une fois sa bouche à hauteur de mon oreille, chuchota :

    « Puisque maintenant tu connais la guerre, fuis. » Ses mains semblaient chercher un endroit de mon corps. Je compris qu'elle introduisait quelque-chose dans ma poche. « Fuis, va-t-en, rejoins ta sœur, rejoins ta vraie vie. »

    Une fois l'accolade terminée, elle avait à présent un regard déterminé. Convaincue que je ne lui répondrais jamais négativement, elle reprit place.

    Je tournais les talons et sortais de la modeste demeure qui était la mienne. Dans ma poche, je faisais tournoyer machinalement la clé de la porte sud qu'Ajin avait volé à son père le commandant le jour même.




    VII Famine


    Depuis dehors, l'avant-poste paraissait faible et veule. La route, elle, paraissait large et infinie. Laisser la famine spirituelle de ce monde pour suivre le chemin de ma vie. Quelque-chose de grand s'était produit. Je ne me sentais pas si mal après tout.



    ;)
  • :open_mouth:

    Pas d'accord, le concours a fini, M. & Mme les modox (faute volontaire lol) j'exige un avocat ! ^^
    Votre honneur euhhhhhhhhh non rien en faites ;)

    It's not real, it's for hihihi (traduction rire de tapet ..... euhh je sais plus ^^)

    Bon jeu
    Flo


    « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Mézanfin, meussieu, vou zaite tré bizar ! 

    Et oui désolé pour le p'tit retard pour l'écriture ce mois-ci (fêtes, Noël, jour de l'an, dinde, sapin, famille, hôpital, moutarde, tout ça tout ça...)

    A plus

    Phil


    ;)
  • Mézanfin, meussieu, vou zaite tré bizar ! 

    Et oui désolé pour le p'tit retard pour l'écriture ce mois-ci (fêtes, Noël, jour de l'an, dinde, sapin, famille, hôpital, moutarde, tout ça tout ça...)

    A plus

    Phil


    Bon ze vous pardonne ^^

    Flo



    « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Haut-Elfe (FR1)Haut-Elfe (FR1) Messages: 947
    Mmm. Bonsoir à tous. Je constate que durant mon absence vous n'avez pas chômé. C'est génial ! J'ai adoré tous vous lire, surtout flo et emmi ils ont toujours été mes préférés, bonne chance à tous.
    "Ensemble nous vaincrons le monde, Seuls, nous sommes de ombres."
    "La véritable puissance ne vient pas de ce que l'on a mais de ce que l'on est."
    "Les choses anciennes sont passées, toutes sont devenues nouvelles."
    "Je n'ai qu'un seul regret, celui de ne pas avoir pu en sauver plus."

    Haut-Elfe, JSR

    "Mais Josaphat dit : N'y a-t-il ici aucun prophète de l’Éternel par qui nous puissions consulter l’Éternel ?" 2 Rois, Chapitre 3, Verset 11.
  • Bonsoir,

    Ah quand le résultat ? Sa devient un peu long ...
    Flo


    « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • gagla (FR1)gagla (FR1) Messages: 4,168
    Bonsoir,

    Ah quand le résultat ? Sa devient un peu long ...
    Flo
    cf le profil de Noisette
    Il fait son possible pour les poster demain, problèmes de skype.
    Mais sinon outre les résultats on voudrait bien aussi le sujet de janvier, on est déjà le 11...
  • gagla (FR1) a dit :
    Bonsoir,

    Ah quand le résultat ? Sa devient un peu long ...
    Flo
    cf le profil de Noisette
    Il fait son possible pour les poster demain, problèmes de skype.
    Mais sinon outre les résultats on voudrait bien aussi le sujet de janvier, on est déjà le 11...
    j'ai déjà pensé au sujet, mais normalement je peut pas le donner avant les résultats...

    après, je suis d'accord que c'est long, le 11 ça réduit le temps, j'espère que ça va arriver dernier délai demain
    emissamdeus3-48a2408.gif
    Historian of the french server
  • - Noisette -- Noisette - Messages: 2,624


    Les voilà!!!! les résultats!!

    n°6 Julienhodencq (800 rubis)

    n°5 Emissamdeus
    (1000 rubis)

    n°4 simonat (1000 rubis)

    n°3 gagla (1500 rubis)

    n°2 phillepaltoquet (2000 rubis)

    n°1
    25111999flo (3000 rubis)

    Bravo à tous, vos récompenses vous seront créditez sous peu :)







    Merci à Cara pour ces superbes signatures  <3

    Pas de chicane dans ma cabane!
    Sakusei suru mae ni, hakai...

    Pour tous problèmes contactez: 
    Pépin
    Le Grinch 

  • A quand le prochains sujet ???

    Ouuuuuuhhh !!! Le retard c'est mal !

    Ceci était un message de prévention du retard. #Retard @Retard

    Lol, bref ça fait déjà 2 semaines qu'on attend le prochain sujet quand même, après on aura plus le temps...

    Adieu Pierre alias Cellardoor, notre CM préféré à tous !

    Clique ici, non j'déconne clique sur ce lien !
    Ma Galerie | Ma chaîne YouTube | Ma présentation | Ma fierté en plus | [TUTO] Mettre une image en HTML

  • Bonsoir à tous,

    Bravo à tous !
    Flo


    « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Concours de littérature N°21 : le retour des conquêtes !

    7 septembre 2013, King of carta, soutenu par son alliance mécène Destriers et ses alliés comme le cercle, prime of chaos et d'autres lance un gigantesque raid (140K off) contre la capitale Légion Noire. C'est la 1ère tentative de capture de capitale chez une alliance déjà établie de l'histoire et ce "introduction" à la suite ne manqua tout de même pas d'être très mouvementée.

    du côté LN, on eu comme soutiens :LM, LM2, LN3, Attila team, saint ordre, spartiates, NWO, ...
    https://community.goodgamestudios.com/empire/fr/discussion/178469/la-grande-bataille-pour-paris-ii-luc-land-septembre-1213-la-legion-noire#latest

    le sujet est juste le récit du grand raid mené par King of carta sur la capitale LN. je sais que les sujets de guerre sont fréquent (normal vu le jeu cependant héhé) donc essayons de varier un peu.


    emissamdeus3-48a2408.gif
    Historian of the french server
  • CM CellardoorCM Cellardoor Messages: 5,276
    Bonjour à tous,

    Les récompenses ont été créditées. Bravo à tous. :)

    Cordialement,

    Pierre


    A partir du 10 Mai à 17h, je ne suis plus présent sur les forums, merci donc de ne pas me contacter par MP car vous n'obtiendrez pas de réponse. Encore merci pour tout. 


