La vidéo met en scène près de 400 000 galaxies cartographiées par le SDSS. Le voyageur passe ainsi plus ou moins près de ces galaxies qui se trouvent loin de la Voie Lactée. On discerne bien l'agencement des galaxies en amas qui s'agrègent en filaments. Cette vidéo montre de manière assez réaliste la structure de l'Univers.
Les galaxies à noyau actif ne sont pas les seules à se distinguer. Certaines galaxies ont des propriétés particulières du fait de leurs interactions avec des congénères. En effet, la plupart des galaxies ne sont pas isolées dans l’espace, mais font partie d’amas de galaxies. Dans ces conditions, l’attraction gravitationnelle aidant, la rencontre entre deux galaxies est un phénomène relativement courant.
Ainsi, par exemple, les deux galaxies les plus proches de la Voie Lactée, les Nuages de Magellan, sont en train de tomber sur nous et devraient être absorbées d’ici quelques milliards d’années. De même, la galaxie d’Andromède devrait finir par entrer en collision avec la nôtre dans moins de dix milliards d’années.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la collision de deux galaxies ne donne pas lieu à une grande catastrophe cosmique. La probabilité de rencontre entre deux étoiles est tellement faible que les galaxies passent simplement l’une à travers l’autre. Mais, s’il n’y a pas d’effet majeur sur les étoiles, il y en a un sur la forme globale des galaxies. L’interaction gravitationnelle donne lieu à d’intenses forces de marée qui déforment les galaxies et altèrent complètement leur morphologie.
Ainsi, par exemple, les simulations numériques de telles rencontres montrent que le résultat peut être la création de bras spiraux dans l’une ou l’autre des galaxies. Dans certains cas, lorsque la rencontre se fait à une vitesse relativement lente, les deux galaxies perdent leur individualité et n’en forment plus qu’une. On parle alors de fusion plutôt que de collision.
Collision entre les deux galaxies spirales NGC 2207 (à gauche) et IC 2163 (à droite). Cette dernière est déjà très déformée par la rencontre et perd rapidement des étoiles et du gaz.
Un phénomène associé aux interactions de galaxies est celui des flambées de formation d’étoiles (starburst en anglais). Le satellite IRAS détecta en 1983 de nombreux sources caractérisées par une très forte luminosité dans l’infrarouge, chacune avec une puissance totale semblable à celle d’un quasar. Les images de ces objets montrèrent qu’il s’agissait de galaxies spirales en interaction. L’émission infrarouge était localisée au centre de ces galaxies, mais dans une région d’une taille de plusieurs milliers d’années-lumière, bien plus grande que pour les galaxies à noyau actif.
Une étude plus poussée de ces galaxies a permis de mieux comprendre les phénomènes en jeu. Les régions centrales de ces galaxies sont le lieu d’une formation d’étoiles intense et rapide. Celles-ci ne sont pas visibles, car encore enveloppées dans leurs nuages moléculaires, mais la poussière de ces nuages absorbe le rayonnement ultraviolet des étoiles et le réémet sous forme infrarouge.
La masse de gaz transformée en étoiles et la rapidité de la formation sont bien plus grandes que dans une galaxie comme la nôtre. A ce rythme, les flambées de formation d’étoiles ne peuvent durer que quelques dizaines de millions d’années, ce qui est très court par rapport à l’âge des galaxies.
Bien qu’il soit en gros compris, le phénomène des flambées de formation d’étoiles pose encore de nombreux problèmes, en particulier quant à sa cause. L’hypothèse la plus probable est que lors d’une interaction entre galaxies les forces de marée conduisent à l’accumulation de grandes quantités de gaz dans les régions centrales et déclenchent l’effondrement gravitationnel qui conduit aux étoiles. Un autre problème important est celui du lien possible entre flambée de formation d’étoiles et présence d’un noyau actif.
Les groupes et amas de galaxies
Un aspect très important de l’astronome extragalactique est l’étude de la répartition des galaxies dans l’Univers. Dès les premières observations de nébuleuses, les astronomes se rendirent compte que la distribution des galaxies n’était pas du tout homogène. Au contraire, celles-ci ont une forte tendance à se regrouper pour former des ensembles dont la population et la taille sont très variables. On classe ces regroupements en deux catégories : un groupe lorsque l’ensemble comporte moins d’une centaine de membres et un amas au-dessus de ce seuil.
L’amas de galaxies Abell 1689 situé à 2 milliards d’années-lumière de nous dans la constellation de la Vierge.
Le Groupe Local
La Voie Lactée est elle-même membre d’un groupe d’une cinquantaine de galaxies que l’on appelle le Groupe Local et dont la taille atteint dix millions d’années-lumière. Ce groupe est dominé par deux galaxies spirales massives, notre Voie lactée et la galaxie d’Andromède, séparées d’environ 2,5 millions d’années-lumière. La plupart des autres galaxies du Groupe Local se concentrent autour des deux premières, ce qui donne à l’ensemble une structure dipolaire.
Près de la Voie Lactée, on trouve en particulier les Grand et Petit Nuages de Magellan, deux galaxies irrégulières respectivement à 180.000 et 210.000 années-lumière. Du côté d’Andromède, apparaît une troisième spirale, celle du Triangle, à 2,6 millions d’années-lumière de nous. En plus des cinq galaxies précédemment citées, on trouve plus d’une cinquantaine de galaxies moins massives, donc moins faciles à observer, en particulier une grande proportion de galaxies elliptiques naines et quelques irrégulières.
Les amas de galaxies
En s’éloignant du Groupe Local, on rencontre d’autres groupes de galaxies comme le nôtre, mais aussi des ensembles beaucoup plus grands, les amas de galaxies, qui peuvent compter des milliers de membres. Le plus proche du Groupe Local est l’amas de la Vierge. Il est situé à 50 millions d’années-lumière, contient plus de 2000 galaxies visibles depuis la Terre, de tous les types possibles, et possède un diamètre de l’ordre de 15 millions d’années-lumière. La forme globale de l’ensemble n’étant pas bien définie, on le qualifie d’amas irrégulier.
Certains amas présentent une distribution mieux définie, par exemple sphérique, et l’on parle alors d’amas régulier. Le plus proche de la Voie Lactée est l’amas de Coma, situé à 320 millions d’années-lumière. Il contient plus de mille membres visibles, presque uniquement des galaxies elliptiques ou lenticulaires, et possède un diamètre d’environ 20 millions d’années-lumière.
Notons que le nombre de galaxies indiqué précédemment ne concernent que les galaxies observables depuis la Terre. Ces amas contiennent comme le Groupe Local des galaxies irrégulières ou elliptiques naines, qui sont trop peu lumineuses pour être observées. Elles existent néanmoins et portent la population de ces amas à plusieurs milliers de membres, voire plus de dix mille.
Un autre point commun de ces amas est la présence en leur centre de galaxies elliptiques géantes, trois pour la Vierge, deux pour Coma. Ces galaxies sont le fruit de ce que l’on appelle le cannibalisme galactique. En effet, autour de ces géantes gravite une nuée de galaxies ordinaires. Lorsque l’une d’elles s’approche trop près de la galaxie centrale, elle ne peut pas échapper à son attraction gravitationnelle et se fait avaler. Avec le temps, les galaxies centrales accumulent de plus en plus de matière et finissent par atteindre des tailles gigantesques.
Un gaz extrêmement chaud
Une partie de notre connaissance des amas de galaxies vient des observations dans les rayons X. Celles-ci ont mis en évidence la présence de grandes quantités de gaz à des températures de l’ordre de 100 millions de degrés. Dans les amas irréguliers, ce gaz est nettement associé aux galaxies, alors que dans les amas réguliers, il emplit tout l’amas. Ceci montre que les amas réguliers ont été le siège de nombreuses interactions entre galaxies, qui ont peu à peu dispersé le gaz de façon homogène.
Dans tous les cas, l’émission de rayons X s’accompagne d’une perte d’énergie pour le gaz, qui se traduit par une chute de celui-ci vers le centre de l’amas et la naissance de ce que l’on appelle des courants gazeux chauds. Cet afflux de gaz donne alors naissance à des nuages d’hydrogène, provoque la formation d’étoiles peu massives, et contribue de façon significative à la masse des galaxies géantes centrales.
La voie lactée et la galaxie d'andromède sont les deux galaxies les plus grosses de notre ama. Elles sont inexorablement attirées l'une vers l'autre à la vitesse de 275 Km/s. A cette vitesse, les deux galaxies entrerons en collision dans 4 à 5 milliards d'années. John Dubinski a simulé, sur un des ordinateur les plus puissants, cette collision.
Un satellite naturel est un objet qui orbite autour d'une planète ou d'un autre objet plus grand que lui-même et qui n'est pas d'origine humaine, par opposition aux satellites artificiels. De tels objets sont également appelés lunes, par analogie avec la Lune, le satellite naturel de la Terre. Techniquement, le terme pourrait s'appliquer à une planète orbitant une étoile, ou même une étoile orbitant un centre galactique, mais une telle utilisation est rare. En temps normal, il désigne les satellites naturels des planètes, planètes naines et petits corps.
Origine
On suppose que les satellites naturels orbitant relativement proches d'une planète sur une orbite prograde se sont formés dans la même région du disque protoplanétaire à l'origine de cette planète. Par opposition, les satellites irréguliers (orbitant généralement sur des orbites distantes, inclinées, excentriques ou rétrogrades) seraient des objets étrangers capturés et éventuellement fragmentés lors de collisions. Il existe des exceptions ou des variations à ce modèle standard de formation. En particulier, les couples Terre-Lune et peut-être Pluton-Charon tireraient leur origine de la collision de deux grands objets proto-planétaires. La matière éjectée en orbite autour du corps central aurait alors formé un ou plusieurs objets par accrétion. On pense par ailleurs que les satellites d'astéroïdes se forment principalement par ce processus.
Définition
Le terme de « satellite » ne possède pas de définition scientifique précise. En particulier, l'existence de couples Pluton-Charon et Terre-Lune, où le rapport des masses entre le corps central et son satellite n'est pas aussi prononcé que dans la plupart des autres systèmes, rend difficile la détermination d'une limite séparant un système satellitaire d'une planète double. Une définition commune suppose qu'un système satellitaire doit posséder un barycentre situé sous la surface du corps le plus large, mais elle n'est pas officielle et reste arbitraire. À l'autre bout de l'échelle, les systèmes annulaires autour des géantes gazeuses du système solaire sont composés de petits morceaux de glace et de roche et il n'existe aucune limite définissant une taille à partir de laquelle un tel morceau est suffisamment grand pour être considéré comme un satellite à part entière.
Terminologie
Le premier satellite naturel connu était la Lune. Jusqu'à la découverte des satellites galiléens en 1610, aucune occasion ne s'était donc présentée pour caractériser de tels objets. Galilée choisit pour sa part le terme latin planetæ (« planètes ») pour les désigner. C'est Képler qui les nommera "satellites" en 1611, du latin satelles signifiant « gardien » ou « compagnon », le satellite semblant accompagner la planète dans ses déplacements. Christiaan Huygens, le découvreur de Titan, fut le premier à utiliser le terme « lune » pour ce type d'objet, appelant Titan Luna Saturni ou Luna Saturnia (« la lune de Saturne » ou « la lune saturnienne »). Au fil des découvertes, le terme fut abandonné ; Jean-Dominique Cassini utilisait parfois le terme de « planètes » pour ses découvertes, mais plus souvent celui de « satellites ». Le terme de « satellite » devint la norme pour décrire un objet en orbite autour d'une planète, permettant d'éviter l'ambiguïté de « lune ». Cependant, en 1957, le lancement de Spoutnik 1, le premier objet artificiel en orbite autour de la Terre, rendit nécessaire la distinction entre les satellites artificiels et les satellites naturels. Le terme simple de « satellite » tendit à désigner principalement les objets artificiels et le terme « lune » fut à nouveau souvent employé ; mais, par exemple, on appelle toujours 'satellite" les nouveaux corps détectés autour des planètes géantes du système solaire (leur désignation provisoire est "S" suivi d'un numéro) ou des astéroïdes.
Lunes du système solaire
Voici une image de la lune, satellite naturel de la Terre
Mode de formation :
Accrétion :
Lors de la formation d’une planète, on retrouve des morceaux de roches, des poussières de glace et des gaz tourbillonnants en forme de disque autour. Les bouts de roches s’agglutinent pour former un grumeau, qui sous les chocs d’autres fragments rocheux crée une sphère de roche qui grossit et absorbe les éventuels grumeaux voisins. Elle finit par dominer le disque et reste seule en orbite, donnant naissance à un satellite.
Capture :
Cas le plus rencontré: il faut que deux astéroïdes (rarement un seul), gravitant l’un près de l’autre s'approchent suffisamment d'une planète pour que son champ gravitationnel ne soit pas négligeable. Dès lors, l'astéroïde le plus proche ou le plus lourd1 de la planète se retrouve happé dans le champ gravitationnel de cette dernière. Sa trajectoire est alors modifiée par la force de l’attraction de l’astre qui s'ajoute aux autres forces exercées sur celui-ci (inertie, attraction de l'autre astéroïde, etc.). Si l’attirance de l’astre est la plus forte, la liaison entre les deux astéroïdes cède, le jumeau reçoit ainsi une impulsion d’énergie et file dans l’espace tandis que l’autre astéroïde commence son premier tour d’orbite ainsi que sa vie de satellite.
