Le papier japonais également nommé washi est fait à base de fibres végétales. Il est fabriqué artisanalement au Japon depuis plus de 1000 ans. Le papier japonais à motif est appelé chyoagami reflètent à merveille la sensibilité et la richesse du design de l'artisanat Japonais sous la période Edo (1630-1868). Ces petits motifs denses ont été conçus initialement pour l’industrie du textile et la fabrication des kimonos. Fabriqués à l’origine sur avec des gravures sur bois, ils sont aujourd’hui imprimés en sérigraphie directement sur le washi. La texture du papier et la technique d’impression, lui assurant une incroyable et intemporelle élégance.
Magnifiques estampes, parmi lesquelles y en a vraiment de superbes Difficiles d'en choisir certaines plutôt que d'autres alors (pardon iva je mets la video à la place)
www : pour les estampes en video, je ne pardonne pas ! J'adhère complètement, elles sont magnifiques et pour la technique de dessiner des feuilles d'arbre c'est génial ! ça va m'aider dans mes "bricolages"
La beauté inconditionnelle du shodo, la calligraphie japonaise.
../...
ces formes sont tellement raffinées qu’elles peuvent définir la
beauté inconditionnelle. Au-delà de ce que nous ressentons, le shodo est
un véritable art, voire une œuvre d’art .../...
Origine de la calligraphie japonaise
Comme de nombreuses traditions japonaises, la calligraphie a une
origine chinoise.
En effet, le kanji provient des caractères chinois,
initialement des pictogrammes qui ont peu à peu évolué en formes
abstraites. Au Japon, ce sont les femmes qui ont permis le raffinement
de l’écriture japonaise durant l’ère Heian (794-1885).
Elles ont alors
apporté du raffinement au style, dans le but d’exprimer une plus grande
sensibilité, notamment à dans la retranscription de la poésie. La
calligraphie japonaise est alors à la recherche de l’esthétique, mais
aussi de la transmission d’une expression corporelle et émotionnelle.
A
l’instar de la cérémonie du thé
dont elle peut être associée, sa maîtrise nécessite plusieurs années
d’apprentissage et de pratique, non seulement dans l’écriture, mais
aussi dans la littérature et autres domaines de la culture japonaise.
Les différents types de calligraphie japonaise
Depuis son origine, la calligraphie a évolué.
On recense alors plusieurs caractères tels que le kanji, le daijisho,
le kana, le tenkoku, le shibunsho, le kokuji et le zen.ei shodo. Les
types de calligraphies qui se distinguent également par leur style, leur
support et leur utilisation. Le kaisho est d’un style plutôt officiel
et distinct dans les formes. Le gyosho est plus « aérien » ou fluide
avec des lignes arrondies. Le sosho peut être l’équivalent de notre
manuscrit italique, totalement aérien, réalisée avec une certaine
aisance au rythme de l’inspiration.
Une coordination parfaite du corps et de l’esprit
Si la calligraphie japonaise est aussi fascinante, c’est parce
qu’elle provient du for intérieur. Il ne suffit pas de manier habilement
le pinceau et de bien doser l’encre de Chine. Le shodo
naît dans un espace approprié où le corps doit avoir une position
stable, que cela soit en seiza (à genou) ou debout (pour les grandes
œuvres). Ensuite, il y a la manière de tenir et de manipuler le pinceau,
lequel dit-on, s’approprie de l’énergie de tout le corps. La
délicatesse, la fluidité et la précision sont les résultats d’une
gestuelle extraordinaire. D’ailleurs, lors des événements liés au shodo,
« le spectacle » repose sur cette danse du poignet, du bras et du corps
tout entier. A cela s’ajoute le savoir-faire au niveau des techniques,
le choix du pinceau et le temps d’écoulement et d’absorption de l’encre
selon le support utilisé.
Pourquoi s’initier à la calligraphie japonaise ?
La sérénité est probablement le mot qui résume le mieux les raisons
pour lesquelles il serait intéressant de s’adonner au shodo.
Traditionnellement, il se pratique sur une feuille de papier blanc sur
lequel les expressions sont peintes en noir. Le contraste fait référence
au yin et au yang, un équilibre de la philosophie zen qui menant vers
la paix intérieure. Elle comprend également la beauté du résultat par
une notion d’esthétique spécifiquement japonaise, presque minimaliste et
résultant pourtant d’un travail complexe. Littéralement, « shodo »
signifie « la voie de l’écriture », une voie menant, semble-t-il, vers
« le sens de la vie et les vérités éternelles ».