  • Thibaut400 (ASIA1)Thibaut400 (ASIA1) Messages: 4,095
    Modifié (20.01.2016)
    Une Bataille Titanesque

    La nuit était arrivée, et avec elle une légère brise glacée.
    Nous sommes le 7 septembre de l'année 2013...plusieurs grandes alliances règnent en maître sur le monde...
    Deux grandes alliance se distinguent des autres : King of carta et Légion Noire.

    "Messieurs, le Roi !", annonça un soldat.
    Toute les personnes présentent dans la salle s'inclinèrent.
    Le Roi alla s'asseoir sur son trône, au centre de sa salle de crise.
    "Approche, Servus", dit le Roi à on espion d'élite,"Raconte-nous ce que tu sais".
    L'espion s'approcha et dit : 

    "Mon très cher Roi,

    Je me suis rendu sur nos tours e guet pour vérifier s'il n'y avait rien d'anormal dans nos territoires...
    A ce moment précis, j'ai vu plusieurs explosions au loin, provenant sans aucun doutes possible de notre Capitale !
    Il faut envoyer vos hommes sur place !
    J'ai déjà prévenus nos amis et alliées Attila Team, saint ordre, spartiates et bien d'autres..."

    Le roi lui répondit : "Si je comprend bien tes dires, il y aurait en ce moment meme une capture en cours sur MA Capitale?Armées, EN ROUTEEEEEE !!!

    Il fut envoyer un total de 452 589 soldats de la garde royale, toute sur de puissants destriers !
    Les armées allaient vite et furent sur place en 30 minutes, et ainsi le Roi découvrit ce qu'il se passait : il vit un étendard de l'alliance King of carta, ennemie de longue haleine.
    Il ne savait pas exactement le nombre de soldats qui tentait d'assiéger La Capitale, mais ce qui était sur, c'est qu'ils étaient très nombreux...au minimum 140 000...
    Et le Roi s'écria : " ON Y VA, BANDE D'INCAPABLE !REDUISONS EN MIETTES LEURS ARMEES DE MICROBES !!!
    YYYYAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !!!

    Toute l'armée s'élança dans un bruit effroyable d'armures s'entrechoquant, et enfin les armées du coté de Légion Noire et de King of carta se rencontrèrent !

    Notes de l'Auteur : Si vous êtes une âme sensible, ne lisez pas...a vos risques et périls !

    Les épées s'entrechoquèrent...les premiers soldats tombèrent, le sang et les membres des soldats jonchaient le champ de bataille...
    Soudain, de longs hurlements s'entendirent !
    La meute des glaces était la.
    Des milliers de loups, du coté de Légion Noire...
    Le chef de l'armée des glaces s'approcha du roi de Légion Noire et lui dit : 

    "Hey amigos !
    Sa boom?ben alors, j'arrive juste au début du carnage on dirait...mes loups vont faire qu'une bouchées de ces misérables...
    AAAAAAAAHHHHHHOOOOOUUUUUUUUU"

    Le cri que vous avez entendue n'est point celui d'un loup...juste le cri d'un homme qui vient de se prendre une bonne baffe...

    Le roi de Legion Noire lui dit : 

    " INCAPABLE !Décidément, tu ne sais pas etre à l'heure et en plus tu crois qu'on a besoin de toi?
    Tes loups sont nuls !Laisse ma garde royale faire le boulot !"

    La meute de loup se joignit tout de meme au combat, formant une barrière autour des combattants de Légion Noire pour les protéger.

    Les combattants des sables brulants et des pics du feu se joignirent aussi au combat...
    Chaque coup portait de la haine et était d'une extrême puissance...
    Les horreurs de King of carta étaient certes puissantes...mais malheuresement pour King of carta, les défenses de Légion Noire était excellentes...
    Quand la lueur de l'aube apparut, il ne restait que les défenses de Légion Noire...Aucun soldats de King of carta n'avait survécus...
    Le Roi s'exclama : A, BANDE D'INCAPABLE !VOUS ETES PAS SI POURRIS QUE SA...
    FESTIN POUR TOUS !
    Et bien entendue, mes amis des royaumes, soyez les bienvenue, les amiches de mes amiches  sont mes amiches :)

    Ainsi se termina cette guerre...

    De retour dans le monde réel :

    Et beh Thibaut, quel histoire !
    Mais alors, que sont devenus King of carta?

    Et bien...sa, personne ne le sait...ils doivent surement préparer leur revanche, plus terrible que jamais...Mais en attendant, PIZZA :!


    ..........................................................................

    Voila pour ma participation, my friends !






    Post edited by Thibaut400 (ASIA1) on
  • gagla (FR1)gagla (FR1) Messages: 4,168
    Modifié (20.01.2016)
    Coucou le peuple

    Boaf c'est toujours des rubis hein, jamais mauvais à prendre

    - - - - - - - - - - - -

    — Ahoï messire, fumée en vue là dis donc !
    — Où ça, manant ?
    — Bah à l'horizon messire, ça m'a tout l'air d'être de la fumée poussiéreuse !
    — Bah... quelque péquenaud faisant bonne pitance sans doute.
    — Ah bah là messire ce sont alors moult péquenauds, n'ayant point tant l'air de faire ripaille... vous croyez pas qu'il faudrait avertir le chef ?
    — Non à c't'heure-ci il dort.
    — Ah bon. Du coup on fait quoi ?
    — Bah ripaille, c'est l'heure. Allez descends de ton perchoir, vil gueux.

    Quelques heures plus tard, après la sieste digestive

    — Hé messire, les ploucs se rapprochent prestement, dirait-on... Zont l'air d'en avoir gros, je vois même une machine de guerre là-bas. Vous croyez qu'ils ne nous aiment pas ?
    — À voir... J'allons voir si le chef est réveillé.

    Quelques instants plus tard

    — Par là-bas, chef.
    — Ah ouaip, ouaip, je voyons...
    — Et du coup on fait quoi ?
    — J'allons envoyer un pigeon voyageur au haut-commandement de la Légion, ça serait quand même légèrement ballot qu'on perde la capitale, juste, là...
    — Ouaip, ouaip...

    Quelques pigeons plus tard

    — Ah voilà qu'çui-là part dans la bonne direction chef !
    — Fort bien, festoyons maintenant !
    — Avant la bataille ?
    — Festoyer après la bataille serait entendre que nous vaincrons forcément.
    — C'est pas faux.