Collision :
Dernier cas, qui est aussi le plus rare: il se produit lorsque qu’un astéroïde de taille monstrueuse heurte une planète. Lors de ce choc titanesque, un panache de matière jailli de l’impact, contenant roche et même des fragments du noyau de la planète. Cette matière va s’agglomérer, formant un nouveau corps. Mais ce dernier trop lourd à cause de la masse métallique extrait du noyau de la planète, chute à nouveau et va percuter une seconde fois la planète. Cette fois, la partie arrachée du noyau se fond quasi-totalement avec celui de la planète. Le panache ainsi formé sera donc exempt de particule métallique, plus lourde. Ce dernier va tout de même se scinder en deux, une partie retournera à l’astre, l’autre commencera une orbite. Cette matière va s’agglomérer de façon à créer un nouveau satellite. Toute cette séquence peut prendre seulement vingt-quatre heures.
Il existe des exceptions ou des variations à ce modèle standard de formation. En particulier, les couples Terre-Lune et peut-être Pluton-Charon tireraient leur origine de la collision de deux grands objets proto-planétaires. La matière éjectée en orbite autour du corps central aurait alors formé un ou plusieurs objets par accrétion. On pense par ailleurs que les satellites d'astéroïdes se forment principalement par ce processus.
Les premiers satellites découvert orbitant autour d'une planète (autre que La Terre) sont Io et Callisto et ont été découverts par Galilée le 07 janvier 1610. De nombreux satellites ont été découvert depuis autour de Mars, Jupiter, Sature, Uranus, Neptune, Pluton, Haumea et Éris. Au total nous connaissons 183 satellites orbitant autour d'une planète ou d'une planète naine.
Lunes et satellites naturels
La Lune
La Lune est le seul satellite naturel de la Terre. Mis à part la Terre, c’est aussi le seul objet céleste sur lequel les humains ont mis le pied jusqu’à présent. En effet, Niel Armstrong a enfoncé son pied gauche dans la surface lunaire le 21 juillet 1969, à 2h56. Ce faisant, il a prononcé la célèbre phrase : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité ». L’origine de la Lune est une collision entre la Terre en formation, qui n’était à l’époque qu’une énorme boule de feu, et un objet céleste aussi gros que la planète Mars. Cet impact a cassé la Terre en deux morceaux, et le plus petit des deux est devenu la Lune. La Lune a une gravité six fois plus faible que celle de la planète Terre. D’ailleurs, lorsque les astronautes marchaient sur la Lune, ils rebondissaient à chaque pas. Pour cette raison, la Lune n’a pas d’atmosphère à proprement parler, donc sa surface est constamment bombardée par les vents solaires. Justement, la surface de la Lune est composée essentiellement de cratères et de volcans éteints. On retrouve aussi des plaines plus sombres que le reste de la surface lunaire, appelées « mers » par nos ancêtres. Les taches sombres qui recouvrent la surface de la Lune ont été appelées à tort : « mers » par les premiers astronomes. En effet, c’est dans la mer de la Tranquillité que Niel Armstrong s’est posé avec son équipage. Malgré tout, il y a une minuscule quantité d’eau dans le sous-sol de la Lune [environ 500 ml pour une surface équivalente à celle d’un terrain de football].
Lunes deMars
Phobos et Deimos sont les deux satellites naturels de la planète Mars. Leurs noms viennent des mots grecs pour « peur » et « terreur », ce qui me semble parfaitement approprié pour les compagnons du dieu romain de la guerre. Deux théories différentes pourraient expliquer leur origine. Selon la première théorie, Phobos et Deimos viendraient d’une collision entre Mars et un objet céleste. Cette histoire ressemble beaucoup à l’origine de la Lune. La deuxième théorie, beaucoup plus plausible selon moi, stipule que Phobos et Deimos seraient en réalité deux astéroïdes qui ont été capturés par la gravité de Mars. Phobos a une forme presque ronde et un diamètre d’environ 22 km. Sa surface est constellée de cratères d’impact. Deimos est plus petit que Phobos et a une forme irrégulière, comme une arachide.
Lunes de Jupiter
Jupiter a 63 lunes. Parmi elles, on retrouve les quatre lunes galiléennes : Io, Ganymède, Europe et Callisto. Ces lunes sont appelées ainsi parce qu’elles ont été découvertes par Galilée. Io est un peu plus grande que la Lune. Io a une surface constellée de plus de 400 volcans actifs. On y retrouve donc plusieurs calderas remplies de lave. Cette lave est composée, entre autres, de sodium et de soufre en fusion. Le soufre, un minerai jaune qui est le principal responsable de l’odeur des œufs pourris, explique la couleur étrange d’Io. Soulignons également qu’Io a plusieurs geysers spectaculaires qui rejettent des gaz en fusion à 300 km de hauteur ! Pour sa part, Ganymède détient le record du plus grand satellite naturel du Système Solaire (5262,4 km de diamètre). Il est principalement composé de glace, et se démarque par le fait qu’il est le seul satellite naturel à posséder un champ magnétique. Europe est une lune recouverte de glace d’eau. Mis à part la Terre, c’est l’endroit du Système Solaire où la vie est la plus susceptible de se retrouver. En effet, la glace d’Europe est craquelée à plusieurs endroits, ce qui indique la présence probable d’un océan d’eau liquide en-dessous ! Cet océan abrite peut-être une forme de vie primitive, semblable à celle qu’on retrouve dans les cheminées hydrothermales de la Terre. Enfin, Callisto a une surface recouverte de rochers de glace atteignant une hauteur de 100 m. Il fait très froid sur toutes ces lunes : -110ºC !
Lunes de Saturne
Saturne a 62 lunes, dont Titan, Phoebe et Japet. Titan est le plus gros satellite de Saturne. C’est également le seul satellite naturel à posséder une atmosphère à proprement parler, composée de nitrogène à 98 % et de méthane à 2 %. Titan est également le seul astre autre que la Terre sur lequel on retrouve des grandes flaques de liquide. En effet, Titan a des lacs et des rivières semblables à celles de la Terre, à la différence que ceux-ci sont remplis de méthane liquide au lieu de l’eau. On y retrouve également des vallées creusées par les rivières de méthane et des canyons. Pour sa part, Phoebe a un diamètre de 200 km. Bizarrement, ce satellite orbite parmi les anneaux de Saturne, dans le sens contraire par-rapport aux autres satellites. Enfin, Japet a un diamètre de 1500 km. Tout comme Mercure, elle a toujours la même face orientée vers le Soleil, ce qui lui donne une apparence excentrique : un hémisphère clair et un hémisphère foncé.
Lunes d’Uranus
Uranus a 27 lunes. Les cinq plus grosses sont Miranda (diamètre de 236 km), Ariel, Umbriel, Titania et Oberon. Leur surface est faite de glace et de roche, avec un relief parsemé de montagnes et de cratères, comme les planètes naines. Miranda possède une falaise géante (6000 m de haut, plusieurs centaines de km de long) qui sépare littéralement la planète en deux. Cette falaise a probablement été formée par un impact entre Miranda et un astéroïde. L’impact fut assez violent pour couper Miranda en deux morceaux de taille à peu près égale, mais ces morceaux se sont éventuellement recollés ensemble à cause de la gravité. Depuis, Miranda porte cette magnifique cicatrice.
Lunes de Neptune
Neptune a 13 lunes. La plus grande d’entre elles est de loin Triton, qui est probablement un objet de la ceinture de Kuiper qui a été capturé par l’orbite de Neptune. En effet, la composition de Triton (glace de nitrogène, roche, métal) et son orbite excentrique rappelle celle de la planète naine Pluton. Triton porte le nom du dauphin qui accompagne Neptune, le dieu grec de l’eau, dans ses aventures.
Lunes de Pluton
Pluton possède trois satellites naturels, le plus grand étant Charon qui fut identifié dès 1978. Deux satellites plus petits nommés Hydra et Nix (connus jusqu'en juin 2006 par leurs désignations provisoires S/2005 P 1 et S/2005 P 2), ont été découverts en 2005.
Ensemble des astres soumis au champ de gravitation du Soleil. Le système solaire comprend des planètes [Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune par ordre d'éloignement au Soleil] en orbite autour du Soleil et leurs satellites et anneaux, des planètes naines (Pluton, Éris...) des astéroïdes, des comètes, des météorites des grains interplanétaires (comme ceux présents dans les anneaux de poussière responsable de la lumière zodiacale).
FORMATION DU SYSTEME SOLAIRE
Le Système solaire est né il y a 4,55 milliards d'années dans une nébuleuse solaire. Toutes les particules de cette nébuleuse, reste d'une supernova, se sont mises tranquillement à tourner et à s'attirer les unes les autres. A force de tourner, ce nuage s'est échauffé et au centre, la matière s'est contractée sur elle-même, ce qui a donné naissance à une étoile, notre Soleil.
Les abords de l'étoile étaient à des températures élevées mais les régions lointaines du disque étaient dans un froid glacial. Donc près du Soleil seul les silicates ont pu exister à l'état solide et bien plus loin avec le froid tout a gelé, les grains de poussière été enrobés de glace. La frontière entre les températures élevées et le froid glacial devait être la ceinture d'astéroïdes.
A environ un million d'années les noyaux des planètes géantes se sont formés. Puis ils ont attiré le gaz qui restant dans la nébuleuse. Si les planètes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) ont une taille décroissante par rapport à leur distance du Soleil, c'est que le disque de la nébuleuse est de moins en moins dense à mesure que l'on s'éloigne du Soleil, donc Saturne dispose de moins de gaz que Jupiter, Uranus moins que Saturne, et Neptune moins qu'Uranus.
En même temps le disque qui entourait le Soleil s'est refroidi et ainsi dans la zone où la température était élevée sont nées des planétoïdes sur orbites. Tous ces fragments se sont collés les uns les autres et ont formé les planètes.
Pendant au moins un milliard d'années, ces corps ont été soumis à un bombardement très violent de météorites, restes de la nébuleuse, ce qui a formé la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter et celle de Kuiper, au-delà de Neptune.
1er une nébuleuse solaire s'éffondre sous son propre poids
2ème la nébuleuse prend progressivement la forme d'un disque aplatit en rotation
3ème sous l'effet de leurs collisions mutuelles, les grains engendrent de petits planétoïdes de dimensions kilomètres.
4ème la formation d'embryons planétaires d'environs 1 000 km de diamètre a lieu et le Soleil s'est condensé dans la partie centrale.
Composition du Système Solaire
Le Soleil renferme 99,85% de toute la matière du système solaire. Les planètes, qui sont formées à partir du même disque de matériel qui forme le Soleil, contiennent seulement 0,135% de la masse du système solaire. Jupiter contient plus que deux fois la matière de toutes les autres planètes misent ensembles. Les satellites des planètes, les comètes, les astéroïdes, les météorites et le milieu interplanétaire constituent le 0,015% qui reste. La table suivante est une liste de la répartition de la masse à l'intérieur du système solaire.
Presque tout le volume du sytème solaire a l'air d'être vide. Loin d'être le néant, ce vide "d'espace" comprend le milieu interplanétaire. Le milieu interplanétaire inclut des formes d'énergies variées et au moins 2 constituants : la poussière interplanétaire et le gaz interplanétaire. La poussière interplanétaire consiste en des particules solides microscopiques. Le gaz interplanétaire, que l'on appelle aussi plasma, est un très mince courant de gaz et de particules chargées, pour la plupart, de protons et d'électrons. Ce courant provient du Soleil et est appelé le vent solaire.
L'héliosphère étudié par les sondes Pioneer 10 et 11 et les sondes Voyager 1 et 2.
Le vent solaire peut être mesuré par engin spatial et il a un grand effet sur la queue des comètes. Il a aussi un effet mesurable sur le mouvement des engins spatiaux. La vitesse du vent solaire est d'environ 400 kilomètres (250 miles) par seconde près de l'orbite de la terre. Le point où le vent solaire rencontre le milieu interstellaire, qui est le vent solaire d'autres étoiles, est appelé héliopause. L'héliopause est, en théorie, une limite à peu près circulaire ou à la forme d'une goutte d'eau, faisant, à environ 100 AU du Soleil, le tour de celui-ci. L'espace à l'intérieur de la limite de l'héliopause, contient le Soleil et le système solaire, il fait référence à l'héliosphère.
Le champ magnétique solaire se prolonge vers l'extérieur de l'espace interplanétaire ; il peut être mesuré sur Terre ou par un engin spatial. Le champ magnétique solaire est le champ magnétique dominant des régions interplanétaires du Système Solaire, excepté dans l'environnement immédiat des planètes qui ont leur propre champ magnétique.
COMPOSITION
Le Système solaire est composé d'une étoile, le Soleil, de huit planètes depuis le 24/08/2006 [après que l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) a décidé à Prague de déchoir Pluton de son statut de planète], de cent cinquante neuf satellites gravitant autour de ces planètes et de nombreux petits astres appelés astéroïdes, comètes, objets transneptuniens.... Le Soleil, coeur du Système solaire, représente 99,90 % de la masse de l'ensemble.
Les planètes sont des corps non lumineux qui gravitent autour du Soleil.
SITUATION
Le Système solaire est situé à l'avant-bras de notre galaxie, la Voie lactée, qui mesure
100_000 années lumière et compte un nombre inimaginable d'étoiles. Tout comme les autres étoiles, le Soleil toune autour du coeur de la Voie lactée.
