Regroupe
les productions en terre
cuitefaçonnées
depuis le Moyen Âge dans la région d'Impruneta,
au sud de Florence.
Historique
La
production de poterie d'argile, jarres pour l'huile ou pour le grain, amphores, briques et tuiles pour la construction, dans la péninsule
italienne remonte à l'antiquité.
…/...
Les
archives municipales et les archives paroissiales d’Impruneta,
ainsi que les archives
d’État de Florence(it) conservent
de nombreuses sources documentaires.montrent comment la production de
terre cuite, du xve siècle jusqu’à nos jours, a
caractérisé non seulement l’économie, mais aussi la vie sociale
du territoire d’Impruneta et est devenue l’élément fondateur
d’une culture spécifique, celle de la terracotta.
En
1419, Filippo
Brunelleschi2,3 choisit
la terre cuite d'Impruneta pour construire la coupole de la
cathédrale Santa
Maria del Fiore à Florence,
car ce matériau local offre à la fois des caractéristiques de
solidité et de légèreté que seule la terre cuite peut donner :
la voûte de la coupole n’a en effet aucune armature de soutien.
L’architecte, très exigeant, prétendit que les briquetiers
d’Impruneta fournissaient des matériaux parfaits. Il est possible
qu’une technique et un gâchage différent, par rapport aux autres
édifices florentins du xie siècle, furent utilisés pour
les briques de la coupole.
À
la fin du xviiie siècle
il y eut un accroissement des briqueteries à la suite de
l’abolition, par le Pierre
Léopold er de Toscane,
de la taxe sur les terres d’argiles » et à une certaine
liberté de vente des terres cuites. Les grandes transformations
urbaines de Florence entrainèrent une période faste pour la
production de la terre cuite. Les caractéristiques de l’argile
locale furent étudiées avec l’intention d’en améliorer encore
la qualité.
Au
début du XIXè, mais surtout à parti du début du Xxè, certains
procédés industriels furent introduits dans les poteries et
permirent une production à plus grande échelle, plus
particulièrement pour les matériaux destinés au bâtiment.
Actuellement,
la production industrielle d'Impruneta s'est orientée principalement
vers la réalisation de dallage en terre cuite de haut de gamme et
autres produits. La production artisanale de la terracota
reste
basée sur des méthodes de travail manuelles. Assisté par un
minimum de moyens mécaniques, toujours rudimetaires, l'artisan de la
terre cuite d'Impruneta a maintenu son ancienne tradition de produits
manufacturés, pour l'intérieur, pour le jardin ou pour la
restauration de pièces anciennes.
L'argile
galestro, élément de base pour la production de terre cuite
d'Impruneta, est extraite des carrières à ciel ouvert, près
d'Impruneta, localité proche de Florence, entre les vallées des
torrents Ema et Greve.
La
zone d'extraction est limitée – environ 200 km2 – par
conséquent, la valeur de ce matériau est remarquablement préservée.
Parmi
les composants chimiques les plus particuliers il faut citer l’oxyde
de fer qui
permet la coloration du produit cuit en un rouge spécifique,
les sels decarbonates de
calcium qui donnent au produit manufacturé fini des caractéristiques
de perméabilité et de porosité particulièrement importantes pour
les récipients en terre – vases de jardin, pots de fleurs – mais
aussi pour les jarres à huile puisqu’ils empêchent les
stagnations d’eau et assurent au contenu une bonne aération.
L'argile
extraite, conservée au soleil, doit être sélectionnée et séparée
des nombreux matériaux à éliminer. Cette opération ne peut être
que manuelle.
Grâce
à la mouture faite avec des lourdes machines à broyer, on obtient
une poudre, plus ou moins granuleuse, passée au crible et mise dans
un silo. A ce stade, la machine de gâchage et surtout l'habileté et
l'expérience du briquetier, forment un tout indispensable : la
proportion d'eau intervient pour obtenir un bon résultat
« plastique ».
Le
travail de l'argile
L'artisan
de l'impruneta travaille l'argile, selon une ancienne tradition, à
la main et avec créativité.
Un
vase peut être par exemple modelé comme une « maquette ».