    Quelques frites plus tard

    — Ahoï messire et pis chef là dis donc y a une grosse fumée à l'horizon dans la direction de la forteresse principale... Seraient-ce déjà les renforts ?
    — Possible, j'espère.
    — Ouaip, ouaip...

    Quelques heures plus tard

    — Ouaip c'est les copains, les gens... par contre de l'autre côté je confirme que c'est pas des copains, pas du tout. Ils ont même apporté une deuxième machine de guerre, je sais pas si c'est pour faire genre ou s'ils comptent s'en servir pour de vrai...
    — Salut à vous, mes amis ! Sitôt votre pigeon arrivé j'accourus avec toute mon armée à votre rescousse, sachant mieux que vous quel grand danger vous encourez.
    — Ah et du coup c'est quoi ?
    — La ligue de King of Carta qui, comme vous le savez, convoitise depuis fort longtemps notre belle capitale, a pris la décision de s'en emparer sans plus attendre.
    — Ah je savais pô
    — Silence gueux !
    — Pardon
    — Donc je continue, il y a en face de nos murs une armée nombreuse d'environ cent quarante mille hommes d'armes qui se pressent d'apporter moult engins de guerre ultramodernes comme des tours d'assaut, des murs de boucliers, des béliers, des catapultes ou des balistes.
    — Et du coup on fait quoi ?
    — On s'en va ?
    — Nenni vils manants ! Nous tiendrons ! Préparez les défenses !
    — Ok ok !

    Quelques heures plus tard

    — Ho là majesté, c'est pas que je voie des ennemis partout jusqu'à l'horizon mais un peu quand même...
    — Ces mécréants ne tarderont point à donner l'assaut. Préparez-vous psychologiquement à une rude épreuve.
    — Pas le temps, ils commencent !

    À cet instant, une flèche enflammée tombe dans le réservoir d'eau, qui s'enflamme. Ah non pardon apparemment on me dit que c'est la flèche qui s'éteint. Une pluie de rochers s'abat sur la palissade Nord, faisant trembler toute l'enceinte.

    — Ok donc là qu'est-ce qu'on fait nous ?
    — Que les chevaliers se préparent ! Quittez vos peurs, brandissez vos épées ! Que pas un n'en réchappe ! Dieu le veut !
    — Ouaip, ouaip.
    — Du coup là qu'est-ce qu'on fait nous ?
    — Tenez les palissades, ils ne doivent en aucun cas pénétrer dans l'enceinte.
    — Ok ok !
    — Ouvrez les portes ! Cornes, sonnez la charge ! Aujourd'hui est un grand jour, faites voler les têtes !
    — On y va ?
    — Vous cassez l'ambiance vous...
    — Pardon
    — Bon du coup faites voler les têtes, et on y va !

    Les hommes d'armes ouvrent les portes, laissant le passage à quelques milliers de chevaliers sur leurs destriers, armés tellement lourdement que le galop des chevaux fait tomber quelques pierres à la grande tour Nord-Est.
    En colonne, les preux chevaliers courent à la bataille, et prenant petit à petit une formation en ligne, ils se préparent à un choc qui manquera sans doute de les désarçonner.
    — On arrive bientôt ?
    — Ben tu vois bien, dans quelques secondes !
    — Ouaip désolé, j'ai dû mettre le heaume à l'envers.
    — Ah...

    Soudain, les armes se fracassent, les destriers piétinent les fantassins ennemis, les chevaliers tombent à la renverse, les boucliers sont projetés au loin, le fer transperce la chair.
    La ligne des chevaliers a été brisée au centre par un groupe de hallebardiers. Le roi s'est déporté sur la droite pour appuyer une tentative de jonction, manquée de peu. Désormais c'est la victoire ou la mort. Frappant désormais presque au hasard, le roi sent la mort approcher, quand tout à coup une lueur d'espoir apparaît : une faille ! une faille ! l'ennemi s'est formé en lignes de front et non en bloc. Il y a donc un léger espace entre chaque rangée, il suffit aux chevaliers de foncer parallèlement aux lignes jusqu'aux machines de guerre pour détruire la plus grosse menace à la capitale. En quelques secondes, les cordes sont coupées, le bois flambe, les catapultes sont hors de combat, et une partie de l'infanterie ennemie est chez Saint Pierre.

    — À moi, la chevalerie !

    Le roi ordonne la retraite. Les chevaliers se regroupent et chevauchent vers la capitale, tandis que les légions de King of Carta font mouvement pour une offensive de la dernière chance, déjà diminuées d'un quart et désormais dépourvues d'engins de siège. Le roi, bien que poursuivi par plus de cent mille enragés, semble satisfait sur sa selle, sautillant sous sa lourde armure toute cabossée.

    Tout à coup, la cavalerie fait demi-tour et charge de nouveau. Volte-face inopiné qui surprend plus qu'un peu la course effrénée des ennemis, d'autant plus qu'ils accueillent bon gré mal gré une volée de traits bien placés. Demi-tour pour eux aussi, et vraisemblablement aucun arrêt prévu avant le terminus.

    — La moitié chez Saint Pierre, l'autre moitié aussi !
    — Ok ok !
    — Chut toi

    Quelques minutes après, toutes les armées de la Légion Noire se retrouvent à la Capitale. Après cette rude bataille, grosse pitance et longue sieste s'imposent pour les hommes fourbus.

    — Aah grande joie sur Terre, nous vainquîmes ! Vive la Légion Noire !
    — Ouaip ouaip !

    Une petite journée bien chargée pour les légionnaires, qui rentrent un peu fatigués chez eux. La capitale est sauvée... King of Carta a subi une défaite si honteuse qu'elle mettra des années à s'en remettre, la Légion est tranquille pour un bout de temps.

    Depuis, on a renforcé la tour Nord-Est, un peu mais pas trop, parce qu'entre nous, y en a quand même un qui gâche l'ambiance là... suivez mon regard... ah non zut vous pouvez pô :(

    ZIHEND

    - - - - - - - - - - - - - - -

    wala pour moi bon c'est bizarre, un peu, beaucoup, passionnément, mais bon voilà, si quelqu'un a un commentaire, je serai très heureux de l'écouter se taire... woaaaao en plus ça rime dites donc^^

    dites quand même je me relis je vois que j'ai quand même un peu déc sur les bords donc soyez indulgents messieurs les jurés :'( vous savez c'est pas tous les jours facile d'être moi, et si vous étiez moi je... non rien je sais plus
    Post edited by gagla (FR1) on
  • Une conquête pour le moins, gigantesque !