Le trajet du Soleil dans la Voie lactée.
Le Soleil tourne autour de la Voie-Lactée, à 240 km/s. Actuellement à une distance de 27_000 années lumière du centre, il faut au Système Solaire 250 millions d'années pour accomplir un tour autour du coeur de la Voie-Lactée. Mais en plus le Soleil plonge et remonte comme une vague. Il est à 48 années lumière au dessus du plan et en phase ascendante à la vitesse de 7 km/s. Tous les 30 millions d'années le Soleil traverse le plan de la Voie-Lactée. C'est lorsqu'il traverse les bras de la galaxie qu'il s'expose à subir des ondes de choc de supernova ou de nuage de gaz. Toutes les extinctions sur Terre ont justement eues lieu quand la Terre traversé un des bras galactique.
Dans un post précédent je vous ai parlé des LUNES gravitant autour des planètes de notre système solaire . Passons dès à présent aux planètes par elles-même !
Quelle est l'origine des noms des planètes ?
Les noms des planètes tirent généralement leur origine de la mythologie romaine et possèdent leur pendant du coté de la mythologie grecque.
Nous donnons dans le tableau ci-dessous les origines mythologiques :
Mercure : Dieu du commerce et des voyageurs [O.R ] Hermès [N.G ]
Mercure avait pour père Jupiter, roi de l’Olympe, dieu des Lois et de l’Intuition qui éclaire, et pour mère, Maïa, qui personnifie l’Eveil du printemps et symbolise en quelque sorte l’extériorisation du moi, sa projection dans le monde extérieur.
A peine né, profitant d’une minute d’inattention de sa mère, Maïa, Mercure enjamba le berceau et s’en alla se promener pour voir le vaste monde.
Il décide de voler le troupeau de génisses d’Apollon. Et pour faire disparaître les traces de leurs pas, il fabrique des sandales en écorce dont il chausse les pattes des vaches.
Il tua deux génisses et avec leur peau fabriqua des cordes pour un nouvel instrument de son invention : la lyre, dont il parvient à tirer des mélodies extraordinaires.
Apollon découvre Mercure dans une caverne et l’emmène auprès de Zeus-Jupiter devant le conseil de l’Olympe où, après s’être brillamment défendu, il avoue tout. Tout le monde lui pardonne, séduit par son charme, sa vivacité et ses talents de musicien.
« Donne-moi la lyre de tortue », dit Apollon, « et je te laisse les génisses. » En réponse, Mercure coupe quelques tiges de roseau et, pour remplacer la lyre, il fabrique une flûte dont il joue un solo étourdissant.
Et Jupiter l’admit dans l’Olympe où il devint le messager des dieux. Les insignes de son grade étaient un casque rond (symbole de puissance) et des sandalettes ailées (symbole d’élévation). Puis Jupiter lui donna une houlette spéciale de messager, avec des rubans blancs.
Mercure devient le patron des marchands, des juristes, des intellectuels, et aussi des voleurs.
Venus : Déesse de la végétation et de l'amour [O.R ] Aphrodite [ N.G ]
Aphrodite est née d'Ouranos, lorsque Cronos lui trancha ses parties génitales. Elle est considérée comme la plus attirante et belle déesse.
Son rôle est de susciter l'amour chez tous : les hommes comme les dieux. Plusieurs divinités furent victimes de sa magie. Son pouvoir est tel que la déesse elle-même en fut touchée.
Elle n'est pas une olympienne, mais s'y rend très fréquemment. Zeus l'a donna à Héphaïstos, le dieu laid et boiteux ; puis très rapidement, Aphrodite en aimera un autre : Arès.
De leur union naquirent cinq enfants : Harmonie, Eros, Anteros, Deimos (la Crainte) et Phobos (la Peur).
Cependant, Arès ne fut pas son seul amant. D'Hermès elle enfanta Hermaphrodite, de Dionysos : Priape. Puis elle eut une aventure avec Poséidon qui ne laissa pas de descendant.
Elle eut, aussi, une relation privée avec un humain, Anchise ; ainsi naquit Enée. Afin d’attirer cet homme, Aphrodite se présenta comme une princesse ; car tout mortel qui aime une divinité meurt aussitôt d'un vieillissement précoce. Le lendemain de leurs ébats, la déesse se révéla sous sa vraie nature et lui demanda de taire leur aventure. Mais un jour, ivre, Anchise dévoila cette histoire à un interlocuteur qui se trouva être Zeus. Furieux, le roi des dieux le punit en le rendant boiteux et aveugle.
Malgré le fait qu'elle soit volage, Aphrodite est extrêmement jalouse. Ainsi, elle rendit Eos éternellement amoureuse d'Arès ; elle fit endurer les pires épreuves à Psyché, jalouse de sa très grande beauté. Néanmoins, elle est très soucieuse de ceux qui la vénèrent et de ceux qu'elle a juré de protéger.
Elle avait pour attributs le myrte, la rose; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe.
Elle avait aussi une ceinture magique, (le ceste) cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prêtait parfois à Héra pour raviver l'amour de son époux volage.
C’est pourquoi, on la considère comme symbolisant la beauté et l’amour et tout ce qui s’y rapporte : l’harmonie et l’équilibre (formes, sons, couleurs, parfums, etc...) donc l’art par extension ainsi que la gaité, la douceur, les caresses, l’union charnel mais aussi l’amour sentiment.
Apprenant que Zeus était de connivence avec Pluton et qu’il lui avait menti, Déméter arrêta la végétation : la terre devint stérile, les hommes se trouvèrent menacés.
La ténacité de Déméter entraîna la conclusion d’un compromis : chaque année Proserpine passerait trois mois dans les enfers, royaume de Pluton, et neuf mois sur terre, avec sa mère. Déméter consentit alors à lever sa malédiction.
De retour dans l’Olympe, Déméter confia un épi de blé à Triptolème, pour qu’il enseigne aux hommes les semailles et l’agriculture.
Au mariage de Cadmos, Déméter s’éprit de Lasos, avec lequel elle alla s’unir ouvertement dans un champ trois fois labouré.
Mars : Dieu de la guerre [ O.R ] Arès [ N.G ]
Les aventures de Mars [nombreuses et souvent pittoresques] en ont fait la représentation de la virilité, de l’amant. C’est pourquoi, on le considère comme symbolisant la violence, l’action, le conflit, la bravoure.
Fils de Zeus et de Héra, Arès est le dieu la guerre, de la destruction, de la brutalité et du carnage. C'est la seule divinité à aller sur les champs de batailles pour combattre. Il s'y rend avec ses enfants Deimos (la terreur) et Phobos (la peur). Enyo la déesse des batailles ; Eris la déesse de la Discorde se joignent souvent à eux. Lors des guerres, les causes du conflit ne le touchent pas ; il peut changer de camp sans aucun scrupule. Seuls,les combats et le sang qui coule l'intéressent.
De stature colossale, il est armé d'une puissante lance et d'un bouclier de cuir, vêtu d'une armure d'airain et porte un casque à longue crinière. Malgré son imposante carrure, Arès est très rapide, bousculant et écrasant tout ce qui se trouve sur son passage. Son cri de guerre, qu'il pousse pour terroriser ses ennemis est Alalè alala.
Les attributs de Mars sont la lance, instrument de combat et de mort qui confère l’autorité, et la torche, symbole du feu purificateur et d’illumination.
A cause de sa personnalité rustre et sanguinaire, les autres dieux détestent Arès, y compris ses parents. Zeus est répugné par les rêves de son fils qui sont uniquement de combats et de carnages et Héra désapprouve souvent les choix d'Arès, comme de soutenir les troyens pendant la Guerre de Troie par exemple.
Sa plus grande rivale est Athéna, également déesse de la guerre. Alors qu'Athéna, très réfléchie, incarne les aspects positifs de la guerre, Arès en représente tous les aspects négatifs, souvent trop pressé de se battre. Bien qu'il soit le dieu des combats, il n'est pas celui de la victoire et connait plusieurs défaites, dont deux contre Héraclès en combat singulier, une contre Athéna qui l'assomma avec une pierre et une autre contre les Aloades qui l'enchainèrent à un pot de bronze, pour avoir tuer Adonis. A plusieurs reprises, il fut emmené sur l'Olympe dans un triste état pour y être soigné. Bien que Zeus ne le porte pas dans son cœur, selon lui un dieu ne doit pas mourir et Arès fut donc sauvé à chaque fois.
Arès a cependant une personne qui l'aime : Aphrodite, la déesse de l'Amour, mariée à Héphaïstos. Elle en fait son amant et lui donne Deimos et Phobos. Mais ils furent dénoncés par Hélios le soleil. Héphaïstos, le dieu trompé leur tendit un piège en les enfermant dans un filet invisible et indéchirable ; puis il les exposa ensuite devant tous les autres dieux qui en rirent aux éclats. Après cela, Arès s'exila dans ses terres en Thrace.
Aphrodite ne fut pas sa seule conquête, Arès ayant la même ardeur dans ses aventures que pour le combat. Parmi ses autres enfants, on peut citer les Amazones, les célèbres femmes guerrières et Alcippe qu'il eut avec Aglauros.
Peuple combattif et guerrier, les thraces vouent un grand culte au dieu, mais c'est principalement à Sparte qu'il est le plus vénéré. Les spartiates lui ont bâti l'Arès Théritas, un sanctuaire qui lui est dédié.
Très populaire dans la mythologie romaine, considéré comme le dieu le plus important après Jupiter. Le premier mois de l'année romaine fut nommé de son nom, avant que janvier devienne le premier. Mars, le mois de la reprise des guerres après l'hiver. Début du printemps aussi, dieu de la jeunesse et des récoltes. On comprend leur importance dans la Rome antique. Les fondateurs de Rome, Romulus et Remus, sont les fils de Mars.
Jupiter : Dieu de la foudre et du tonnerre [ O.R ] Zeus [ N.G ]
Jupiter représente une immense évolution par rapport à Saturne ; alors que ce dernier subissait avec haine et rancune une loi dure et inflexible, Jupiter, par sa Sagesse, a cassé la malédiction et donné ainsi, libre cours à son amour de la vie ; cet accès à la Sagesse fait de lui le fondateur de toute religion et autre mouvement à tendance spiritualiste et lui donne Majesté, Grandeur, Autorité et Puissance.
Zeus-Jupiter, roi de l’Olympe, est le dieu de la Lumière, du Ciel clair et de la Foudre :
dispensateur des biens et des maux, il veille sur le bon ordre des mondes terrestres et célestes. Il commande aux étoiles et à toute la terre ; il prononce les oracles, établit les lois et, avec la foudre, fait régner la justice.
Fils de Cronos (Saturne) qui dévorait ses enfants à leur naissance, Zeus échappa au sort de ses frères, grâce à Rhéa sa mère. Pour sauver son enfant, elle donna une pierre enveloppée de langes à Saturne, qui la mangea en la prenant pour son fils. Confié aux nymphes, il fut nourri de lait et de miel.
Arrivé à l’âge adulte, Zeus voulut s’emparer du pouvoir de Cronos. Mais avant, il demanda conseil à Métis (la Prudence), qui lui donna une drogue à laquelle Cronos dut vomir tous les enfants (ses désirs refoulés) qu’il avait incorporés.
Après une longue lutte, qu’on nomma la titanomachie, Zeus, aidé des Cyclopes (les forces instinctives et passionnelles) qui l’avaient libérés du Tartare, vainquit Cronos et les Titans (désirs d’ambition et de domination), qu’il chassa du ciel.
Mais les géants protestent et, voulant venger les Titans, ils attaquent Zeus dans une lutte qu’on appela la gigantomachie. Pour les vaincre, Zeus fait appel à un homme : Héraclès.
Mais la lutte la plus dure fut celle qu’il dut entreprendre contre Typhon, « le fléau des mortels » ; monstre à forme mi-humaine mi-bestiale, il symbolisait l’urgence des désirs se déchaînant contre la sagesse.
Nombreuses furent les amours de Zeus ; parmi elles, il faut compter Thémis, la déesse des lois avec laquelle il engendra les « Heures » : Discipline, Justice et Paix, qui assurent le maintien de la société, et les Moires ou les Parques, qui personnifient le destin.
Possesseur de la Foudre, Zeus gronde contre les autres dieux ou les mortels qui manquent à leurs devoirs.
Cronos était le fils de Gaïa (la Terre) et d'Ouranos (Le Ciel), leurs enfants furent les Titans et les Titanides. Cronos était donc un Titan. Cronos épousa sa soeur Rhéa et devint le roi des Titans.
Il prit la place de son père sur le trône et devint aussi violent que lui. Il emprisonna les Cyclopes et les Géants dans la Terre, puis on l'avertit qu'un de ses enfants lui ravirait son trône, il les mangeait dès qu'ils étaient nés.
En étant détrôné par son fils Jupiter de même qu’il détrôna son père, il représente le châtiment juste, les épreuves et la grande loi karmique qui nous fait payer le prix juste pour chacune de nos actions.
Son exil symbolise la solitude, l’ostracisme.
Saturne dévorant ses enfant
Cependant, Rhéa parvint par ruse à sauver Zeus qu'elle confia à sa mère Gaïa. Ses autres enfants furent: Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon.
Un jour Rhéa se plaignit à son fils Cronos de la façon dont la traitait son mari Ouranos. Elle lui procura un silex et Cronos profita que son père dormait pour lui couper les organes génitaux.