SHO 2, 100 Maîtres calligraphes contemporains du Japon
.../...
Objets : Les « 4 trésors » du calligraphe
Le pinceau fude fabriqué avec des poils
d’animaux (chèvre, cheval, blaireau...), permet d’avoir des pinceaux de
différentes flexibilités ou duretés, pour pouvoir varier l’épaisseur
du trait.
L’encre utilisée en calligraphie (sumi)
est obtenue en mélangeant de la suie produite par du bois, généralement
du pin, avec de la colle d’origine animale. Ce mélange est
traditionnellement séché sous forme de bâtonnet solide (12 x 4 x 2 cm)
frotté au moment de son utilisation avec un peu d’eau, pour générer
l’encre liquide. Cette préparation se fait juste avant la séance de
calligraphie, moment de transition nécessaire à la préparation mentale
de l’acte créatif ... Une fois transformée en encre liquide, la pierre
sur laquelle l’encre est frottée sert aussi de réservoir à encre. Il
existe également de l’encre liquide (bokuju) plus pratique, mais les puristes préfèrent utiliser la méthode traditionnelle.
La pierre à encre suzuri fabriquée à
partir d’une pierre sculptée -par exemple une ardoise-sert à la fois de
support pour la préparation de l’encre et de réservoir.
Le papier hansi qui est utilisé en
calligraphie est nettement plus fin que le papier courant, avec un côté
absorbant, l’autre étant légèrement brillant.
En complément, on utilise également un bunchin une sorte de barre métallique servant de poids pour tenir le papier, ainsi qu’une surface absorbante (shitajiki), comme de la feutrine, où poser le papier.
Un dernier élément important complète le nécessaire du calligraphe
et scelle son œuvre. Utilisé avec une pâte rouge vif, de forme carrée
ou ronde, le sceau peut indiquer le nom de l’auteur, un pseudonyme ou
retranscrire un court poème (motto). Selon sa finalité, il se
placera à gauche des caractères calligraphiés pour un nom et / ou un
pseudonyme, à droite pour les sceaux comportant un poème.
Les grands caractères de la calligraphie
Les calligraphies de caractères chinois, Kanji
Il s’agit de calligraphies écrites en trois caractères chinois ou
toutes œuvres écrites à partir de poésies chinoises dans une écriture
sigillaire, écriture des clercs, écriture cursive ou semi-cursive ou
encore écriture régulière, dans un style original.
Les calligraphies de grands caractères, Daijisho
Il s’agit d’écrits comportant un ou deux caractères. Le charme du
caractère est exprimé comme une forme d’art plastique avec une
conscience forte des traits, de la couleur de l’encre, des espaces,
etc. Ce genre est différent de l’ancienne expression kanji et
correspond à un nouveau domaine de calligraphie.
La calligraphie en syllabaire japonais, Kana
Cette calligraphie se fond sur un style né à l’époque de Heian
(794-1185) au Japon. Les lignes de liaison (qui rattachent les
caractères entre eux), l’écriture éparpillée (caractères éparpillés sur
le papier), l’encre plus ou moins sèche et forte, permettent
d’exprimer la beauté du tracé et des espaces blancs.
Calligraphie de la gravure sur sceau, Tenkoku
L’œuvre est imprimée sur le papier en apposant une pâte à sceau sur
de la pierre ou du bois où a été gravée une écriture sigillaire
inversée. Selon le mode de gravure, on trouve des caractères qui
apparaissent « vermillon » (shubun) ou blancs (hakubun).
Ces gravures sont réalisées dans un monde de quelques centimètres
carrés, avec une conscience artistique très forte. Elles connaissent
beaucoup de succès en tant que « fine fleur de l’art oriental ».
Poèmes modernes, Kindai Shibunsho
Cette calligraphie prend pour matériau des poèmes ou des phrases japonaises. Par sa quête de l’harmonie entre les Kanji et les Kana (aussi bien hiragana que katakana),
par sa lisibilité, ses formes diverses d’expression, elle est
particulièrement perçue par un large public et bien représentée dans
les expositions de ce type.