    Prologue :


    L'heure était a la fête, le temps était calme dans la Capitale de La Légion Noire. Pourtant, le feu, le sang et la barbarie de la guerre y mirent un terme…


    - ...et voyez-vous, cette zone doit être aména…

    -Chef, chef !!! Vite!!!dit un guet qui entra dans le bureau du chef de La Légion Noire.

    -Oui, quelle est la raison pour laquelle vous me dérangez ?! grommela le chef.

    -Regardez à la fenêtre ! Des soldats, pas dizaines de milliers !!! Que font-ils ? dit le guet très anxieux.

    -Je ne sais pas, c'est à vous de me le dire, vous êtes le guet, non ?!

    -Je crois que l'on nous attaque, que l'on veuille capturer NOTRE Capitale !!!

    -Faites sonner l'alerte, que nos soldats se préparent à la bataille de leur vie, et peut-être de leur mort… Prévenez nos alliés ! Nous seront sans pitié avec ces barbares qui nous attaquent !

    Bien, j'envoie tout de suite des messager chez nos alliés.


    Une guerre pour une Capitale :


    King of Carta, Les Destriers Le Cercle, Prime of Chaos, et d'autres alliances en étaient les responsables, 168 attaques lancés. Mais elles s'attaquaient à un mur… La Légion Noire était bien décidé à garder et à défendre cette Capitale dont ils rêvaient, et avec leurs alliés, ils défendirent leur possession, jusqu'à la mort !

    -Monsieur, quelle est notre stratégie ?! demanda un commandant au chef de King of Carta.

    -Nous devons les prendre en tenaille, nous allons les prendre par le nombre, et installez moi nos meilleurs archers, qu'ils puissent imbiber toutes leur flèches du sang de ces cerfs ! dit le chef, se voyant déjà, prôner sur la Capitale.

    -Très bien, chef, jusqu’à la mort !

    Du côté de La Légion Noire, la défense s'organisait…

    -Nous devons protéger notre nourriture, nos puits, et arroser nos chaumières, ils utiliseront sûrement des flèches en feu pour nous brûler de l'intérieur. Dit le chef de La Légion Noire.

    -Très bien ! confirma le général de La Légion Noire. Organisons notre défense, et éradiquons ces malfrats, ces mécréants de la surface du monde !!!

    La bataille fit rage pendant toute une nuit, on entendait des coups d'épées, s'entre-choquants, le bruit des flèche, siffler dans le vent…

    La batailles fut horrible, en actes comme en pertes.

    Le Bilan :

    La tentative de conquête avait échouer, au totale, plus de 140 000 soldats des assaillants moururent contre 19 000 du côté de la défense. La vie redevenait, au fil des mois, normale et paisible. Mais malgré cela, nombreuses furent les mémoires, gravées par cette guerre plus qu'ignoble. Mais la paix est toujours fragile.

    Mais, n'oublie jamais cette phrase : « Si un homme possède ce que tu veux, tu fera tout pour l'avoir, malgré les risques que tu pourra prendre. C'est bien là, un des nombreux mystères de l'Homme ».

    Adieu Pierre alias Cellardoor, notre CM préféré à tous !

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  • Bonsoir,

    Je passe mon tour pour cette fois-ci.
    Bonne chance aux participants du mois.

    Flo


    « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »

  • Aaaah mais si je suis à l'heure, j'vous assure ! Le concours se termine officiellement dans dix minutes :smiley: Bon bah y a toujours des potentielles fautes d'orthographe/de grammaire/de constructions/de redondances etc... Un peu moins long que d'hab mais qui dit moins long dit plus d'apéro. (vive hangover)



    La Grande Bataille Pour Paris



    I L'Emporium


    « Au feu ! Au feu ! »

    Le calme ambiant dans la salle se dissipa et la panique prit de court chaque personnage attablé. Troublés psychologiquement, les esprits étaient brûlés par les maigres rayons de soleil qui perçaient par les interstices des pierres mal ajustées. L'on mit un certain moment à se rendre compte que l'appel du feu ne venait pas de l'intérieur de la bâtisse mais d'un individu dehors. La panique céda et, tous un peu pressés, les sages et administrés sortirent par la petite porte en bois fragile.

    Je mis un certain moment à me frayer un chemin, handicapé par mon dos malade et, comme chacun, je me ruais vers la sortie afin d'aider la population à réduire ledit incendie. Une fois dehors, aveuglé par la lumière pareille aux premiers rayons du nouveau-né, je me rendis compte que nulle part les flammes ne ravageaient un bâtiment visible depuis l'Emporium. Les gens couraient à présent de toutes parts, posant des questions et en recherche d'eau. Je marchais moi-même un peu désœuvré... Nous avait-on avait menti ? Le feu avait-il été déclaré pour nous désarçonner, pour préparer un mauvais coup de la part d'un mauvais bougre ?

    En prenant un coin de maison, je vis le terrain d'entraînement incendié. Semblable aux illustrations des flammes de l'enfer, le feu était haut et voulait griller le ciel. Un groupe d'habitants s'affairait déjà à sa maîtrise et était parfaitement coordonné. D'autres accouraient et formaient d'autres chaînes. L'eau affluait dans leurs seaux inlassablement. Je restais assis, incapable de suivre le mouvement, faute à mes maux de dos qui, depuis trop longtemps, altéraient ma jeunesse. Je me posais sur un banc. L'incendie, à première vue remarquablement immense, était en fait mineur et avait été rapidement éradiqué par l'impressionnante population de la cité. Le terrain d'entraînement était pourtant manifestement fermé et inutilisable.

    « Un saboteur, naturellement » commença Jorinn, de nouveau installé sur son éternel trône dans son éternelle salle du conseil, entouré de ses éternels sages et administrés dont j'avais l'honneur de faire partie. De retour dans l'immense bâtisse, dans l'Emporium, les esprits étaient sereins. Un des sages prit la parole :

    « Un saboteur peut-être, mon seigneur, mais bien accordé avec les faits actuels...

    -Que veux-tu dire ?

    -Les troupes sont à présent incapables de s'entraîner. D'aucuns diraient par là que c'est une occasion pour eux de prendre la route vers un combat. Le peuple, voyant que ses gardes sont inactifs, ne comprendra pas pourquoi ils restent ici à ne rien faire en attendant que leur terrain se reconstruise grâce aux maçons.