Plus tard Zeus épousa l'Océanide Métis qui servit à Cronos un vomitif qui lui fit restituer les cinq enfants qu'il avait avalé.
Cela provoqua une guerre et Zeus ayant libéré les Titans et les Cyclopes ils détrônèrent Cronos et le jetèrent dans les profondeurs du Tartare sous la garde des Géants.
Chassé du ciel par son fils et réduit au rang de simple mortel, Cronos se réfugia en Italie dans le Latium, il fut accueillit par Janus qui l’associa à sa royauté
En guise de reconnaissance, Saturne lui donna le don de double science, voir le passé et le futur. C’est pourquoi on le voit avec deux visages tournés en sens contraires.
Cronos est souvent représenté par un vieillard courbé sous le poids des ans, tenant une faux et chez les grecs il était le dieu de l'agriculture.
Les Romains, qui adaptèrent leur culture sur celle des Grecs, changèrent le nom du Seigneur des anneaux en Saturnus qui est la racine de Saturne. C'est ainsi que Saturne devint le dieu de l'agriculture chez les romains. C'est en son honneur que les saturnales de la mythologie romaine étaient célébrées en décembre, des festivités les plus populaires qui duraient 7 jours.
Uranus: Dieu du Ciel [O.R ] Ouranos [ N.G ]
Si Uranus est visible de la Terre, sa faible brillance fit qu'elle ne fut pas remarquée par les traditions antiques.
Uranus, le patriarche des dieux, fut émasculé par son fils Saturne. Vénus est le fruit de ce crime.
Son influence suscita la découverte de l’électricité, de l’automobile, de la T.S.F., du cinéma, de l’aviation et suscite encore aujourd’hui la conquête de l’Espace.
Alors que le chaos régnait dans l'Univers, Uranus fut chargé de remettre un peu d'ordre. Possédant tous les secrets du cosmos, il établit ainsi toutes les lois régissant la matière. Il créa donc le feu, l'eau, l'air et bien entendu la Terre. Avec sa femme, Gaïa, il eut de nombreux fils: les Titans. Ceux-ci se mirent à créer les dinosaures et toute la végétation monstrueuse de cette époque. Uranus voyant ce que ses fils faisaient de la Terre, déclencha un effroyable cataclysme pour effacer la création de ses enfants. Puis, après avoir remis de l'ordre dans "la création", il créa l'Homme. Puis il enseigna à ce dernier les connaissances nécessaires à l'agriculture: c'est ainsi que l'Homme apprit le calendrier zodiacal : afin de déterminer le temps et les saisons et de connaitre les bons moments pour le semis et la récolte. La couleur symbolique de la nature étant le vert, et la planète Uranus étant elle-même verte, voilà pourquoi elle porte ce nom.
Après la chute de Saturne, ses fils tirèrent au sort le partage du monde. Le ciel revint à Jupiter, le monde souterrain à Pluton, les océans à Neptune.
Neptune s'installa au fond de la mer. Il possédait des chevaux blancs, symbole d'instinct maîtrisé et sublimé [quand ils sont noirs, il représentent les instincts incontrôlés], dont la crinière était en or, symbole de l'élan vers la spiritualité, et les sabots d'airin, symbole de communication.
Le dieu de la mer inventa les courses de chevaux. Un jour, il tomba amoureux fou de Méduse et fit sa conquête dans le temple de la déesse Athéna (la sagesse). Celle-ci, fort irritée, transforma Méduse en monstre. Ses cheveux devinrent autant de serpents dressés sur sa tête. Tous ceux qui la regardaient étaient transformés immédiatement en statue de pierre.
Neptune est représenté entouré d'êtres marins plus ou moins étranges et monstrueux. Comme tout symbole, ils ont un aspect à la fois positif et négatif.
Parmi les monstres entourant Neptune, se trouve la chimère, être hybride, dont le corps de chèvre symbolise une sexualité perverse et capricieuse avec une queue de serpent qui correspond à la perversion et à la vanité, et dont la tête de lion exprime une tendance dominatrice.
Parmi ces monstres neptuniens se trouve aussi l'Hydre de Lerne, serpent à neuf têtes qui repoussent à mesure qu'on les coupe. Le Cerbère, autre monstre aux cent têtes, symbolise la terreur de la mort (c'est le chien d'Hadès), l'enfer intérieur. Ou encore le Sphinx, animal mystérieux qui posait des énigmes aux passants et dévorait ceux qui ne savaient pas répondre. Neptune est grand amoureux, il séduit de multiples nymphes.
C'est un grand conquérant, il revendique les provinces grecques de l'Attique, Trézène, Egine, Naxos et Corinthe ; et quand les autres dieux refusent de satisfaire ses prétentions, il se venge en provoquant des inondations.
L'emblème de Neptune est un trident qui symbolise les trois éléments qui composent l'être humain : le corps, l'esprit et l'âme. Il signifie aussi le passé, le présent et l'avenir. Le trident est la clé symbolique qui ouvre les yeux sur l'invisible et donne accès aux autres mondes.
Neptune est le père de deux chevaux : Pégase, le cheval ailé qui fit jaillir une source sous l'un de ses sabots, et Aerion, le cheval sauvage.
Coucou ma belle ! Ma planète c'est jupiter (donc la plus belle; la plus grande,etc hi,hi). J'ignorais sa mythologie... aaargh! je fais moins la fière !
Merci pour ton travail instructif.
Pluton était le frère de Jupiter et de Neptune ; lors du partage de l’Univers, il reçut le royaume des Enfers et de la Mort. Son domaine était situé dans les entrailles de la Terre et son entrée, défendue par le chien Cerbère, était occupée par des lacs putrides, des abîmes aux vapeurs suffocantes, des étendues désertes et marécageuses.
Cinq fleuves traversaient ce royaume de la désolation et de la tristesse :
L'Achéron : fleuve de l'Affliction
Fils du soleil et de la Terre, il fut changé en fleuve et précipité dans les Enfers pour avoir fourni de l'eau aux Titans lorsqu'il déclarèrent la guerre à Zeus. On l’appelait le fleuve des douleurs.
Le Cocyte : fleuve des Gémissements
Affluent de l'Achéron. Il accueille les morts sans sépulture, condamnés à errer pendant cent ans avant de comparaître devant le tribunal suprême et de connaître leur sort définitif. Il entoure la région du Tartare.
Le Styx : fleuve de la Haine
Il est le plus long de tous et fait trois fois le tour des Enfers. Ceux qui s'y baignent deviennent invulnérables. Styx était une nymphe, fille de l'Océan et de Thétis. Elle aida Zeus contre les Titans.
Le Pyriphlégéton : fleuve du Feu
Autre affluent de l'Achéron. Il roule des torrents de flammes sulfureuses et entoure de son cours long la prison des méchants.
Charon, le passeur des Enfers, qui fait passer les âmes des morts sur sa barque.
Le Léthé : fleuve de l'oubli
Nul ne pouvait revenir sur terre pour une nouvelle existence, sans avoir au préalable bu de son eau. L’être qui se réincarnait devait oublier entièrement son passé afin de ne pas être encombré dans sa nouvelle incarnation.
Lorsque les âmes avaient passé les fleuves infernaux, elles parvenaient à un carrefour appelé "Le champ de vérité". Là, trônait Pluton, arbitre absolu de la justice éternelle. Il les jugeait selon leurs mérites, avec une impartialité rigoureuse mais inflexible. Les bons et les justes étaient envoyés dans les Champs Elysées, lieux de délices et de paix et les mauvais partaient pour les abîmes du Tartare où ils subissaient les supplices mérités en vue de leur purification.
Pluton habitait toujours les Enfers. Il était redouté. A cause de sa laideur ou de la dureté de ses traits, il ne sortait jamais de son domaine. Au cause de la tristesse de son empire, aucune déesse ne consentit à partager sa courronne.
C’est pourquoi il sortit une seule fois de son royaume, au grand jour : lorsqu’il voulut prendre épouse et qu’il enlevât la jeune Proserpine. Il est donc le dieu d’un royaume secret et qui ne se dévoile jamais ; ceux qui en reviennent pour se réincarnaer ont bu l’eau du Léthé et l’oubli a recouvert leur connaissance consciente (symbolique du cycle perpétuel Vie/Mort). Le Secret et le Mystère est donc sa Loi. D’autant plus que les Cyclopes lui avaient fait cadeau d’un masque spécial, en peau de chien, qui le rendait invisible et qu’il n’enlevait jamais.
Les Enfers
LA LUNE
Diane ou Artémis, fille de Latone et de Jupiter, sœur jumelle d'Apollon, née à Délos, vint au monde quelques instants avant son frère. Témoin des douleurs maternelles de Latone, elle conçut une telle aversion pour le mariage, qu'elle demanda et obtint de Jupiter la grâce de garder une virginité perpétuelle ainsi que Minerve, sa sœur. C'est pour cette raison que ces deux déesses reçurent de l'oracle d'Apollon le nom de Vierges blanches.
Jupiter l'arma lui-même d'un arc et de flèches, et la fit reine des bois.
Il lui donna pour cortège soixante nymphes, appelées Océanies, et vingt autres nommées Asies, dont elle exigeait une inviolable chasteté.
Avec ce nombreux et gracieux cortège, elle se livre à la chasse, son occupation favorite. Toutes ses nymphes sont grandes et belles, mais la déesse les surpasse toutes en taille et en beauté. Comme Apollon, son frère, elle a différents noms : sur la terre, elle s'appelle Diane ou Artémis : au ciel, la Lune ou Phébé ; aux Enfers, Hécate. Elle avait en outre un grand nombre de surnoms, selon les qualités qu'on lui attribuait, les contrées qu'elle semblait favoriser, les temples où on l'honorait.
Artémis est la déesse aux trois formes : Séléné dans les nuages, Artémis sur la terre, et Hécate aux enfers et sur la terre lorqu'il y fait nuit.
La phase de la pleine lune est symbolisée par Séléné-Hélène. C’est Hélène à la beauté transparente qui jeta le trouble en Europe par la multiplicité de ses prétendants et que Pâris enleva.
À la Lune obscure, dans les nuits les plus noires, fut associée Hécate, déesse des Morts, qui règne sur l’Hadès et guide dans l’initiation. Ses attributs sont les poignards, les serpents et les clés de l’Hadès.
Dans sa course à travers les ténèbres, Hécate apparaît avec une torche à la lueur fumeuse et livide. Elle était invoquée lors des rites magiques.
Quand Apollon, c'est-à-dire le Soleil, a disparu à l'horizon, Diane, c'est-à-dire la Lune, resplendit dans les cieux et répand discrètement sa lumière dans les profondeurs mystérieuses de la nuit. Ces deux divinités ont des fonctions non identiques, mais semblables : alternativement, elles éclairent le monde ; de là leur caractère de fraternité. Apollon est célébré de préférence par les jeunes garçons ; Diane, plutôt par les chœurs de jeunes filles.
Cette déesse est grave, sévère, cruelle et même vindicative. Elle sévit sans pitié contre tous ceux qui ont provoqué son ressentiment. Elle n'hésite pas à détruire leurs moissons, à ravager leurs troupeaux, semer l'épidémie autour d'eux, à humilier, faire périr même leurs enfants. À la prière de Latone, sa mère, elle se joint à Apollon, pour percer de ses flèches tous les enfants de la malheureuse Niobé. Elle traite ses nymphes avec la même rigueur, si elles oublient leur devoir.
Un jour, Actéon, dans une partie de chasse, la surprend au bain : elle lui jette de l'eau au visage ; il est aussitôt métamorphosé en cerf et dévoré par ses chiens. Un autre jour, dans un accès de jalousie, elle perce de ses flèches ou fait périr cruellement Orion qu'elle aime et qui s'est laissé enlever par l'Aurore. Opis, compagne de Diane, n'eut pas un sort plus heureux.
Vierge implacable, Diane s'éprit cependant pour la beauté d'Endymion. Ce petit-fils de Jupiter avait obtenu du maître de l'Olympe la singulière faveur d'un sommeil perpétuel. Toujours jeune, sans jamais sentir les atteintes de la vieillesse, ni de la mort, Endymion dormait dans une grotte du mont Latmos, en Carie. C'est là que Diane ou la Lune venait chaque nuit le visiter.
Son arc est symbole de vertu. Artémis châtie impitoyablement les femmes adultères.
Mais elle protège les femmes enceintes, c’est la déesse des Enfantements, à qui l’on offre des sacrifices et des bêtes sauvages.
Le Soleil
Apollon, dieu de la lumière, symbolisait le soleil [à l'origine c'est Hélios qui diffusait la lumière ; ce n'est que plus tard qu'il fut assimilé à Apollon] mais aussi la lumière principe de vie, la lumière purificatrice de la divinité. C'est elle qui permet à Apollon d'être aussi le dieu guérisseur, le dieu de la prophétie et le dieu des arts. il se retirait en hiver à Lycie et revenait au printemps pour chasser l'hiver.
Fils de Zeus et de la Titanide Leto, Apollon et le frère jumeau d'Artemis, la déesse vierge de la chasse. Il fut l'une des plus importantes divinités aussi bien dans la religion grecque que romaine. Il était le dieu de la divination , de la musique et des archers. L'origine de son nom est incertaine, mais il est peu probable qu'elle soit européenne.
Apollon est le fils de Zeus. Très précoce, le quatrième jour après sa naissance, il demande un arc et des flèches pour tuer le dragon Python qui était l’ennemi de sa mère (Léto).