Caractères gravés, Kokuji
Cette calligraphie est gravée sur du bambou ou du bois. En étant
sculptée ainsi, contrairement à la calligraphie classique, l’écriture
prend du relief. On trouve également des œuvres colorées et étroitement
liées à l’artisanat et à la sculpture.
La calligraphie d’avant-garde, zen.ei shodo
Radicalement différente de la calligraphie exécutée jusqu’alors, et
recevant également l’influence de la peinture abstraite occidentale, la
calligraphie d’avant-garde cherche une expression libre et abstraite,
sans s’attacher au caractère qui lui sert de matériau, en accordant
une grande importance à l’image présente dans l’esprit de l’artiste.
Cette dernière catégorie est propre à l’exposition et demeure à la
pointe de l’art contemporain.
Le développement de la calligraphie japonaise
La Calligraphie au même titre que la peinture est considérée au
Japon comme un art « plastique ». Elle trouva son origine dès
l’introduction de caractères chinois dans l’archipel, au 1er siècle de
notre ère et connut un important développement au moment de l’arrivée
du Bouddhisme au VIe siècle.
La mixité des caractères chinois et
japonais, imprègne cet art créatif, à la fois expression de beauté sur
un plan visuel et spirituel puis reflet de sa propre histoire
culturelle.
Tout en acquérant la maîtrise des calligraphes chinois
qu’ils étudiaient, les japonais en perfectionnaient le style, créant
ainsi de nouvelles formes d’orthographes (idéogrammes) dégageant une
plus grande émotivité et l’insaisissable esthétique d’un univers
parfois hautement sensoriel:
Kaisho - Une ligne est écrite l’une après l’autre.
Les lignes sont écrites distinctement, assurément. Les signes sont
précis, à gauche et de forme carrée. Ce style convenait plus
particulièrement à l’écriture des traités historiques.
Gyosho - (semi-italique). L’orthographe est plus rapide. Les lignes harmonieuses, arrondies.
Sosho - (italique). L’orthographe est précipitée par
quelques mouvements. Les lignes sont rapides, le style enlevé, aérien.
La calligraphie Japonaise est l’un des arts les plus estimés du
Japon, formée d’une constellation de lignes artistiques -au même titre
que la peinture chez nous, chargée d’un supplément d’âme : le sens
philosophique.
Le maître crée l’harmonie et la beauté par le pinceau
trempé à l’encre de Chine qu’il couche sur le papier blanc.
Dans la
calligraphie japonaise rien n’est laissé au hasard : la ligne et le
point sont de même importance, l’amorce du geste, la direction, la
forme et la fin des lignes, l’équilibre entre la composition, les
éléments et l’espace vide sont très chargés symboliquement,
retranscriptions inépuisables de moments poétiques pris sur le vif.
La calligraphie ou les « signes du bonheur » :
La calligraphie Japonaise incarne non seulement la beauté mais revêt
également une signification souvent plus complexe que le seul sens
circonscrit dans l’idéogramme, harmonieux, proportionnel et équilibré.
Une harmonie et une élégance des lignes hautement sensorielles créant
une jouissance esthétique se voulant également l’écho d’une sagesse
millénaire. Chaque ligne exprime ainsi un sens et chaque mouvement du
pinceau incarne une forme de beau. Comme la vie dont ils en incarnent
le souffle, les « signes » ne disent pas tout.
Les habitants de l’archipel pensent même que les idéogrammes
comportent une dimension « sacrée ». Souvent considéré comme une «
lettre du Ciel », le signe calligraphique porte en lui-même, une charge
énergétique. Le travail du calligraphe mêle les pensées d’un univers
formé de sensations, d’impressions, de rêveries, de représentations
d’êtres aimés, de joie et de bonheur, de toutes les beautés d’une
esthétique fuyante, réelle, irréelle, surnaturelles qui inonderait nos
vies et où tout aurait son importance.