    -Exact, frère. Lorsque vous avez pris la décision, mon seigneur Jorinn, de ne pas défendre à votre tour la capitale surmenée par ses incessantes attaques, vous vous êtes attiré la haine d'une bonne partie de la population. Peut-être est-il temps de...

    -C'est bon. J'ai compris. Pas de discussions usées et inutiles. Un chef se doit de prendre une décision rapidement suite à ces événements. J'accepte. J'irai, suivi de mon armée, défendre Paris. Mes sages, vous êtes à présent sous l'obligation de défendre notre cité avec le même dévouement que je le fais. » Moment de silence. Il parcourait la salle avec des yeux ronds. « En tant que conseillers et protégés, vous, vous, et vous m'accompagnerez. »

    La dernière personne qu'il avait pointé du doigt, c'était moi.



    II Paris


    « D'où vient ce nom, Paris ?

    L'aubergiste avec qui j'avais tissé quelques liens depuis le début de notre séjour ici, à mi-chemin de notre périple armé vers la capitale, me répondit en haussant les épaules :

    -Qu'est-ce-j'en sais, moi ? » L'homme à la longue moustache blanche me regardait de ses vifs yeux et tenait de sa main droite une courte pipe en bois incrusté de crasse. « Les légendes racontent qu'y a pas qu'not' monde dans not' univers. Les légendes racontent qu'au-delà d'toutes étoiles, y a un monde inconnu 'vec des types comme vous et moi qui vivent en sachant très bien qu'on existe pô... ». Il prit une inspiration, fuma d'un faible souffle sa pipe et reprit. « Les légendes racontent qu'là-bas il existerait une capitale, bien plus belle qu'toutes les aut' ! Paris qu'les légendes l'appellent. Les gens d'là-bas sont ben plus évolués qu'nous qu'y paraît. Ben plus avancés technologiquement et ben mieux armés qu'vot' tas de troufions attablé là.

    -Vous y croyez vous ?

    -Comment qu'j'y crois ? Ce sont des légendes, qu'on y croive ou pas, c'est s'lon l'envie. Comme Dieu, que j'vous dis. »

    Après un bref mouvement de tête, je me leva et marcha vers le régiment attablé dans la grande pièce de l'auberge. C'était là le troisième repas. L'armée était tellement nombreuse qu'il fallait produire cinq cycles de repas pour nourrir toutes les unités. J'aidais naturellement à la cuisine les pauvres aubergistes qui n'en pouvaient plus depuis les trois jours que nous avions passé ici. C'était la dernière nuit. Le lendemain nous devions nous remettre en route, les régiments étant revigorés. Assis, je me massais le dos de ma main droite, et, mastiquant un bout de pain, j'annonçais :

    « Il sait pas. Il me raconte encore des histoires à tomber par terre sur l'origine du nom de la capitale... Désolé les gars ! Il semblerait que Paris est bel et bien un nom inventé pour faire beau !

    -M'étonnerait pas, avec toutes leurs richesses à ces seigneurs... enchaîna un homme encore emmitouflé dans son armure, pressé plus que jamais de manger. Il rôta.

    -Ah, l'esthétique des noms... Rien à foutre du moment qu'on la défend cette capitale.

    -Toujours faudrait-il que tu saches manier ton arme, bougre de piquier à la noix.

    -Au bout d'un moment, c'est plus la force individuelle l'avantage, c'est le nombre.

    -Facile à dire, pour un archer impérial !

    -Oh les gars, pas l'moment de s'chamailler, le fromage arrive.

    La vieille aubergiste fit le tour de la table et distribua à chacun un maigre morceau de pâte molle. La porte s'ouvrit, et le vent qui s'introduisit fut suivi d'un commandant qui avait du mal à reprendre sa respiration. Après s'être étiré les jambes, il gueula pour que tout le royaume l'entendit :

    -ATTAQUE ! ON SE REMET EN ROUTE IMMEDIATEMENT ! PAS DE PAUSE CE SOIR ! AU TROT AU TROT ! EN ROUTE ! »

    Comme frappés au cœur, aucun soldat ne bougeait. Je fus bizarrement le premier à ôter ma chaise et tenter de courir à l'extérieur. Les gens dans l'auberge commençaient seulement à penser à se lever lorsque j'atteignis la tente des commandants. La toile était légère, le vent était fort.

    A l'intérieur, les esprits désordonnés suivaient des corps énervés, les commandants et subalternes couraient, sortaient, rentraient, s'arrêtaient, pensaient, gueulaient, buvaient. Jorinn était introuvable. Je ne réussis enfin à interpeller un haut-gradé pour qu'il m'informe de la situation. Je ne reçus qu'un désagréable « Qu'est-ce que tu veux ? Va-t-en » puis quelques coups d'épaule. Enfin, comme sorti d'un sommeil trouble, Jorinn fit irruption dans la tente, et, priant tout le monde d'évacuer la tente et de la démonter, il repartit. Je courus après lui pour tenter de discuter de l'hypothétique problème qui perturbait l'armée entière.

    Affairés sur un pupitre à l'extérieur de la tente, Jorinn, Kilik le Brun, son conseiller de guerre et Ialla la Grande, son amante et messagère, déchiffraient une carte. Je les rejoignis en tant que troisième conseiller. Jorinn m'accueillit avec de lourds yeux noirs.

    « Paris est attaqué.

    -On le savait déjà. C'est pour cela qu'on va défendre la ville.

    -Quinze offensives en deux heures de la part de King Of Carta. Aucunes défenses extérieures ne sont encore arrivées. Nous ne sommes pas les plus proches, mais nous devons nous mettre en route immédiatement.



    III Pississdécé


    La porte était ravagée. L'énorme porte en fer forgé et en lourd bois de chêne qui se tenait jadis entre les murs épais de la capitale n'était que débris. Cependant, de très nombreux ouvriers se tenaient déjà près à nettoyer la poussière et remplacer la porte comme si de rien n'était. A notre arrivée, accueillie en triomphe par la nuée de population assoiffée de reconnaissance, l'on vit qu'une autre porte attendait sagement derrière le mur, près des habitations, ainsi que cinq autres du même acabit. Jorinn, Kilik et moi étions sur le côté, à compter la grandeur de notre armée qui venait défendre le bien commun à notre grand alliance. La Légion Noire comptait une soixantaine de grands seigneurs, un patrimoine gigantesque, une richesse digne des meilleures alliances et, mieux que tout, la capitale offrait à tous ses membres un accès facilité aux ressources et différentes unités du royaume et amenaient le respect de la population à l'égard de ses maîtres. Nous étions, les commandants et les trois administrés de Jorinn, invités bien sûr au donjon où nous attendait le détenteur et défenseur de Paris.