Ce fut un combat contre le gigantesque serpent Python à Delphes qui fournit à Apollon l'occasion d'y installer son célèbre oracle. Python était né de Gaia, la Terre, et délivrait ses révélations depuis une crevasse dans le roc, de sorte que sa prêtresse, la Pythie, pût donner les réponses aux questions qui lui étaient posées.
Après avoir tué le serpent, Apollon prit sa place, mais auparavant il dut faire pénitence en Thessalie. par deux fois, Zeus l'obligea à être l'esclave d'un mortel pour laver ses crimes.
On peut penser que l'intérêt d'Apollon pour la guérison est lié à la peste et à la lutte contre cette maladie. Son fils Aclepios était, lui aussi, associé à la guérison et on le retrouve dans de nombreux sites du nord de la Grèce. Asclépios était si versé dans l'art de la médecine que Zeus le tua en le frappant d'un éclair pour avoir osé ramener un homme à la vie.
Plus tard, Apollon gagna un concours de musique présidé par le roi Midas, il devint alors le dieu incontesté de la Musique et sa lyre à sept cordes l’accompagnait quand il chantait aux fêtes de l’Olympe.
Apollon, dont tout le monde sait la grande beauté, séduisit de nombreuses nymphes [Plithie, Thalie, Coronis, Aria, Cyrène…], ainsi que des mortelles, il leur donna beaucoup d’enfants mais ne se maria jamais.
Apollon n’encourut qu’une seule fois la colère de Zeus : quand il tua les Cyclopes, les armuriers du dieu de l’Olympe. Il fut condamné à un an de travaux forcés et accomplit la sentence avec une grande humilité. Cette leçon lui servit car, par la suite, il prêcha la modération en toutes choses. Il se fit l’apôtre du « Connais-toi toi-même » et « L’excès est un défaut », phrases qui furent inscrites sur son temple en Grèce.
Un moyen rapide de se souvenir de l'ordre des planètes du système solaire :
Me Voici Terriens Minables, Je Suis Une Nouvelle (Planète)
Chaque première lettre d'un mot donne la première lettre du nom d'une planète.
Quel est le diamètre des planètes du système solaire ?
Mercure 4 878 km
Venus 12 103 km
Terre 12 756 km
Mars 6 786 km
Jupiter 142 984 km
Saturne 120 536 km
Uranus 51 118 km
Neptune 49 528 km
Pluton 2 284 km
Quel est le temps de parcours de la lumière entre le Soleil et chaque planète ?
La lumière se déplace dans le vide à la vitesse de 300 000 km/s. Le temps mis par la lumière du Soleil pour arriver à la surface de chaque planète est :
Les sept jours de la semaine sont directement issus des astres "mobiles" connus des anciens. D'ailleurs planète vient du grec "astre errant". Ces sept astres "Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, et Saturne" sont observables à l'œil nu. Ils se déplacent sur le fond étoilé des constellations de l'écliptique plus connu sous le nom de zodiaque. C'est donc tout naturellement que les anciens les considérèrent comme des divinités. Et n'oublions pas que dans l'antiquité le chiffre sept était un nombre magique. En effet, entre chaque phase lunaire, il s'écoule environ 7 jours, et n'y a t-il pas sept pêchés capitaux, les 7 merveilles du monde, les sept notes de la gamme, etc…?
Lundi pour la Lune
Mardi pour Mars
Mercredi pour Mercure
Jeudi pour Jupiter
Vendredi pour Vénus
Samedi pour Saturne
Dimanche pour le Soleil.
L'ordre des jours de la semaine
L'hypothèse la plus probante sur l'ordre des jours dans la semaine serait le résultat proposé par la figure ci-dessous. Dans le système du monde des anciens la Lune était au plus près de la Terre, puis venaient ensuite dans l'ordre ; Mercure Vénus Soleil Mars Jupiter et Saturne. En partant de la Lune et en descendant vers la droite de la figure cet ordre ancien est respecté. Une droite part de la Lune en direction de Mars, puis de Mars en direction de Mercure, de Mercure vers Jupiter ainsi de suite jusqu'à dimanche pour le Soleil. C'est donc cette projection particulière qui a donnée l'ordre des jours que nous utilisons aujourd'hui encore.
La mythologie des planètes ça ne rigole pas ! Je suis bien contente de ne pas avoir été un dieu ! Une déesse plutot. Heureusement qu'ils étaient immortels sinon ils n'existeraient plus.
Fascinant véro !
une planète est un corps céleste qui tourne autour du Soleil. Une planète ne produit pas sa propre lumière mais renvoie celle du soleil. Pour pouvoir être appelée planète, elle doit avoir une taille suffisamment importante.
Par extension, tout astre répondant à ces critères et gravitant autour d'une autre étoile que le Soleil est qualifié d'exoplanète.
Astrologie de nos planètes
Astrologie, astronomie : deux vieilles amies
Avec les connaissances actuelles en astrophysique, l'équation qui lie masse, énergie et lumière, présente dans toute recherche en astrophysique, pourrait orienter le chercheur en astrologie à trouver aussi un lien entre la mase des planètes et l'influence astrologique qu'elles exercent sur l'homme.
En effet, l'influence gravitationnelle de chacune des planètes sur la terre en dit long sur leurs influences astrologiques respectives. La masse du soleil représente à elle seule 99,85 % de la masse totale du système solaire, Jupiter occupe 2/3 du reste. On ne peut cependant dresser un classement de l'influence astrologique des planètes selon la force de gravité qu'elles exercent, car les domaines que les planètes représentent vont du concret au subtil, du palpable à l'éther : les domaines ont eux-mêmes des poids différents. La planète Uranus par exemple exerce sur l'individu une force de gravité bien moindre que la planète Mars, pourtant le domaine de vie représenté par Uranus n'a rien d'inférieur à celui de Mars.
Ainsi, ce qu'il est possible de déduire de la force de gravité des planètes (leur masse selon la distance à l'objet considéré, la terre), c'est le degré de concret ou d'abstrait du domaine qu'elles représentent. C'est ainsi que s'est construite l'astrologie : on constate que plus une planète est éloignée du soleil, plus l'astrologie planete est abstrait, moins palpable.
Tes secrets, millénaires pour les hommes, ô soleil,
si récemment dévoilés par la Science.
Quelques données astronomiques d'importance concernant le soleil en astrologie.
Signe astrologique donné par le soleil
Sa position dans le ciel de naissance est le point de départ d'un individu autant que son arrivée. Si le soleil est situé dans la constellation du sagittaire à la naissance, l'enfant est du signe sagittaire. Aussi, le soleil détermine le sens de sa vie, en tant que représentant de sa volonté, ses désirs, ses aspirations.
Le soleil va donner la signification générale de l'ensemble du thème natal. A la naissance, chaque planète occupe une certaine place dont l'interprétation est le travail de l'astrologue. On ne peut cependant rien voir sans lumière. Le soleil est la base, viennent ensuite les autres planètes. Il constitue avec la lune les deux principales influences, on les appelle de ce fait les planètes luminaires. La moindre parcelle d'interprétation est toujours ramenée, confrontée à la position du soleil dans le thème astral, qui donnera alors ou non son crédit à l'interprétation.
On ne peut par exemple isoler l'interprétation d'un aspect de la position du soleil. Si l'on constate dans une carte du ciel un angle particulier entre deux planètes, ce qui va occasionner une interprétation spécifique, il ne faut pas oublier qu'à tout instant, chaque planète dépend d'abord et avant tout de son étoile. Pendant que deux planètes présentent une configuration particulière, elles continuent de recevoir l'influence du soleil. Influence bien plus forte que la relation qui existe entre elles à ce moment.
Soleil omniprésent en astrologie
Quel que soit ce qui émerge dans le thème astral d'un individu, la situation du soleil en maison, en signe et en aspects donne la touche finale à ce qui est apparu, la volonté de l'individu dominera l'action. En ce sens, le soleil harmonise toutes les qualités de l'individu, les rassemble en un tout cohérent. Le soleil unifie, ceci est un point central de la plupart des approches en astrologie.
La planète mercure fait le tour du soleil en 88 jours. Sa proximité à l'étoile fait que, vue de la terre, elle n'est jamais distante de lui de plus de 28 degrés. Aussi, elle n'est visible qu'aux levers et couchers de soleil. Mercure est la plus petite planète du système solaire, depuis que Pluton a été rétrogradé. Elle est comme vénus et mars une planète tellurique, entendons par là "solides", opposées aux planètes gazeuses. La terre et la lune sont également telluriques. En dehors du système solaire, les astronomes ont des difficultés à trouver de telles planètes, plus rares que les géantes gazeuses. La ceinture d'astéroïdes marque pour notre système la limite au-delà de laquelle il n'y a plus de planètes telluriques. Néanmoins, les planètes gazeuses possèdent des satellites telluriques.
La planète la plus proche du soleil, aux 2/5èmes de la distance soleil-terre, sans satellite, l'astre Mercure est sous le joug quasi-exclusif du soleil. C'est la planète du système solaire qui contient le plus de fer. Sa masse est pourtant faible : 20 fois moindre que celle de la terre.
Mythologie
Connue depuis l'antiquité, Mercure a eu sa place dans toutes les traditions, déjà chez les Sumériens et les Babyloniens. Il était le dieu de la sagesse chez les Egyptiens. Hermès et Apollon chez les Grecs. Zeus fit d'Hermès le messager des dieux, et protecteur des marchands, des voleurs, des médecins et des voyageurs.
Astrologie
Les planètes telluriques représentent des aspects très concrets de l'être humain, souvent même purement physiques, comme la force corporelle avec mars, la beauté avec vénus. Avec Mercure, sont concernés quelques domaines du monde mental, mais résolument tournés vers l'action. La planète Mercure gouverne les relations sociales, la communication, dans un souci pratique d'atteindre un but. Le messager du soleil, Mercure, n'a pas une lettre vide à transmettre. Elle renferme le plan d'action de l'humanité. Mercure a ainsi une grande place en astrologie mondiale.
Son statut de messager vient de sa proximité au soleil. Aussi, Mercure ne peut présenter avec le soleil qu'un aspect de conjonction. Sur terre nous recevons l'influence conjuguée de plusieurs planètes, Mercure ne reçoit que celle du soleil. Quelque chose s'est échappé de l'unique. Un message. La planète Mercure est l'enveloppe du projet solaire, la voix du soleil. Si le soleil représente l'individu, ses volontés, ses aspirations profondes, son but en somme, Mercure indique l'activité de l'individu à les mettre en œuvre, son énergie d'activité, son intelligence et sa ruse. Le parti pris de l'auteur de ce site est de réserver l'attribution du monde mental, autre que l'intelligence pratique, aux planètes gazeuses.
Longtemps considérée comme planète jumelle de la terre, du fait de nombreuses caractéristiques astronomiques proches comme la masse, la superficie, le relief apparent, elle semble aussi être sa soeur de par la synchronisation au niveau de sa révolution synodique, qui fait que la planète Vénus présente à la terre toujours la même face lors des conjonctions inférieures.
Vénus est la planète la plus proche de la terre, ce qui contribue à faire d'elle le 3ème objet céleste le plus visible de la terre. C'est elle l'étoile du berger. La planète Vénus tourne autour du soleil en 225 jours, sur elle-même en 243 jours. Comme la lune, Vénus présente des phases, ce qui permit à Galilée d'en déduire la théorie héliocentrique.
Mythologie
Vénus chez les Grecs, Aphrodite chez les Romains, déesse de la beauté et de l'amour, a partagé des moments intimes avec une foule de dieux et humains, dont la plupart des dieux-planètes du système solaire, à savoir Hermès-Mercure, Neptune, et Mars.
Le mythe qui fait apparaître Vénus est un thème récurrent en peinture. Cronos coupe les organes génitaux de son tyran père, Ouranos, dieu du ciel, le patriarche de tous les dieux, qui tombent dans la mer et donnent naissance à Vénus. Elle est l'héritage du premier crime divin.
La planète Vénus a ses représentations divines dans de multiples traditions, à commencer par les sumériens, de qui semble inspirée Aphrodite. Elle a aussi ses représentants dans les traditions pré américaines, chez les dieux de Midgard et les astronomes chinois.
Astrologie
La planète Vénus gouverne la recherche de plaisir et de confort dans sa dimension individualiste. Préserver et acquérir, en résonnance avec aimer/séduire, tout ce qui donne à l'individu le sentiment de bien-être. Attachement possessif et désirs égoïstes pour assouvir un besoin de sécurité, un besoin d'exister. Vénus gouverne l'amour et tout ce qu'il engendre, ses joies et ses peines.
Comme la Vénus mythologique, la planète Vénus préfère les passions folles, comme avec Mars le dieu de la guerre, plutôt que l'austérité d'un Vulcain travailleur et non-séduisant. Elle côtoie le terrible et éveille son agitation, provoquant conflits et querelles.
Planète tellurique, la plus petite du système solaire après Mercure et depuis la rétrogradation de Pluton, la quatrième plus petite dans le système astrologique. Planète rouge, qui contient effectivement du fer, contient aussi de l'eau sous forme de glace et a possédé de l'eau à l'état liquide dans le passé. La plus haute montagne du système solaire se trouve sur la planète Mars, nommé mont Olympe, est un volcan. Son diamètre est la moitié celui de la Terre, ce qui correspond environ à la superficie d'un de nos continents. La rotation sur elle-même est seulement de 39 minutes supérieur à la terre, une année martienne fait 687 jours terrestres.