La calligraphie japonaise est un dérivé des pratiques du Zen, au
même titre que l’art de la cérémonie de thé, l’ikebana, l’escrime
japonaise (kendo) et autres arts de combat (budo). La
transmission des symboles calligraphiques se fait par le truchement au
pinceau sur le papier de signes noirs sur fond blanc, porteurs des
notions féminines et masculines (Yin et Yang), dans un style inspiré de l’instant, au cœur d’une esthétique où l’ombre prime sur la lumière…
Il y a une voie de la calligraphie Shodo - Sho signifie la
calligraphie et do la voie- menant vers la compréhension du sens de la
vie et des vérités éternelles, comme autrefois celle des samouraïs (bushido), des arts de combat (budo) ou encore du thé (thé-do
et autres). Etudiée par les aristocrates japonais et les samouraïs,
les maîtres en arts martiaux transcrivaient par le pinceau les
idéogrammes laissant transparaître la force du maître.
La calligraphie est également fortement corrélée à la cérémonie de
thé dont les maîtres étudient les subtilités aussi soigneusement et
intensément que celles du breuvage, reflets mouvants d’une culture
japonaise toujours aux prises avec un espace faits « d’entre-deux», que
forme une mosaïque de silences dans une sorte de dynamique tranquille…
Au départ, le miroir est un reflet de soi-même, une introspection qui est devenue ensuite une admiration, une contemplation de son propre égo tel
Narcisse mourant de désespoir d'être tombé amoureux de son reflet dans
l'eau qu'il
ne peut saisir. Cet objet pourtant a une fonction essentielle: il
reflète la vérité telle qu'elle est sans intervention d'une quelconque
émotion.
Un miroir ne triche pas, il réfléchie notre propre être,
notre propre moi. Après tout, tant que nous ne sommes pas vus une
première fois dans un miroir, comment sait-on qu'on est nous? N'avez
vous jamais vu l'interrogation de votre animal de compagnie lorsqu'il
regarde son reflet?
Tout
miroir est magique si nous regardons l'objet de sa réflexion avec un
regard détaché de tous sentiments d'égo ou de supériorité. Si on
inspecte bien notre reflet, nous avons des cicatrices, des endroits
disgracieux, des boutons, des tâches et pourtant tout cela, c'est nous !
Raison pour laquelle, au Moyen-âge, l'Eglise interdisait l'usage des
miroirs dans les pensionnats afin d'éviter aux filles de trop connaître
leurs corps et donc leurs "soi" profond. Usage aussi de séduction, le
miroir est souvent déclencheur de désir...
Quoi
qu'il en soit, le miroir a des vertus importantes. Il permet de
concentrer les rayons du soleil et de réfléchir la lumière, ne dit-on
pas que certains sont aveuglés par leur propre "beauté"? Le miroir
permet d'étendre son champ de visions dans d'autres directions, regardez
le rétroviseur de votre voiture.
Réponses
Phil, voila pour ta question 我々が今晩食べるもの? mais je ne sais pas comment ça se prononce
Yujin Suzuki maître calligraphe
Tsuda Kazuaki
Le papier japonais également nommé washi est fait à base de fibres végétales. Il est fabriqué artisanalement au Japon depuis plus de 1000 ans. Le papier japonais à motif est appelé chyoagami reflètent à merveille la sensibilité et la richesse du design de l'artisanat Japonais sous la période Edo (1630-1868). Ces petits motifs denses ont été conçus initialement pour l’industrie du textile et la fabrication des kimonos. Fabriqués à l’origine sur avec des gravures sur bois, ils sont aujourd’hui imprimés en sérigraphie directement sur le washi. La texture du papier et la technique d’impression, lui assurant une incroyable et intemporelle élégance.
un petit en-cas pour Phil


Difficiles d'en choisir certaines plutôt que d'autres
alors (pardon iva
Bonjour à tous et bon week end
www : pour les estampes en video, je ne pardonne pas ! J'adhère complètement, elles sont magnifiques
et pour la technique de dessiner des feuilles d'arbre c'est génial ! ça va m'aider dans mes "bricolages" 
Coucou Petite Kay
Cithare 
Pour laisser la surprise, juste quelques moments que j'ai adoré à : 3mn13 - 3mn59 -> 4mn09 - 6mn10 - 6mn28 -> 7mn - 7mn13 - 10mn14 - 10mn46 -> 10mn56 - 11mn54 - 12mn28 jusqu'à fin.
Et celle là, autre style, mais adoré aussi
La beauté inconditionnelle du shodo, la calligraphie japonaise.