Il
existe des moules de plâtre, façonnés à leur tour à partir de
formes anciennes, sur lesquels est étendu et modelé le matériau de
base, à la bonne épaisseur.
Il
faut attendre environ une journée pour que le travail ainsi réalisé
sèche correctement, puis le moule est démonté et le travail de
finition se fait à la main.
La
méthode de « travail en rond » est une ancienne
technique de travail. Le moule est généralement en terre cuite et
l'argile est ajoutée « par colombins » sur l'extérieur.
Ici, c'est l'homme qui tourne autour du moule et non le contraire,
comme cela se fait avec le tour.
Lorsque
la terre est compacte, le produit manufacturé est retourné, et une
fois que le moule est enlevé, le pot est terminé en ajoutant dans
un second temps les bords de la décoration.
Bien
peu d'artisans sont aujourd'hui en mesure d'appliquer la technique la
plus ancienne et la plus difficile, le « travail de fond ».
Cela
impressionne le spectateur qui assiste à la création, à partir
d'une boule d'argile, d'un objet de dimensions parfois importantes,
tel qu'une jarre ou un pot.
Il
n'y a pas de moules, mais seulement des dessins avec ses dimensions
(hauteur, largeur) ; le produit manufacturé croît de 10 à 15
cm par jour et quelques semaines sont nécessaires pour qu'il soit
terminé.
Char
allégorique réalisé entièrement par les habitants
d'Impruneta pour
la « Fête du raisin » qui, depuis 1926, se déroule
chaque année le dernier dimanche de septembre
Séchage
et cuisson
Les
produits façonnés sont placés sur l'aire et sous les arcades de la
poterie pour sécher, d'abord lentement pour éviter des fractures et
des déformations : l'argile, en séchant, se rétracte,
diminuant de volume de 10 à 15 %.
Ils
sont ensuite disposés dans de véritables séchoirs, en général
d'anciens fours désaffectés, alimentés par de l'air chaud récupéré
à partir du refroidissement des fours actifs.
Le
moment venu, les pots manufacturés sont entassés dans la chambre de
cuisson, avec précaution, l'un sur l'autre, mais séparés par des
supports en matières réfractaire, une ancienne technique
particulière qui demande beaucoup d'habileté et d'expérience.
Sorry pour le non changement de thème hier soir (petit soucis santé mais rien de bien grave), et comme le sujet est vaste et que certains ont des soucis d'accès forum, on continue jusqu'à ce soir
CC FABY , IVA OUI vaste sujet MEME 2 EN 1 En ce qui me concerne, je crois que ca vient de ma ligne (faut dire aussi que j'ai souvent 3 ou 4 fenetres d'ouvertes )
4. Sinon il y a également cette vidéo + longue dont je mets juste le titre et non le lien : "C'est pas sorcier -CERAMIQUES :
sorciers tournent autour du pot"
Head and Torso of a Dancing Figure, 5th-7th century AD (de Daderot - Daderot)
Exhibit
in the Art Institute of Chicago, Chicago, Illinois, USA. This artwork
is in the public domain because the artist died more than 70 years ago.
Photography was permitted in the museum without restriction.
Oiseau, poterie traditionnelle de Kabylie, Algérie (vers 1970) photo de Michel-georges bernard
Les artistes de l’association « Germen Crew » ont
été approchés par le gouvernement mexicain pour redorer l’image d’une ville
assez détériorée dans leur pays : Palmitas. L’organisation pour la jeunesse a
donc réuni toute cette communauté autour d’un même projet. En 5 mois, ils ont
créé ensemble une fresque murale sur 20 000 mètres carrés. Pleine de
couleurs, leur création s’étale sur 209 maisons, redonnant vie à un morceau de
quartier
Réponses
Bonjour à tous !
Me voilà comme un cheveu sur la glaise...
Je rentre tôt aujourd'hui, je prends le train en route !
Pour moi à cet instant i la poterie ce sont les mains qui la façonnent
J'en veux bien une copie chez moi
Eh non, le génie est en vacances !
Poterie d'Impruneta
Regroupe les productions en terre cuite façonnées depuis le Moyen Âge dans la région d'Impruneta, au sud de Florence.