Comparativement aux autres planètes, Mars n'est pas tellement agitée, ce qui contraste avec sa figure mythologique, bien que des tempêtes puissent durer des mois entiers, telle celle de 2001. C'est après Vénus la planète la plus visible de la Terre, légèrement plus que Jupiter, mais à peine : 70 fois moins qu'une pleine lune. Le 27 août 2003, la distance entre Mars et la Terre était la plus faible depuis presque 60 000 ans. La planète Mars possède deux petits satellites, nommés comme les fils d'Arès Phobos, la peur, et Déimos, la terreur. Des scientifiques étudient sérieusement la possibilité pour l'homme de s'installer sur la planète Mars, bonne candidate à la terraformation.
Mythologie
La planète Mars est connue depuis l'antiquité, puisque visible à l'oeil nu, comme Mercure, Vénus, Jupiter, et Saturne. On la retrouve ainsi symbolisée dans la plupart des traditions antiques, souvent avec la même signification : dieu de la mort à Babylone, dieu de la guerre en mythologies hindoue, grecque et romaine.
Très populaire dans la mythologie romaine, considéré comme le dieu le plus important après Jupiter. Le premier mois de l'année romaine fut nommé de son nom, avant que janvier devienne le premier. Mars, le mois de la reprise des guerres après l'hiver. Début du printemps aussi, dieu de la jeunesse et des récoltes. On comprend leur importance dans la Rome antique. Les fondateurs de Rome, Romulus et Remus, sont les fils de Mars.
Astrologie
Le symbole astrologique de Mars est une flèche sur la droite d'un cercle comme le symbole du mâle en biologie. C'est notamment le symbole du fer en alchimie. Mars préside à l'énergie, l'action. La plus grande passion de Vénus fut pour Mars.
L'effet Mars : la position significative de la planète Mars dans le thème natal des sportifs, c'est-à-dire une corrélation scientifique entre la position de Mars à la naissance et la carrière sportive. Cet effet a été vivement discuté, étudié et réétudié, mais toujours à partir de la même base de données de sportifs dont le traitement statistique comportait des biais d'erreurs. Il n'a ainsi pas été possible de conclure sur la significativité des résultats et de valider l'hypothèse.
Jupiter est la planète la plus grande du système solaire, elle pourrait contenir 1320 terres. Jupiter a le plus grand nombre de satellites. C'est la seule planète du système solaire dont le barycentre avec le soleil (le point où la force de l'une annule la force de l'autre, autrement dit le centre des poids) est situé en dehors du soleil. Jupiter est une géante gazeuse comme Saturne, Uranus et Neptune ; la composition de son atmosphère est en partie proche de celle de la nébuleuse planétaire qui a donné naissance au système solaire, des reliquats de la soupe originelle.
La puissante planète Jupiter a contribué par sa force gravitationnelle à façonner avec le soleil le système solaire et serait responsable, ce n'est qu'une hypothèse, avec Saturne, d'un bombardement de météorites sur les planètes telluriques il y a plusieurs milliards d'années. A part ce phénomène terrible où les planètes internes ont reçu durant des dizaines de millions d'années un bombardement de l'ordre d'une météorite de plus de 1 km tous les 20 ans, les planètes gazeuses et surtout Jupiter ont un rôle protecteur. Par leur masse elles attirent à elles beaucoup d'objets célestes qui s'aventurent dans le système solaire et qui pourraient s'avérer dangereux pour les planètes telluriques. Jupiter semble avoir reçu les plus grosses météorites.
Mythologie
Jupiter règne sur l'olympe, mais tel ne fut pas toujours le cas. Il dut détrôner violemment son père Saturne avant de devenir le dieu des dieux. Son père lui-même avait combattu le sien, Uranus le patriarche des dieux. Violence omniprésente dès les origines, car chronologiquement, avant Uranus, on ne trouve plus que Gaia, sa mère et épouse, déesse suprême de la terre, et avant elle le chaos. A chaque fois le nouveau roi prend les responsabilités de dieu du ciel.
Jupiter règle dans un bain de sang les derniers détails d'une création du monde rocambolesque. Il organise la vie des mortels en assignant chaque immortel à une place représentative d'un aspect du fonctionnement des mortels. Chaque dieu représente une qualité qu'il possède lui-même, de sorte que les dieux ont des relations entre eux semblables à la société humaine. Jupiter est le dieu qui a su le plus rassembler et faire coopérer les autres dieux, d'abord pour combattre son père puis pour faire régner son ordre. L'arrivée de Jupiter ouvre l'âge d'argent, succédant à l'âge d'or du règne de Saturne.
Astrologie
Le dieu Jupiter atteint le but impossible de renverser le dieu des dieux, la planète Jupiter est garante de la réussite du projet solaire en protégeant les planètes internes. On consulte Jupiter dans un thème astral pour se renseigner sur la réussite d'un projet, l'orientation positive de la réponse possible à une question de l'interlocuteur, ou la chance globale d'un individu dans son thème natal.
Seconde planète la plus volumineuse du système solaire après Jupiter, elle pourrait contenir 760 terres, la planète Saturne est une géante gazeuse possédant de nombreux satellites. Titan, le plus important, est plus grand que Mercure et Pluton. Ses anneaux sont les plus importants du système solaire, et les plus visibles de la terre avec de simples jumelles. Sa masse volumique est si faible que Saturne pourrait flotter dans l'eau.
La composition des géantes gazeuses comme Saturne et Jupiter, qui présente des similitudes avec celle du soleil, a fait penser d'elles qu'elles pourraient être des étoiles ratées captées par le soleil. On a en effet trouvé des étoiles légèrement plus grandes. On connait cependant des géantes gazeuses, extérieures au système solaire, bien plus grandes que Jupiter.
Mythologie
Il est l'auteur du premier crime de l'histoire du monde. Il émascula son père Ouranos parce que celui-ci, selon différents sources, était violent avec Gaia son épouse, ou bien celle-ci se plaignait qu'il la fécondait trop souvent, ou bien encore Ouranos était horrifié par ses enfants et les enfermait.
Son règne en tant que dieu des dieux cessa comme il avait commencé, par la castration du père. Saturne symbolise la répétition, le temps, les cycles, les rythmes nécessaires à l'évolution : la répétition transformatrice. L'histoire divine non prestigieuse de Saturne est la mise en route des lois fondamentales du monde. Sans cela, l'âge d'or n'est pas envisageable.
Jupiter émascula son père Saturne qui chuta de son trône. Selon certaines sources, il partit de lui-même après que Jupiter lui coupa ses organes génitaux. Il fonda ensuite l'âge d'or sur Terre.
Astrologie
Saturne préside à l'effort, à la persévérance, dans le domaine professionnel comme dans les relations sociales. Il indique la route à suivre pour que la transformation s'opère et augure l'avènement de Jupiter la réussite. Le soleil définit le but, Jupiter la réussite, Saturne le chemin.
Découverte en 1781, c'est la première fois depuis longtemps que le système solaire change, aux yeux des humains. Première planète à être découverte par l'utilisation d'un télescope. La planète Uranus est une géante gazeuse qui possède 27 satellites et des anneaux moins importants que Saturne.
De par une composition différente de Jupiter et Saturne, Uranus et Neptune sont souvent appelées les géantes glacées. La planète Uranus est la plus froide du système solaire. Elle est distante du soleil de 3 milliards de kilomètres, le double de sa précédente, la planète Saturne. Uranus comme la Terre est de couleur bleue.
Mythologie
Si Uranus est visible de la Terre, sa faible brillance fit qu'elle ne fut pas remarquée par les traditions antiques. Uranus, le patriarche des dieux, fut émasculé par son fils Saturne. Vénus est le fruit de ce crime.
Astrologie
La découverte d'Uranus en 1781 est concomitante d'une période de grands changements mondiaux, une société en mutation, de nouvelles organisations sociales, de nouveaux comportements humains apparaissent. On attribue l'influence de la planète Uranus sur le besoin latent de renouveau qui se concrétise par un changement brut, un bouleversement, une innovation qui change tout.
Elle gouverne la modernité, la recherche scientifique. En astrologie mondiale Uranus va concerner l'Amérique du nord, société récente, sans tradition, à la pointe de la modernité
Découverte par Galle en 1846, elle n'était pas connue dans les civilisations antiques. Elle n'est pas visible de la Terre à l'oeil nu. Depuis que Pluton n'est plus considéré comme une planète par les astronomes, la planète Neptune est la dernière du système solaire.
Sa distance maximale au soleil est de 4.54 milliards de kilomètres duquel elle fait le tour en 165 années. Cette distance au soleil fait trois fois celle de la planète Saturne au soleil. Elle reste plus de 13 années dans chaque signe astrologique. Elle ressemble à Uranus par sa couleur bleue verte et sa composition, légèrement différente de celle des planètes Jupiter et Saturne. Comme ces 3 dernières c'est une géante gazeuse. La planète Neptune a l'atmosphère la plus agitée du système solaire, par l'existence de vents violents de plus de 2000 km/h.
Mythologie
Lors de sa découverte en 1846, le nom d'un dieu romain lui fut donné, pour rester dans la lignée de la mythologie. Neptune pris ses pouvoirs de dieu de la mer lorsque son frère Jupiter déchu leur père du trône divin. Avec Hadès, les frères se partagèrent le monde. Neptune a pour symbole le trident.
Neptune est bon et puissant, maître des profondeurs. C'est dans la mer que fut conçue Vénus la déesse de l'amour, par simple contact de l'eau avec les organes génitaux d'Ouranos tranchés par Cronos. Neptune n'était alors pas encore le dieu de la mer.
Astrologie
L'attribution à la planète Neptune du nom de ce dieu lui va si bien.
Saturne indique le chemin à prendre. Uranus est comme la mise en route, l'engagement dans le chemin. La planète Neptune quant à elle renseigne sur les moyens utilisés pour procéder à la transformation. Il est donc ce qu'il y a plus de concret parmi les messages des planètes externes.
Pluton
Astronomie
La planète pluton est le premier objet à être découvert au sein du système solaire au-delà de Neptune et la plus éloignée du système solaire astrologique. Conventionnellement depuis 2006 elle ne fait plus partie de la catégorie des planètes et devient un planétoïde et une planète naine, suite à la découverte d'objets similaires, comme Eris, plus grand et massif que Pluton. Elle est plus petite que la lune et 6 fois moins massive.
Pluton est l'un des objets de la ceinture de Kuiper. Celle-ci est comparable à la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Certains des objets de la ceinture de Kuiper, comme Pluton, sont en résonnance orbitale avec Neptune.
Mythologie
Le dieu Pluton est l'un des douze dieux du mont Olympe. Fils de Saturne et Rhéa, il devint dieu des enfers après que son frère Jupiter détrôna Saturne. Avec, Neptune les 3 frères se partagèrent le monde.
Dieu de la mort, il préside au jugement des âmes, qu'il peut envoyer dans les enfers ou dans les champs élyséens. Il est le seul dieu à n'avoir jamais connu de contestation par d'autres dieux et était le dieu le plus craint par les romains.
Astrologie
Avec une révolution orbitale de 248 ans, la planète Pluton est la plus lente à traverser le zodiaque. Cependant, du fait d'une orbite elliptique, inclinée et excentrée, sa durée de passage varie fortement selon le signe astrologique.
La planète Pluton symbolise la profondeur, le lointain, le secret, le vide. Plus on avance dans les profondeurs, moins il y a de repères. Ce vide peu rassurant peu provoquer la folie.
La lune constitue avec le soleil le groupe des luminaires du fait qu'elles éclairent la terre. Elles sont placées sous la désignation "planètes" pour faciliter l'astrologie, faisant partie du même groupe d'objets célestes ayant une influence sur l'homme. La place importante de ces deux planètes en astrologie est corroborée par leurs caractéristiques physiques, astronomiques. Ce sont les deux objets célestes qui exercent la plus grande force de gravité sur la terre, cette donnée étant suffisante pour expliquer leur prééminence sur les autres planètes.
Unique satellite naturel de la terre, la planète lune présente à la terre toujours le même visage, car sa période de rotation sur elle-même est similaire à sa période de révolution autour de la terre. Son influence astrologique sur l'être humain n'est pas pour autant identique à chaque instant : le parcours elliptique autour de la terre donne des variations de distance entre la terre et la lune. Les alignements terre-lune-soleil, très significatifs pour les astrologues, sont les plus fréquents du système solaire pour 3 planètes impliquant la terre.
Mythologie
Toutes les cultures ont accordé à la planète lune une place prépondérante. Toutes les figures mythologiques de la lune présentent des points communs qui perdurent encore dans l'interprétation astrologique. L'épouse du soleil, dépendante de lui pour la diffusion de lumière, est son pôle opposé. Le soleil par ses caractéristiques physiques représente l'immuable, ce qui est constant, l'unité alors que la lune représente le changement, la transformation, et gouverne le temps, les rythmes, les cycles.
Le caractère changeant de la planète lune, se retrouve dans ses mythes. La mythologie grecque par exemple lui attribuait 3 déesses. L'une pour les phases descendantes de la lune, Hécate, la plus mystérieuse, proche d'Hadès. Artémis pour les phases ascendantes ; active et protectrice lors de la croissance. Enfin Séléné, la plus connue, sœur d'Hélios, pour représenter la pleine lune, l'apogée de la lumière dans la nuit.