../...
ces formes sont tellement raffinées qu’elles peuvent définir la beauté inconditionnelle. Au-delà de ce que nous ressentons, le shodo est un véritable art, voire une œuvre d’art
.../...
Origine de la calligraphie japonaise
Comme de nombreuses traditions japonaises, la calligraphie a une origine chinoise.
En effet, le kanji provient des caractères chinois, initialement des pictogrammes qui ont peu à peu évolué en formes abstraites. Au Japon, ce sont les femmes qui ont permis le raffinement de l’écriture japonaise durant l’ère Heian (794-1885).
Elles ont alors apporté du raffinement au style, dans le but d’exprimer une plus grande sensibilité, notamment à dans la retranscription de la poésie. La calligraphie japonaise est alors à la recherche de l’esthétique, mais aussi de la transmission d’une expression corporelle et émotionnelle.
A l’instar de la cérémonie du thé dont elle peut être associée, sa maîtrise nécessite plusieurs années d’apprentissage et de pratique, non seulement dans l’écriture, mais aussi dans la littérature et autres domaines de la culture japonaise.
Les différents types de calligraphie japonaise
Depuis son origine, la calligraphie a évolué. On recense alors plusieurs caractères tels que le kanji, le daijisho, le kana, le tenkoku, le shibunsho, le kokuji et le zen.ei shodo. Les types de calligraphies qui se distinguent également par leur style, leur support et leur utilisation. Le kaisho est d’un style plutôt officiel et distinct dans les formes. Le gyosho est plus « aérien » ou fluide avec des lignes arrondies. Le sosho peut être l’équivalent de notre manuscrit italique, totalement aérien, réalisée avec une certaine aisance au rythme de l’inspiration.

Une coordination parfaite du corps et de l’espritSi la calligraphie japonaise est aussi fascinante, c’est parce qu’elle provient du for intérieur. Il ne suffit pas de manier habilement le pinceau et de bien doser l’encre de Chine. Le shodo naît dans un espace approprié où le corps doit avoir une position stable, que cela soit en seiza (à genou) ou debout (pour les grandes œuvres). Ensuite, il y a la manière de tenir et de manipuler le pinceau, lequel dit-on, s’approprie de l’énergie de tout le corps. La délicatesse, la fluidité et la précision sont les résultats d’une gestuelle extraordinaire. D’ailleurs, lors des événements liés au shodo, « le spectacle » repose sur cette danse du poignet, du bras et du corps tout entier. A cela s’ajoute le savoir-faire au niveau des techniques, le choix du pinceau et le temps d’écoulement et d’absorption de l’encre selon le support utilisé.
Pourquoi s’initier à la calligraphie japonaise ?
La sérénité est probablement le mot qui résume le mieux les raisons pour lesquelles il serait intéressant de s’adonner au shodo. Traditionnellement, il se pratique sur une feuille de papier blanc sur lequel les expressions sont peintes en noir. Le contraste fait référence au yin et au yang, un équilibre de la philosophie zen qui menant vers la paix intérieure. Elle comprend également la beauté du résultat par une notion d’esthétique spécifiquement japonaise, presque minimaliste et résultant pourtant d’un travail complexe. Littéralement, « shodo » signifie « la voie de l’écriture », une voie menant, semble-t-il, vers « le sens de la vie et les vérités éternelles ».
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SHO 2, 100 Maîtres calligraphes contemporains du Japon
.../...Objets : Les « 4 trésors » du calligraphe
Le pinceau fude fabriqué avec des poils d’animaux (chèvre, cheval, blaireau...), permet d’avoir des pinceaux de différentes flexibilités ou duretés, pour pouvoir varier l’épaisseur du trait.
L’encre utilisée en calligraphie (sumi) est obtenue en mélangeant de la suie produite par du bois, généralement du pin, avec de la colle d’origine animale. Ce mélange est traditionnellement séché sous forme de bâtonnet solide (12 x 4 x 2 cm) frotté au moment de son utilisation avec un peu d’eau, pour générer l’encre liquide. Cette préparation se fait juste avant la séance de calligraphie, moment de transition nécessaire à la préparation mentale de l’acte créatif ... Une fois transformée en encre liquide, la pierre sur laquelle l’encre est frottée sert aussi de réservoir à encre. Il existe également de l’encre liquide (bokuju) plus pratique, mais les puristes préfèrent utiliser la méthode traditionnelle.