Historique
La production de poterie d'argile, jarres pour l'huile ou pour le grain, amphores, briques et tuiles pour la construction, dans la péninsule italienne remonte à l'antiquité.
…/...Les archives municipales et les archives paroissiales d’Impruneta, ainsi que les archives d’État de Florence (it) conservent de nombreuses sources documentaires.montrent comment la production de terre cuite, du xve siècle jusqu’à nos jours, a caractérisé non seulement l’économie, mais aussi la vie sociale du territoire d’Impruneta et est devenue l’élément fondateur d’une culture spécifique, celle de la terracotta.
En 1419, Filippo Brunelleschi2,3 choisit la terre cuite d'Impruneta pour construire la coupole de la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence, car ce matériau local offre à la fois des caractéristiques de solidité et de légèreté que seule la terre cuite peut donner : la voûte de la coupole n’a en effet aucune armature de soutien. L’architecte, très exigeant, prétendit que les briquetiers d’Impruneta fournissaient des matériaux parfaits. Il est possible qu’une technique et un gâchage différent, par rapport aux autres édifices florentins du xie siècle, furent utilisés pour les briques de la coupole.
À la fin du xviiie siècle il y eut un accroissement des briqueteries à la suite de l’abolition, par le Pierre Léopold er de Toscane, de la taxe sur les terres d’argiles » et à une certaine liberté de vente des terres cuites. Les grandes transformations urbaines de Florence entrainèrent une période faste pour la production de la terre cuite. Les caractéristiques de l’argile locale furent étudiées avec l’intention d’en améliorer encore la qualité.
Au début du XIXè, mais surtout à parti du début du Xxè, certains procédés industriels furent introduits dans les poteries et permirent une production à plus grande échelle, plus particulièrement pour les matériaux destinés au bâtiment.
Actuellement, la production industrielle d'Impruneta s'est orientée principalement vers la réalisation de dallage en terre cuite de haut de gamme et autres produits. La production artisanale de la terracota reste basée sur des méthodes de travail manuelles. Assisté par un minimum de moyens mécaniques, toujours rudimetaires, l'artisan de la terre cuite d'Impruneta a maintenu son ancienne tradition de produits manufacturés, pour l'intérieur, pour le jardin ou pour la restauration de pièces anciennes.
Ancien pavage de briques. Giovanni — Flickr

Extraction et préparation
L'argile galestro, élément de base pour la production de terre cuite d'Impruneta, est extraite des carrières à ciel ouvert, près d'Impruneta, localité proche de Florence, entre les vallées des torrents Ema et Greve.
La zone d'extraction est limitée – environ 200 km2 – par conséquent, la valeur de ce matériau est remarquablement préservée.
Parmi les composants chimiques les plus particuliers il faut citer l’oxyde de fer qui permet la coloration du produit cuit en un rouge spécifique, les sels decarbonates de calcium qui donnent au produit manufacturé fini des caractéristiques de perméabilité et de porosité particulièrement importantes pour les récipients en terre – vases de jardin, pots de fleurs – mais aussi pour les jarres à huile puisqu’ils empêchent les stagnations d’eau et assurent au contenu une bonne aération.
L'argile extraite, conservée au soleil, doit être sélectionnée et séparée des nombreux matériaux à éliminer. Cette opération ne peut être que manuelle.
Grâce à la mouture faite avec des lourdes machines à broyer, on obtient une poudre, plus ou moins granuleuse, passée au crible et mise dans un silo. A ce stade, la machine de gâchage et surtout l'habileté et l'expérience du briquetier, forment un tout indispensable : la proportion d'eau intervient pour obtenir un bon résultat « plastique ».
Le travail de l'argile
L'artisan de l'impruneta travaille l'argile, selon une ancienne tradition, à la main et avec créativité.
Un vase peut être par exemple modelé comme une « maquette ».
Il existe des moules de plâtre, façonnés à leur tour à partir de formes anciennes, sur lesquels est étendu et modelé le matériau de base, à la bonne épaisseur.
Il faut attendre environ une journée pour que le travail ainsi réalisé sèche correctement, puis le moule est démonté et le travail de finition se fait à la main.