    « Pssquoi ?

    -Pssss DC.

    -Quoi, non mais pour qui il se prend ? A se choisir des noms pareils, on se reconnaît plus ! »

    Un jour auparavant, j'avais tenté de parler au maximum de soldats sur la situation globale de la capitale et leur donner tout le courage nécessaire. Leur apprendre qu'il fallait dévouer un respect total à Pssss DC, le maître de Paris, le roi de l'alliance Légion Noire, était primordial.

    « Pourquoi donc ces conneries de Pssss DC ? Peut pas s'appeler par un prénom comme tout le monde ?

    -Pississdécé puisque c'est comme ça, ça a déjà plus la gueule d'un prénom ça au moins.

    -C'est pas faux », avais-je simplement répondu, amusé.

    Le donjon était majestueux, mais plus que tout, le palais resplendissait de tout son éclat face aux rayons du jour. Cela se voyait de loin, bien plus loin que les murs délabrés de la capitale. Des lieues avant de l'atteindre, nous savions que le but était proche rien qu'en remarquant l'éclat des feuilles d'or du palais. Il était comme un morceau de douceur parmi les fragiles bâtiments victimes des attaques des deux derniers jours.

    Pississdécé, puisque c'était à présent comme ça que mon esprit l’appelait, n'était nullement affolé comme Jorinn s'imaginait. Il était, au contraire, plus calme que jamais, et l'heure venue du déjeuner, nous invita à partager sa tablée en petit comité. D'autres seigneurs étaient là, mais aucun de leurs administrés les accompagnait. Je me sentais légèrement gêné. En bout de table, Pississdécé relata les faits actuels et prévint chacun qu'une attaque voire plusieurs attaque simultanées étaient possibles de jour comme de nuit.

    « Nous connaissons le principe des batailles, chef. Les espions ne sont-ils pas capables de nous amener des faits plus précis quand à l'arrivée des lignes ennemies ? Aucun n'a été capable de nous prévenir sur les raids ultérieurs à cette nuit.

    -Les espions sont beaucoup trop grossiers. L'attaque contre la capitale a dû être planifiée il y a bien longtemps par nos ennemis, dans ses moindres détails. Bien dommage qu'aucun de nos alliés n'ait pu mettre la main dessus... Nous n'aurions pas eu autant de perte ces derniers jours... Toujours est-il que King Of Carta, Les Destriers et Le Cercle sont à présent en guerre officiellement avec nous. Notre défense irréprochable a dû engendrer un petite peu de haine dans le crâne de ces fils de pleutres.

    -Qu'ils essayent toujours de nous prendre un seul bâtiment, et ils s'y casseront les dents, même s'ils envoient trois cinquantaines d'offensives simultanées.

    -Certes, Yann, mais il ne faut surtout pas qu'ils touchent au palais. La construction est frêle et fragile, même si le bâtiment est majestueux. S'il est endommagé, les coûts de réparation sont tellement chers que l'alliance risque de payer le prix fort... Et le prix fort est peut-être une alliance indésirable avec ces misérables.



    IV La Guerre


    Déjà dévastée, la grande porte laissait à présent couler les hommes surarmés à flot. Les soldats que j'avais connu à l'occasion d'une table à l'auberge étaient à présent rangés dans les lignes de défense, bien loin des godets de bière et des miches de pain rassis dont ils rêvaient tous. La cinquième offensive de la nuit nous avait tous surpris par sa force, sa ténacité, sa puissance par rapport aux quatre dernières. La nuit s'annonçait longue. Dès les premiers sons de cloche qui annonçaient la veille et le changement des régiments de garde, il y a quelques heures, un autre son avait retenti, celui de la tour de guet, qui annonçait un ennemi en approche. Inlassablement, il tintait encore et encore au fur et à mesure que les attaques étaient repoussées. Un tapis de cadavres bancal était dispersé autour des douves. Les ennemis marchaient dessus, comme les esprits malpropres obnubilés par leurs objectifs.

    Du haut de la tour de guet, j'observais, accompagné d'Ialla et d'une dizaine d'infirmes curieux. Mes paupières étaient comme deux bougies fixées sur leurs chandeliers, immuables et infatigables, trop secouées par les mouvements proches et incapables de se remettre dans un état normal. Aucun de nous ne pipait mot. Lorsqu'il y avait défaite, victoire, qu'un mur était pris, qu'un soldat criait à la mort, que la guerre semblait terminée mais qu'elle reprenait une minute plus tard, on se le remarquait intérieurement... Mais rien ne servait d'en faire part aux autres, aucun de nous n'était aveugle, rien ne servait de crier pour prévenir, personne ne nous entendait.

    Au milieu de la bataille, aucun mur encore n'avait été pris. La porte était inondée mais les offensives maladroites s'achevaient par la maîtrise d'une défense parfaite. La cloche retentit de nouveau, un étage au-dessus de nous, alors que pas le quart des attaquants n'avait passé la porte. Au loin, à l'horizon, des ombres nombreuses pullulaient. Alors que la cloche n'était sensée que retentir trois fois, elle continua six fois... Non... Neuf fois. Trois attaques ? Possible ?

    « OH LA, m'écriais-je vers l'étage supérieur. VOUS ETES SAOUL OU BIEN LES PERSPECTIVES DES ATTAQUES VOUS FICHENT-ELLES LA TROUILLE ? »

    -Non point, me fit une voix lointaine, dont les sons étaient troublés par le bruit de la bataille. C'est que je vois là-bas une armée, mais là-bas une autre, et là-bas encore une autre... Et là-bas... »

    La cloche sonna trois fois de nouveau. Des frissons nous parcoururent tous. Les regards se croisèrent et seul celui d'Ialla paraissait encore confiant. Alors que cela faisait six jours que nous voyagions ensemble, nous n'avions quasiment jamais prononcé un mot l'un à l'autre. Je m'aventurais.

    « Cela n'a pas l'air de vous effrayer plus que ça.

    -Et pourtant, il faut me croire, j'ai la frousse de ma vie.

    Son visage était toujours aussi neutre et remarquablement joli.

    -Et...

    -Mais pourtant ce que j'aimerais être en bas, me battre.

    -Vous battre ?

    -Oui, mais cela m'est impossible. L'éthique de ces messieurs les seigneurs veut qu'une femme n'ait que la place d'une femme. Vous savez... Enfin... Tu sais... Le fait que je sois une conseillère du chef me donne déjà une grande place, plutôt remarquable pour la gente féminine. Les femmes ont le droit d'être des seigneurs, mais sinon elles sont moins que rien.