La pierre à encre suzuri fabriquée à partir d’une pierre sculptée -par exemple une ardoise-sert à la fois de support pour la préparation de l’encre et de réservoir.
Le papier hansi qui est utilisé en calligraphie est nettement plus fin que le papier courant, avec un côté absorbant, l’autre étant légèrement brillant.
En complément, on utilise également un bunchin une sorte de barre métallique servant de poids pour tenir le papier, ainsi qu’une surface absorbante (shitajiki), comme de la feutrine, où poser le papier.
Un dernier élément important complète le nécessaire du calligraphe et scelle son œuvre. Utilisé avec une pâte rouge vif, de forme carrée ou ronde, le sceau peut indiquer le nom de l’auteur, un pseudonyme ou retranscrire un court poème (motto). Selon sa finalité, il se placera à gauche des caractères calligraphiés pour un nom et / ou un pseudonyme, à droite pour les sceaux comportant un poème.
Les grands caractères de la calligraphie
Les calligraphies de caractères chinois, Kanji
Il s’agit de calligraphies écrites en trois caractères chinois ou toutes œuvres écrites à partir de poésies chinoises dans une écriture sigillaire, écriture des clercs, écriture cursive ou semi-cursive ou encore écriture régulière, dans un style original.
Les calligraphies de grands caractères, Daijisho
Il s’agit d’écrits comportant un ou deux caractères. Le charme du caractère est exprimé comme une forme d’art plastique avec une conscience forte des traits, de la couleur de l’encre, des espaces, etc. Ce genre est différent de l’ancienne expression kanji et correspond à un nouveau domaine de calligraphie.
La calligraphie en syllabaire japonais, Kana
Cette calligraphie se fond sur un style né à l’époque de Heian (794-1185) au Japon. Les lignes de liaison (qui rattachent les caractères entre eux), l’écriture éparpillée (caractères éparpillés sur le papier), l’encre plus ou moins sèche et forte, permettent d’exprimer la beauté du tracé et des espaces blancs.
Calligraphie de la gravure sur sceau, Tenkoku
L’œuvre est imprimée sur le papier en apposant une pâte à sceau sur de la pierre ou du bois où a été gravée une écriture sigillaire inversée. Selon le mode de gravure, on trouve des caractères qui apparaissent « vermillon » (shubun) ou blancs (hakubun). Ces gravures sont réalisées dans un monde de quelques centimètres carrés, avec une conscience artistique très forte. Elles connaissent beaucoup de succès en tant que « fine fleur de l’art oriental ».
Poèmes modernes, Kindai Shibunsho
Cette calligraphie prend pour matériau des poèmes ou des phrases japonaises. Par sa quête de l’harmonie entre les Kanji et les Kana (aussi bien hiragana que katakana), par sa lisibilité, ses formes diverses d’expression, elle est particulièrement perçue par un large public et bien représentée dans les expositions de ce type.
Caractères gravés, Kokuji
Cette calligraphie est gravée sur du bambou ou du bois. En étant sculptée ainsi, contrairement à la calligraphie classique, l’écriture prend du relief. On trouve également des œuvres colorées et étroitement liées à l’artisanat et à la sculpture.
La calligraphie d’avant-garde, zen.ei shodo
Radicalement différente de la calligraphie exécutée jusqu’alors, et recevant également l’influence de la peinture abstraite occidentale, la calligraphie d’avant-garde cherche une expression libre et abstraite, sans s’attacher au caractère qui lui sert de matériau, en accordant une grande importance à l’image présente dans l’esprit de l’artiste. Cette dernière catégorie est propre à l’exposition et demeure à la pointe de l’art contemporain.
Le développement de la calligraphie japonaise
La Calligraphie au même titre que la peinture est considérée au Japon comme un art « plastique ». Elle trouva son origine dès l’introduction de caractères chinois dans l’archipel, au 1er siècle de notre ère et connut un important développement au moment de l’arrivée du Bouddhisme au VIe siècle.
La mixité des caractères chinois et japonais, imprègne cet art créatif, à la fois expression de beauté sur un plan visuel et spirituel puis reflet de sa propre histoire culturelle.