Astrologie de la lune
On retrouve dans l'astrologie cette connotation négative des phases descendantes de la lune aussi bien que l'aspect positif des phases ascendantes, les moments de pleine lune et de lune sombre n'étant finalement que de courts moments dans le cycle. Mais ce qui transcende ces caractéristiques de la planète lune, c'est le caractère changeant. Ni négatif, ni positif, ni summum, ni minimum, mais seulement le changement prévaut dans la signification astrologique de la lune.
Le caractère changeant prévaut : Hécate, par exemple, symbolise en effet le déclin, la perte, la vieillesse, la perte de vitalité, mais elle va traverser les enfers d'Hadès et en ressortir avec une parcelle de lumière bien qu'ayant connu l'obscurité la plus noire. C'est elle qui illumine le premier croissant de lune, et transmet le flambeau à Artémis. La lune gouverne le signe cancer et en dit long sur son caractère lunatique.
Tous les objets du Système Solaire sont en mouvement. Ainsi, des phénomènes particuliers sont observables comme les éclipses, les transits, les occultations ou encore les élongations et les conjonctions.
Certains des ces événements sont trés rares (transit de Vénus), et autres beaucoup plus fréquenents (Elongationde Mercure).
Les Eclipses
Définition d'une éclipse:
Une éclipse est un événement astronomique qui se produit quand un objet se déplace dans le ciel dans l'ombre de l'autre.
Dans l'Antiquité, les mathématiciens et les astrologues ont mis en évidence la régularité des éclipses, solaires et lunaires. Tous les 18 ans et 11 jours en effet, le Soleil, la Terre et la Lune retrouvent une même position dans le plan de l'écliptique. Les Grecs ont nommé ce phénomène, le cycle du Saros. Il se divise en 223 lunaisons.
Les "savants" qui maîtrisaient les prévisions des éclipses jouissaient d'une grande ascendance sur le peuple; ils appartenaient à la cour des rois et des empereurs. Mais qu'ils viennent à commettre une erreur dans leurs prévisions, en Chine ils risquaient la peine de mort.
Travail ingrat, mais souvent de bonne augure comme en témoigne le journal de bord de Christophe Colomb. En 1504 il échoua avec son équipage sur la côte nord de la Jamaïque. Les Castillans étant connus pour leur sagacité et leurs pillages, les Jamaïcains refusèrent de leur vendre des vivres. Devant leur hostilité, pour les intimider Christophe Colomb les menaça de la vengeance divine. Il avait à sa disposition une table d’éphémérides de Regiomontanus mentionnant qu’une éclipse de Lune se produirait dans la soirée du 29 février 1504. Christophe Colomb prédit que la Lune prendrait une couleur rouge-sang avant de s'obscurcir. Les Jamaïcains ne furent pas impressionnés et se moquèrent même de sa prédiction. Mais quand arriva le moment de l'éclipse, les Jamaïcains furent tellement effrayés par le pouvoir surnaturel des Castillans qu'ils leur accordèrent tous ce qu'ils demandèrent. Quatre mois plus tard, un navire Espagnol retrouva Colomb et ses hommes et regagna l’Espagne.
De tout temps les éclipses, de Lune et surtout de Soleil ont beaucoup impressioné. Parmis les différentes interprétations anciennes du phénomène, on en retrouve souvent une l'attribuant à un dragon célèste qui essayerait de dévorer la Lune ou le Soleil.Bien sur une éclipse n'a rien à voir avec toutes ces mythologies.
Il y a éclipse de Lune en phase de pleine Lune, et éclipse de Soleil à la nouvelle Lune.
Il existe deux grandes catégories d'éclipses:
les éclipses de Lune,dues à l'encadrement de la Terre par la Lune et le Soleil, se produisant uniquement pendant une nuit de pleine lune.
La Lune tourne autour de la Terre et c’est tant mieux : cela nous permet d’assister de temps à autre à des éclipses de Lune ou de Soleil. La différence principale entre ces deux phénomènes est leur visibilité : une éclipse de Lune est visible de tous les points de la Terre à partir du moment où l’on peut voir la Lune, alors qu’une éclipse de Soleil ne s’observe qu’à partir d’un des points de la bande de totalité. Etudions plus en détail chacun de ces phénomènes.
Eclipes de Lune
le symbolisme des éclipses de la Lune dans les différentes civilisations.
Aussi loin que l’on remonte, les éclipses de la Lune ont rythmés la vie de l’humanité.
Ce spectacle a, par sa très grande beauté, toujours fascinés les humains leur procurant aussi un sentiment de grand respect face à cette manifestation de la puissance de la nature.
Les éclipses lunaires ont toujours été un phénomène extraordinaire et elles ont laisses de nombreuses traces dans les civilisations anciennes.
Dans la Chine Ancienne, on faisait beaucoup de bruit pour détruire les effets néfastes de l’éclipse mais aussi et surtout, pour chasser le dragon qui s’était emparé de la Lune. On tapait sur des tambours ou des casseroles, et tirait des flèches en l’air. Jusqu'au siècle dernier, lors des éclipses lunaire, l’armée impériale chinoise tirait avec des armes de cérémonies pour chasser le dragon.
En Inde aussi on croyait qu’un dragon était la cause des éclipses. Pour aider le Soleil et la Lune à se défendre contre lui on se plongeait jusqu’aux genoux dans les eaux des fleuves.
Au Japon, on couvrait les puits, afin que les influences néfastes du ciel ne souillent l’eau.
A Tahiti, on pense que les éclipses sont bénéfiques car elles représentent les rapprochements amoureux entre la Lune et le Soleil.
Chez les Inuits on pense aussi que ces éclipses sont bénéfiques. Pour eux la Lune et le Soleil quittent le ciel pour vérifier que tout se passe bien sur Terre.
Quand ont lieu les éclipses de Lune ?
Il y a éclipse de Lune lorsque la Lune passe dans le cône d'ombre ou dans le cône de pénombre de la Terre. Le Soleil, la Terre et la Lune sont alors quasi alignés, ce qui correspond au moment de la pleine Lune. Si le plan de l'orbite de la Lune était le même que le plan de l'orbite de la Terre (écliptique), il y aurait une éclipse de Lune à chaque pleine Lune, or le plan de l'orbite de la Lune est incliné d'environ 5° 13' sur le plan de l'orbite terreste. L'intersection de ces deux plans est une droite appelée ligne des noeuds et les intersections de cette droite avec l'écliptique sont appelées noeuds de l'orbite lunaire. Pour qu'il y ait une éclipse, il faut donc que la Lune soit près de la ligne des noeuds au moment de la pleine Lune.
Atmosphère terrestre et éclipse de Lune
Au cours d'une éclipse totale de la Lune, les rayons lumineux passant dans l'atmosphère terrestre sont déviés par la réfraction atmosphérique et éclairent la Lune. Ce flux lumineux est plus proche au centre de la Lune et se traduit par une coloration rougeâtre, qui rappelle un peu la couleur du ciel terrestre au moment du coucher du Soleil. Les autres régions de la Lune sont peu colorées, d'une teinte généralement grise. L'aspect, les couleurs et l'intensité de l'éclairement sont très variables d'une éclipse à l'autre, ils sont imprévisibles et dépendent fortement des conditions météorologiques atmosphériques sur le terminateur terrestre (l'arc de grand cercle terrestre délimitant la surface de la Terre vue de la Lune).
Condition d'observation et durée des éclipses
Périodicité des éclipses, le Saros
Lorsque la Lune et le Soleil sont au voisinage d'un des noeuds, il y a éclipse de Soleil ou éclipse de Lune. La différence entre la longitude moyenne de la Lune et celle du Soleil, est une fonction linéaire du temps qui augmente de 360° en 29.5305882 jours, cette période « L » est appelée la révolution synodique de la Lune, ou mois lunaire ou bien encore lunaison. Le plan de l'orbite de la Lune est animé d'un mouvement de précession, ainsi les noeuds parcourent l'écliptique dans le sens rétrograde (sens des aiguilles d'une montre). La période PN de ce mouvement des noeuds est de 18,61 années tropiques, soit 6797.157342 jours. La différence entre la longitude moyenne de la Lune et celle du noeud ascendant de son orbite est, comme la lunaison, une fonction linéaire du temps qui augmente de 360° en 27.2122208 jours, cette période « G » est appelée révolution draconitique de la Lune. Pour qu'il y ait retour des conditions favorables à une éclipse, on doit donc trouver une relation entre cette période et la période de la lunaison. On doit déterminer deux nombres x et y tel que x.G=y.L ou encore x/y=L/G.
En utilisant la méthode de décomposition des réels en fraction continue, on obtient entre autre :
x/y=1.085196 = 242/223
Soit une période de 223L, donc de 18ans et 11 jours. C'est ce cycle, déjà connu des Grecs, que l'on appelle le Saros. Au cours de ce cycle, on retrouve en moyenne le même nombre d'éclipses. Mais les irrégularités du mouvement de l'orbite lunaire font que la succession du type des éclipses n'est pas conservée.
En réalité, cette période n'est pas un nombre exact de jours, la fraction de jour est d'environ un tiers de jour. Donc les éclipses se reproduisent bien le même jour mais avec un décalage en longitude d'environ 120 degrés.
Nombre d'éclipses par an
On peut calculer le nombre d'éclipses observables dans une année civile. Si on tient compte de toutes les éclipses, y compris les éclipses de Lune par la pénombre, il y a au moins quatre éclipses par an, dont deux de Soleil et deux de Lune. Le nombre maximum d'éclipses par an est de sept, mais dans ce cas, il n'y aura jamais une seule éclipse de Lune (et six éclipses de Soleil) ou une seule éclipse de Soleil (et six éclipses de Lune), les autres configurations étant seules possibles.
Les canons d'éclipses
Les listes d'éclipses de Lune et de Soleil sont publiées dans des livres appelés canons d'éclipses. Le plus connu est celui de Theodor Ritter von Oppolzer, sa première édition date de 1887 dans le volume 52 des Mémoires de Mathématiques et de Sciences Naturelles de l'Académie Impériale de Vienne. Ce canon, corrigé, est réédité régulièrement par Dover Publications. Dans ce canon, on trouve 8000 éclipses de Soleil et 5200 éclipses de Lune. Il faut préciser que l'on n'y trouve pas les éclipses de Lune par la pénombre.
Il convient de citer également le canon des éclipses de Lune de Jean Meeus et Hermann Mucke (1983, Astronomisches Büro, Vienne), contenant toutes les éclipses de Lune comprises entre -2002 et +2526.
Il y a trois types d'éclipses de Lune.
Les éclipses par la pénombre, lorsque la Lune passe uniquement dans le cône de pénombre de la Terre. Ces éclipses sont très peu spectaculaires et sont à peine visibles.
Les éclipses partielles, lorsque la Lune passe en partie dans le cône d'ombre de la Terre.
Les éclipses totales, lorsque la Lune passe en totalité dans le cône d'ombre de la Terre.
Pour observer une éclipse de Lune il faut et il suffit que la Lune soit visible, donc levée au lieu d'observation.
Échelle de Temps
Les dates et les instants sont donnés en Temps universel coordonné (UTC), les longitudes des lieux sont données par rapport au méridien de Greenwich. Or l'échelle de temps utilisée dans les éphémérides est le Temps terrestre (TT), il convient donc, pour les éclipses futures de connaître une approximation de la différence entre le Temps terrestre et le Temps universel coordonné. Cette approximation est obtenue par extrapolation des valeurs actuelles. Néanmoins, lorsque l'on connaîtra la valeur exacte de cette différence, on pourra corriger les résultats publiés de la manière suivante : si dt représente la différence, en secondes de temps, entre la valeur réelle de TT-UTC et la valeur estimée de TT-UTC, alors les instants des phénomènes devront être corrigés de dt, et les longitudes de dL=1,002738.dt/240 degrés vers l'est si dt est positif ou vers l'ouest si dt est négatif.
Circonstances d'une éclipse de Lune
Chaque phase d'une éclipse est caractérisée par les instants suivants :
l'entrée dans la pénombre,
l'entrée dans l'ombre (pour les éclipses partielles et totales),
le début de la totalité (pour les éclipses totales uniquement),
le maximum de l'éclipse et sa grandeur à cet instant,
la fin de la totalité (pour les éclipses totales uniquement),
la sortie de l'ombre (pour les éclipses partielles et totales),
la sortie de la pénombre.
Pour l'entrée et la sortie de l'ombre et de la pénombre, et pour le début et la fin de la totalité, on peut définir les points de contacts entre l'ombre ou la pénombre et le limbe lunaire. Pour l'entrée et la sortie de l'ombre et de la pénombre, on parlera de contacts extérieurs et pour le début et la fin de la totalité, de contacts intérieurs. Ces points sont donnés par leur angle polaire, défini par la direction du vecteur CO (centre de la Lune - point du contact) et la direction CP (centre de la Lune - pôle Nord), cet angle est compté positivement dans le sens rétrograde à partir du Nord.
Une éclipse de Lune pouvant durer plusieurs heures (au maximum 5 heures), pour en observer toutes les phases il faut que la Lune soit levée durant la totalité du phénomène, sinon on ne peut observer qu'une partie des phases de l'éclipse.