    Je remarquais enfin une espèce de rage dans ses yeux. Pas une rage de pouvoir. Une rage de guerre. Ialla voulait la guerre, elle voulait la vivre. Et moi, j'avais peur rien qu'à voir quand un soldat s'approchait un peu trop de la tour.

    -Il faut croire que moi je n'ai pas été gâté... Infirme comme je suis, incapable d'aller au combat. C'est pas plus mal.

    Jorinn était toujours sur son cheval lorsqu'une flèche atteignit ce dernier dans la croupe. Alors qu'il aboyait des ordres aléatoires, notre chef trébucha dans la boue ambiante. Ialla avait tressauté, et, par réflexe, s'était appuyée sur la rambarde de l'ouverture qui nous laissait voir le monde en trois-cents soixante degrés. Jorinn, plus haineux que jamais, se releva, et continua d'aboyer ses ordres en courant, nullement blessé ni même égratigné, et, sortant sa tranchante épée, se rua vers le flot d'ennemis et en démembra le plus que son bras le permettait. Kilik le Brun le suivait.

    Plus loin, d'autres troupes armées se rapprochaient. Semblables aux envahissantes chauves-souris, elles s'appropriaient toutes les plaines à l'extérieur de l'immense capitale. Leur unique objectif à tous était de prendre Paris. La cloche sonna encore trois fois... Non... Six fois.

    Deux commandants de Jorinn étaient déjà morts et d'autres subalternes étaient salement blessés. Des cris de douleur ou de haine retentissaient mais ils étaient presque indécelables face au bruit assourdissant du métal qui s'entrechoque et des engins des attaquants. La population était cachée à l'intérieur du donjon. Des truands et personnages obscurs erraient dans les rues vides, à la recherche de richesses laissées par le peuple bourgeois de Paris dans leurs demeures, ou de marchandises non protégées au grenier royal.

    La cloche s'éleva encore trois fois, puis quelques secondes après encore trois fois. Et encore. Cinq nouvelles offensives approchaient. Nous ne les voyions pas, mais de plus haut, loin de la lumière, le sonneur avait une vue parfaite à des lieues à la ronde. Cependant, plus personne ne prêtait attention à part lui et nous à ses mélodies incessantes. Les troupes étaient occupées à s’entre-tuer. Aucun régiment n'avait encore réussi à passer à travers la porte. Les attaquants s'amenuisaient mais enfin l'attaque suivante vint à hauteur du château. Une centaine de défenseurs prit une puissante force à la force des membres et vint l'enfoncer contre le flux de soldats ennemis qui battirent en retraite. Ils apportèrent le mécanisme afin de retenir la porte contre le sol et la structure du mur et ainsi le milieu était encore protégé. Sur les flancs, sans grandes surprises, la défense était sans beaucoup de pertes. Les chaudrons se succédaient, les attaquants n'étaient pas capables d'aller au-delà du rempart.

    Les soldats qui se rendaient et demandaient grâce étaient soit aveuglément tués par un de nos soldats alliés sans peur ni sans scrupules, soit emmenés par un groupe d'hommes surarmés qui menaient leurs prisonniers de guerre dans une énorme cage blindée près du palais.

    Je reconnaissais Jorinn parmi les seigneurs qui se battaient le mieux. Depuis notre arrivée à Paris, cinq autres seigneurs avaient été accueillis par Pississdécé. La Légion Noire comptait surtout sur Jorinn, étant un des combattants les plus puissants de l'alliance. Les autres seigneurs n'avaient donc pas reçu le même traitement de faveur que lui. La cloche retentit encore, quelques minutes plus tard. Trois fois. Je ne comptais même plus ce qui allait s’abattre sur la capitale.

    Une quatrième armée d'ennemis arrivait à hauteur du mur que la précédente venait d'arriver. Les défenseurs, en surnombre, n'étaient pas dépités et continuaient tant bien que mal à tout protéger. La porte était désormais bien fragilisée et ne tenait plus que par son mécanisme. Un autre groupe d'hommes armés vint comme pour rendre un coup de grâce à Légion Noire. Mais l'on reconnut là un drapeau ami, et, comme par surprise, ils vinrent aider les défenseurs à l'intérieur, en défendant à l'extérieur des rempart de Paris. Pris en embuscade, les ennemis peinaient à donner victoire à leur parti.

    « En voilà d'autres.

    Premier commentaire de la part d'Ialla, qui était à présent toute proche de moi, et paraissait maintenant plus apeurée qu'autre chose. Être dans le combat ne donne pas du tout le même sentiment que l'observation. Elle avait dû comprendre qu'elle ne pouvait pas rejoindre le combat même si elle le voulait très fort, puisqu'il avait commencé. Elle n'était psychologiquement pas prête.

    -Oui, mais qui sont-ils ?

    La cloche émit encore trois battements.

    -Nous tiendrons. Il le faut. Je le sais. Nous tiendrons.

    -Nous tiendrons, oui, lui dis-je. »

    Un groupe d'ennemis prenait à revers le groupe de défenseurs qui prenait à revers lui-même un autre groupe. Pris dans un sandwich complexe, le champ de bataille n'était maintenant plus vraiment la porte mais l'extérieur du château, la verte prairie se tâchait de sang. Prêtant main forte, un millier de soldats de Yann le Grand étaient venus se ficher tout près de la porte.

    De nouveau, un autre groupe vint prêter main forte à l'un ou l'autre et bientôt la guerre ne fut plus qu'une question de confiance, de reconnaissance de bannière, et les ennemis pouvaient alors tuer des ennemis, et les amis et amis. Les issues du combat étaient aussi supposables qu'un jeu de mille cartes. Mais j'avais confiance.

    « Nous tiendrons. »



    V La Paix


    Paris avait tenu. On comptait plus d'une centaine de milliers d'unités offensives blessées ou tuées contre deux dizaines de milliers de défenseurs tués. La paix est temporaire et hypocrite. Le chef de Légion Noire pouvait très bien se féliciter, les plaines étaient cependant toujours maculées de sang, d'os broyés, de cris inachevés. Mais Paris était sauvée.

    Le régiment de Jorinn était presque complet. Nous n'avions subi que de très légères pertes par rapport aux défenseurs de Pississdécé ou d'autres seigneurs, moins puissants. Chacun s'avouait heureux du dénouement de cette histoire. On le savait, la capitale aurait la réputation d'être imprenable, grâce à Légion Noire. Des alliés de l'alliance, surtout La Muerte et l'Attila, nous avaient aidé à remporter cette large victoire.