Tout en acquérant la maîtrise des calligraphes chinois qu’ils étudiaient, les japonais en perfectionnaient le style, créant ainsi de nouvelles formes d’orthographes (idéogrammes) dégageant une plus grande émotivité et l’insaisissable esthétique d’un univers parfois hautement sensoriel:
Kaisho - Une ligne est écrite l’une après l’autre. Les lignes sont écrites distinctement, assurément. Les signes sont précis, à gauche et de forme carrée. Ce style convenait plus particulièrement à l’écriture des traités historiques.
Gyosho - (semi-italique). L’orthographe est plus rapide. Les lignes harmonieuses, arrondies.
Sosho - (italique). L’orthographe est précipitée par quelques mouvements. Les lignes sont rapides, le style enlevé, aérien. La calligraphie Japonaise est l’un des arts les plus estimés du Japon, formée d’une constellation de lignes artistiques -au même titre que la peinture chez nous, chargée d’un supplément d’âme : le sens philosophique.
Le maître crée l’harmonie et la beauté par le pinceau trempé à l’encre de Chine qu’il couche sur le papier blanc.
Dans la calligraphie japonaise rien n’est laissé au hasard : la ligne et le point sont de même importance, l’amorce du geste, la direction, la forme et la fin des lignes, l’équilibre entre la composition, les éléments et l’espace vide sont très chargés symboliquement, retranscriptions inépuisables de moments poétiques pris sur le vif.
La calligraphie ou les « signes du bonheur » :
La calligraphie Japonaise incarne non seulement la beauté mais revêt également une signification souvent plus complexe que le seul sens circonscrit dans l’idéogramme, harmonieux, proportionnel et équilibré. Une harmonie et une élégance des lignes hautement sensorielles créant une jouissance esthétique se voulant également l’écho d’une sagesse millénaire. Chaque ligne exprime ainsi un sens et chaque mouvement du pinceau incarne une forme de beau. Comme la vie dont ils en incarnent le souffle, les « signes » ne disent pas tout.
Les habitants de l’archipel pensent même que les idéogrammes comportent une dimension « sacrée ». Souvent considéré comme une « lettre du Ciel », le signe calligraphique porte en lui-même, une charge énergétique. Le travail du calligraphe mêle les pensées d’un univers formé de sensations, d’impressions, de rêveries, de représentations d’êtres aimés, de joie et de bonheur, de toutes les beautés d’une esthétique fuyante, réelle, irréelle, surnaturelles qui inonderait nos vies et où tout aurait son importance.
La calligraphie japonaise est un dérivé des pratiques du Zen, au même titre que l’art de la cérémonie de thé, l’ikebana, l’escrime japonaise (kendo) et autres arts de combat (budo). La transmission des symboles calligraphiques se fait par le truchement au pinceau sur le papier de signes noirs sur fond blanc, porteurs des notions féminines et masculines (Yin et Yang), dans un style inspiré de l’instant, au cœur d’une esthétique où l’ombre prime sur la lumière…
Il y a une voie de la calligraphie Shodo - Sho signifie la calligraphie et do la voie- menant vers la compréhension du sens de la vie et des vérités éternelles, comme autrefois celle des samouraïs (bushido), des arts de combat (budo) ou encore du thé (thé-do et autres). Etudiée par les aristocrates japonais et les samouraïs, les maîtres en arts martiaux transcrivaient par le pinceau les idéogrammes laissant transparaître la force du maître.
La calligraphie est également fortement corrélée à la cérémonie de thé dont les maîtres étudient les subtilités aussi soigneusement et intensément que celles du breuvage, reflets mouvants d’une culture japonaise toujours aux prises avec un espace faits « d’entre-deux», que forme une mosaïque de silences dans une sorte de dynamique tranquille…Visite en France, l’abbaye sur la mer,2012 - Andô Hôson - Catégorie Caractères gravés
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48 x 150 cm
© Mainichi Shodokai /OTANI Ichiro
Sankashû (Recueil de la montagne maison),2013 - KOYAMA Yasuko
Papier et encre
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Hachiro Kanno, un calligraphe contemporain
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Un miroir ne triche pas, il réfléchie notre propre être, notre propre moi. Après tout, tant que nous ne sommes pas vus une première fois dans un miroir, comment sait-on qu'on est nous? N'avez vous jamais vu l'interrogation de votre animal de compagnie lorsqu'il regarde son reflet?
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