La méthode de « travail en rond » est une ancienne technique de travail. Le moule est généralement en terre cuite et l'argile est ajoutée « par colombins » sur l'extérieur. Ici, c'est l'homme qui tourne autour du moule et non le contraire, comme cela se fait avec le tour.
Lorsque la terre est compacte, le produit manufacturé est retourné, et une fois que le moule est enlevé, le pot est terminé en ajoutant dans un second temps les bords de la décoration.
Bien peu d'artisans sont aujourd'hui en mesure d'appliquer la technique la plus ancienne et la plus difficile, le « travail de fond ».
Cela impressionne le spectateur qui assiste à la création, à partir d'une boule d'argile, d'un objet de dimensions parfois importantes, tel qu'une jarre ou un pot.
Il n'y a pas de moules, mais seulement des dessins avec ses dimensions (hauteur, largeur) ; le produit manufacturé croît de 10 à 15 cm par jour et quelques semaines sont nécessaires pour qu'il soit terminé.
Séchage et cuisson
Les produits façonnés sont placés sur l'aire et sous les arcades de la poterie pour sécher, d'abord lentement pour éviter des fractures et des déformations : l'argile, en séchant, se rétracte, diminuant de volume de 10 à 15 %.
Ils sont ensuite disposés dans de véritables séchoirs, en général d'anciens fours désaffectés, alimentés par de l'air chaud récupéré à partir du refroidissement des fours actifs.
Le moment venu, les pots manufacturés sont entassés dans la chambre de cuisson, avec précaution, l'un sur l'autre, mais séparés par des supports en matières réfractaire, une ancienne technique particulière qui demande beaucoup d'habileté et d'expérience.
MERCI WWW pour mon tout petit estomac qui commence a pleurer a c't'heure
coucou Phil
Bonjour à tous
www : super intéressant ton post
Sorry pour le non changement de thème hier soir (petit soucis santé mais rien de bien grave), et comme le sujet est vaste et que certains ont des soucis d'accès forum, on continue jusqu'à ce soir
un tour à poterie original !
OUI vaste sujet
En ce qui me concerne, je crois que ca vient de ma ligne (faut dire aussi que j'ai souvent 3 ou 4 fenetres d'ouvertes
Coucou Phil
si tu ouvres toutes les fenêtres, c'est normal que ça fasse courant d'air
je me sauve avant le fouet 
Magnifique Phil
IVA ace que je vois , tu as retenu la leçon
Iva, je prends le chat avec les pattes croisées, j'aime bien son expression
Sur un trottoir
1. les différentes terres
2. Obtenir les couleurs
3. Poterie, sculpture = argile dans les 2
4. Sinon il y a également cette vidéo + longue dont je mets juste le titre et non le lien :
"C'est pas sorcier -CERAMIQUES : sorciers tournent autour du pot"
Head and Torso of a Dancing Figure, 5th-7th century AD (de Daderot - Daderot)
Exhibit in the Art Institute of Chicago, Chicago, Illinois, USA. This artwork is in the public domain because the artist died more than 70 years ago. Photography was permitted in the museum without restriction.
Oiseau, poterie traditionnelle de Kabylie, Algérie (vers 1970)
photo de Michel-georges bernard
Très joli
Pour la suite ==> voir sur le site artactif.com
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Poteries de Tetouan
Nouveau Thème
Les artistes de l’association « Germen Crew » ont été approchés par le gouvernement mexicain pour redorer l’image d’une ville assez détériorée dans leur pays : Palmitas. L’organisation pour la jeunesse a donc réuni toute cette communauté autour d’un même projet. En 5 mois, ils ont créé ensemble une fresque murale sur 20 000 mètres carrés. Pleine de couleurs, leur création s’étale sur 209 maisons, redonnant vie à un morceau de quartier
Mine d'or à ciel ouvert
Phil, tu peux y aller à la rame aussi, mais c'est plus long

Migration de raies dans le Golfe du Mexique
De quoi te sustenter Phil ! mais fais gaffe, ça pique !
Cenote dans la péninsule du Yucatan
pour le piquant pas de probleme si il y a 3 litres de tequila
Salut Phil ^^
Mexique ?
Calavéra alors !
Juste crevée alors mode dodo de suite !
Mais pas avant de laisser de jolis sourires
Bizzzz