    Le palais avait été touché, mais ses dégâts mineurs n’apeuraient pas Pississdécé. Jorinn était touché mais marchait toujours parfaitement bien. Il devait être le plus heureux de tous les héros de guerre. Son bras ravageur était responsable d'une bonne partie des cadavres qui entouraient la porte.

    Au cours de la journée, le chef de Légion Noire fit, comme au hasard, des félicitations à certains seigneurs et autres combattants, ainsi qu'au sonneur de cloche et à la population entière pour avoir réussi à veiller toute la nuit et aider l'armée à garder la capitale. La guerre avec les alliances ennemies était déjà terminée, mais on le savait tous, un sentiment de terreur et de doute assaillirait les deux alliances concernées pendant un bon bout de temps...

    Sur le chemin du retour, Jorinn me fit part d'une de ses pensées.

    « Tu sais, le plus dur n'a pas été forcément le destin de tous ces soldats morts, de cette population effrayée, ou bien ma capacité à tuer, ou alors le travail gigantesque et perfectible de gestion de Pssss DC. Je pense que ceux qui ont le plus souffert, dans ce combat... » un instant de pause, il réfléchit « Ça devait être vous, dans la tour. Observer la souffrance, ne pas la vivre, et assister bêtement à toute cette violence, voilà la vraie honte de la vie. Être totalement impuissant et incapable de montrer ce que l'on est face à ce déchaînement de puissance meurtrière, c'est comme voir la mort du Monde. C'est vous qui avez fait le plus beau travail. Tous autant que vous étiez dans la tour. Parce-que c'est vous qui aviez le plus souffert. »

    Ce n'est qu'au fur et à mesure des mots que je me rendis compte que le buisson qui avait caché mes émotions toute la nuit était en train de se désépaissir. Une fureur, une colère, une haine, une tristesse et une folie incommensurables me transpercèrent de toutes parts. Je pleurais, face à mon chef, qui me regardait calmement. Je pleurais sans pouvoir m'arrêter, et je ne bougeais pas. Il partit. En le suivant, je le vis qui parlait à Ialla, et, elle, de nouveau, comme moi, pleura à chaudes larmes sans vaciller. Elle partageait les mêmes sentiments horribles que moi. Une fois que Jorinn était parti, je vins la rejoindre.

    « Viens-tu avec moi ?

    Elle réfléchit. Longuement. Elle me regardait. Elle savait que moi aussi je venais de subir ce flot de sentiments.

    -Non. Je suis désolée.

    -Tu n'as pas à être désolée. Je pars, voilà tout. Si tu ne veux pas partir, je te laisserai rester, mais je partirai.

    -Pars seul, dans ce cas. Je ne suis pas prête à quitter Jorinn. Ma place est avec lui. Même avec tout ce qui vient de se passer, je veux réaliser mes rêves. Être une femme. Et je ne veux pas fuir, surtout pas. »

    Un hochement de tête convaincu à son égard, puis un doux regard d'empathie et d'amitié, et je tournais les talons. A contresens de la masse difforme de soldats qui rentraient à la cité. Je ne retrais pas à la cité. Je rentrais à Paris.


    FIN



    ;)
  • ha mince c'est bientot fini, bon je tente vite fait un truc alors, pas eu le temps de finir l'autre, en meme temps j'aimais pas plus que ca donc tant pis.

    allez, a la volée...


    "....
    .......
    bruit. Bruit!! BRUIT!!! danger!! danger?
    ..
    Danger où? Non, pas danger...
    danger peut être, mais loin. Pas danger pour moi. Seulement bipèdes, mais bipèdes nombreux. Regarder quand méme, danger peut être...

     "Hou-HOU!!"
    Oui, bipèdes nombreux, plus que proies dans prairie. Pourquoi nombreux?? Danger??? Non, danger pour grands greniers, pas danger pour moi. Bipèdes-bataille, oui, pas bipèdes-chasse...regarder encore...

    Bipèdes construire quoi? Grosse chose, danger pour greniers... Et feu partout, danger pour arbre? Non, arbre solide, pas danger pour lui. Mais si danger pour grenier, danger pour proies aussi! devoir regarder greniers, surveiller. Vite, bipèdes-bataille toujours pressés, vite, chasser peut être.

    "hou-Houuu!!!"
    Bipèdes si nombreux!! Pas voir tous, aller plus haut peut être? Oui, voir tous ici, si nombreux! Plus que feuilles dans arbre!! et nombreux sur grand mur aussi! Tous Bipèdes-bataille, danger pour grands greniers!! Chasser vite, proies sortir avec bipèdes-bataille!
    La! proie!! Tourner, attendre, quand proie pas regarder.... La! attaquer! Vite, fort, tuer proie!! Proie grosse, se défendre, devoir tuer vite!! Bec plus fort que dents, proie saigner, tuer vite!

    "HOUUU!!!"
    Feu!! Danger!! Partir, vite!! Feu pourquoi, proie partir maintenant! Ho, non! Grosses choses lancer feu, grenier bruler! Danger, pas rester! Bipèdes-bataille mourir tous bientot, grand mur plus fort que grosses choses! Qui proie ici?
    Voir d'en haut, oui, bipèdes mourir nombreux, attirer proies! Ou manger bipèdes, peut être? Tellements stupides bipèdes, tous venir mourir sur grand mur!
    retourner arbre maintenant, attendre bipèdes partir.grand mur pas mourir, grenier pas danger. Et jour arriver, dormir peut-être?


    HOU??HOU-HOUUU!!!
    arbre ou??? bruler!! arbre mourir, devoir trouver autre, danger, jour venir!!!
    HOU-HouHOUHOUUU!!!!


    "-regarde la celle-la, on dirait qu'on lui a cramé son arbre dans la bataille...
    -t'as pas autre chose a penser non? Faut qu'on se tire d'ici et vite, avant qu'il sortent la cavalerie pour en finir avec nous!
    -Oui, bon, c'est juste que je me disais qu'on est pas les seuls a avoir perdu quelque chose cette nuit...
    -Mais n'importe quoi! T'en fais pas pour elle, elle finira clouée a une porte de toute facon! Oublie la et viens m'aider a charger ce fichu bourricot, sinon on va finir en chair a corbeaux comme les autres..."



    bon allez, a la relecture c'est vrai que c'est un peu court, mais tant pis, on va dire que c'est le petit délire de la soirée...
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