Pour indiquer les zones de visibilité des différentes phases, on trace ces zones sur une carte. Elles sont délimitées par les courbes qui correspondent aux terminateurs terrestres définis par les grands cercles ayant pour pôles les coordonnées des lieux où la Lune est au zénith à l'instant du début et de la fin de chaque phase. Ce sont donc les lieux du globe terrestre où la Lune est à l'horizon.
Données fournies pour chaque éclipse de Lune
On donne successivement pour chaque éclipse :
- le jour ou les jours où l'éclipse se produit,
-le type de l'éclipse,
- le numéro de l'éclipse dans le canon d'Oppolzer (les éclipses par la pénombre ne sont pas numérotées dans ce canon),
-l'instant de l'opposition avec le Soleil en ascension droite,
- les coordonnées équatoriales de la Lune et du Soleil au moment de l'opposition,
- les parallaxes et les demi-diamètres vrais du Soleil et de la Lune au moment de l'opposition,
-les instants des débuts et fins des différentes phases de l'éclipse, ainsi que l'instant du maximum,
-la grandeur de l'éclipse,
-les valeurs des positions des points de contact pour chaque phase de l'éclipse, positivement dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du Nord,
- les positions géographiques des lieux qui ont la Lune au zénith pour chaque phase de l'éclipse.
L’éclipse de Lune se produit lorsque la Terre s’interpose entre la Lune et le Soleil. Si les trois astres sont parfaitement alignés, la Terre fait de l’ombre à la Lune qui disparaît pour quelques heures. Il arrive parfois que la Lune ne soit pas dans l’axe exact : l’ombre de la Terre ne mord alors que partiellement son satellite. C’est une éclipse partielle par l’ombre. Enfin, le dernier cas de figure, quand la Lune est encore plus décalée par rapport à l’axe, est celui où seule la pénombre voile la Lune : il s’agit d’une éclipse par la pénombre.
En plongeant lentement dans l’ombre de la Terre, la Lune prend une couleur rouge-orangée. Lorsqu’elle est totalement oblitérée, sa luminosité est faible mais aisément visible à l’œil nu. De ce fait, les étoiles faibles au voisinage de la Lune réapparaissent clairement, alors qu’elles se confondaient dans le ciel trop lumineux d’avant la totalité.
Sur Terre, on distingue deux catégories d’éclipse : les éclipses solaires et les éclipses lunaires. Pour qu’une éclipse ait lieu sur Terre, certaines conditions géométriques qui doivent être réunies : les trois astres entrant en compte doivent être dans le même axe : la Lune, le Soleil et la Terre doivent être alignés. L’orbite de la Terre autour du Soleil forme ce qu’on appelle le plan de l’écliptique, mais l’orbite de la Lune autour de la Terre ne se trouve pas dans le même plan et forme un angle avec l’écliptique de 6° (si ce n’était pas le cas, il y aurait des éclipses tous les demi mois lunaires, 14 jours et demi environ, alternativement de Soleil et de Lune). Ainsi l’orbite de la Lune recoupe le plan de l’écliptique en deux points que l’on appelle nœuds.
Une éclipse a lieu lorsque la Lune se trouve à un nœud et qu’il est aligné avec la Terre et le Soleil. Si la Lune est entre le Soleil et la Terre mais pas à un nœud, celle-ci se trouve alors au dessus ou en dessous de l’écliptique et il peut y avoir une éclipse seulement partielle ou pas d’éclipse du tout dans la plupart des cas.
Les éclipses solaires :
Les éclipses de Soleil se produisent lorsque la Lune se place exactement entre la Terre et le Soleil. La Lune projette alors son ombre sur notre planète. Elles se produisent toujours durant une nouvelle lune.
Rappel : Ne jamais observer une éclipse solaire directement ou avec un instrument sans utiliser de filtre solaire spécialement conçu pour.
Les éclipses solaires totales :
Il s’agit d’un phénomène unique dans le système solaire, car même si plusieurs planètes possèdent des satellites naturels (par exemple Jupiter, Saturne…), seule notre planète possède des conditions favorables aux éclipses de Soleil : en effet une heureuse coïncidence fait que le Soleil et la Lune apparaissent dans notre ciel avec le même diamètre apparent. Cette similitude de taille s’explique par le fait que notre Soleil est à peu près 400 fois plus gros que notre satellite, mais que celui si se trouve aussi 400 fois plus près de nous environ…
Si la Lune était plus proche, ou plus grosse par rapport au Soleil, les éclipses à la totalité provoqueraient une véritable nuit en plein jour, nous ne pourrions pas voir les protubérances solaires qui font toute la beauté du phénomène.
Si au contraire, la Lune était plus petite ou plus éloignée de nous, les éclipses de Soleil ne seraient jamais totales, nous ne pourrions voir qu’une tache noire sur le disque solaire. La distance Terre-Lune n’étant pas tout à fait constante, on rencontre parfois ce cas de figure : ce sont les éclipses solaires annulaires.
Les éclipses solaires annulaires :
Dans cette situation, bien que la Lune puisse être parfaitement centrée sur le disque solaire, l’éclipse reste partielle car le Soleil n’est pas entièrement occulté, il subsiste en effet un « anneau » de Soleil. La Lune est plus éloignée que d’habitude et est trop petite pour couvrir tout le Soleil. L’ombre est trop « courte » pour toucher la Terre qui est seulement atteinte par la pénombre.
Les éclipses solaires partielles :
Une éclipse de Soleil est partielle, par définition lorsqu’elle n’est pas totale ! Cela inclut les éclipses annulaires, les éclipses où la Lune n’est pas tout à fait dans le plan de l’écliptique et les éclipses totales observées en dehors de la zone de totalité.
le Soleil mesure 1 400 000 kilomètres de diamètre et la Lune 3 476 kilomètres de diamètre.
Son diamètre apparent, vu de la Terre, coïncide donc pratiquement avec le diamètre apparent du Soleil. Par conséquent, la Lune est capable de cacher entièrement le disque du Soleil.
Comment regarder une éclipse de soleil.
Attention !!! pour observer toutes sortes d'éclipse de Soleil des lunettes spéciales sont absolument nécessaire.
Les lunettes peuvent être retirées seulement au moment de la totalité d'une éclipse totale mais attention ça ne dure pas longtemps.
Quelle est l'intérêt scientifique d'une éclipse de Soleil totale ?
Les éclipse totales de Soleil, nous permettent d'étudier de façon plus satisfaisante l'atmosphère solaire. Le contraste est meilleur et la couronne solaire est observable et nécessite moins de moyens de protection. Elles nous permettent également de mieux comprendre le fonctionnement de notre étoile ( jet de gaz, vents et taches solaires... ).
Périodicité des éclipses :
Du fait de l’inclinaison de l’orbite lunaire, les éclipses n’ont pas lieu à chaque nouvelle ou pleine Lune. A la place, elles se reproduisent selon un cycle particulier appelé saros. Cette périodicité, connue depuis l’antiquité, correspond à une durée d’un peu plus de 18 ans (18 ans, 11 jours et 8 heures).
Pendant un saros, il se produit 84 éclipses (totales ou partielles), 42 de Soleil et autant de Lune. En moyenne, on peut considérer qu’un quart de ces éclipses sont totales. Le nombre d’éclipses au cours d’une même année n’est pas fixe, il peut varier entre 2 et 7.
Cependant, à chaque saros, la Terre ne se replace pas exactement dans la même position (car le saros ne correspond pas à un nombre entier de jours). Et il peut donc s’écouler plus de temps que la durée d’un saros entre deux éclipses dans une même région du globe (par exemple, uniquement 3 éclipses solaires totales en France au 20 ème siècle), mais cet intervalle ne fait que croitre à mesure que l’on augmente la précision du lieu, ainsi il peut se passer plusieurs siècles avant qu’une éclipse totale ne se reproduise au dessus d’une même ville.
Si la majeure partie des observations astronomiques se déroule de nuit, il ne faut cependant pas oublier que l'étoile la plus proche de nous est le Soleil, et que son observation se pratique de jour.
Il faut simplement utiliser des filtres adéquats afin de bien se protéger les yeux : n'oubliez pas que Galilée est devenu aveugle en observant le Soleil sans protection au travers d'une petite lunette astronomique...
Une fois votre télescope correctement protégé, un simple coup d'oeil sur le Soleil vous montrera la présence de taches à sa surface, plus ou moins nombreuses selon les jours.
Historique de la découverte des taches du Soleil :
L'observation des taches du Soleil ne date pas d'hier ! Il y a plus de 2000 ans, les premiers astronomes chinois semblent avoir déjà remarqué l'existence de taches géantes visibles à l'oeil nu.
Il a fallu attendre le début du XVIIème siècle en Occident pour que les taches du Soleil soient "redécouvertes", en 1610, par plusieurs observateurs au moyen d'une toute nouvelle invention : la lunette astronomique.
La lunette de Galilée
Les observations de Galilée sont les plus connues car c'était déjà un personnage renommé avant ces observations : il était titulaire de la chaire de mathématique de Padoue.
Dessins de Galilée
Mais, bien que moins connus que Galilée, les astronomes Fabricius, Scheiner et Harriot nous ont également laissé de remarquables dessins des taches solaires.
Dessin de Harriot
Jusqu'à la Renaissance, on pensait que, au-delà de l'orbite de la Lune, tout était parfait, tandis que les objets présents sous l'orbite de la Lune était imparfaits. Par exemple on pensait que les comètes, imparfaites, étaient situées à l'intérieur de l'orbite lunaire, ce qui n'est pas le cas. Observer des taches sur le Soleil était donc difficile à admettre, et l'idée qu'il s'agirait simplement de petits nuages ou bien de petits corps planétaires a alors été proposée. En particulier, Scheiner pensait avoir découvert une nouvelle planète, située très près du Soleil, à l'intérieur de l'orbite de Mercure. Mais devant les changements permanents de formes des taches, Galilée a montré que les taches solaires devaient être situées soit à la surface du Soleil, soit si près qu'il était impossible de mesurer leur altitude. Ces observations ont donc bouleversé beaucoup de croyances anciennes !
Puis les observations se sont systématisées et, à partir de 1749, un programme d'observations quotidiennes a commencé à l'observatoire de Zürich. Depuis, le Soleil est régulièrement étudié à la loupe : observatoires terrestres (Thémis au Iles Canaries, Pic du Midi, Paris-Meudon) et spatiaux (satellite Soho).
Les observatoires de Meudon, Thémis et Soho
De quoi sont faites les taches solaires ?
Grâce à ces nombreuses observations, nous savons aujourd'hui que les taches solaires sont en fait des zones de la surface du Soleil plus sombres car plus froides (3500° contre 5500° pour le reste de la surface du Soleil). Les taches les plus importantes comportent deux zones bien distinctes :
une zone centrale très sombre, appelée "ombre"
l'ombre est entourée d'une "pénombre" plus claire, de structure filamenteuse.
Les télescopes professionnels montrent bien ces structures, qui correspondent à des flux de matière gazeuses brûlante circulant entre le centre de la tache et le reste de la surface du Soleil.
Photo Vacuum Tower Telescope - Académie Royale des Sciences de Suède
Certaines taches solaires atteignent des dimensions imposantes :
Photo Dutch Open Telescope
Les taches sont fréquement entourées de zones d'hyperactivité du Soleil, qui ont un aspect plus brillant que le reste de la surface de ce dernier. Ces zones brillantes sont appelées "facules".
Photos Ph Ledoux / ASCT-astronomie
L'observation régulière des taches du Soleil a permis de mettre en évidence plusieurs phénomènes très intéressants, que vous pourrez facilement constater vous-même au moyen de votre télescope :
1. Le Soleil tourne sur lui-même, en un peu plus de 27 jours, entraînant avec lui les taches qui parsèment sa surface.
rotation du Soleil
2. Les taches évoluent sans cesse au fil des jours, apparaissant, disparaissant, se déformant, fusionnant, se fragmentant, leur durée de vie étant de quelques semaines.
3. au-delà des variations du nombre de tache d'une journée à l'autre, l'astronome allemand Heinrich Schwabe [un amateur, pharmacien de son état !] est parvenu à identifier en 1840, dans l'indifférence générale, un grand cycle d'environ 11 ans.
Schwabe a découvert que tous les 11 ans, on enregistre un pic maximal dans le nombre de taches solaires relevées durant le mois, suivi d'une baisse lente et régulière du nombre mensuel de taches.
Les taches et le champ magnétique du Soleil
Les astronomes pensent que ces variations vont de pair avec le champ magnétique du Soleil : les taches sont en effet souvent groupées par deux, et son le lieu d'intenses champs magnétiques, l'une des taches jouant le rôle du pôle + et l'autre le rôle de pôle -. Les astronomes se sont rendus compte que c'est au niveau des taches solaires que les lignes du champ magnétique solaire jaillissent et plongent sous la surface de notre étoile.
Tous les 11 ans, il y a inversion entre les pôles + et - des taches. Cette inversion est la conséquence évidente de l'inversion du dipôle apparent du champ magnétique solaire global dont les lignes de forces émergentes au niveau des taches de la photosphère. La raison de cette inversion globale du champ magnétique solaire et sa relative régularité sont encore mal comprises mais elles expliquent sans doute ce fameux cycle de 11 ans que subissent les taches solaires.
Le rôle de ce cycle de 11 ans dans les variations du climat terrestre est encore l'objet de controverses. Cependant, un phénomène extrêmement curieux s'est produit entre 1645 et 1715 : pendant 70 ans, pratiquement aucune tache n'a pu être observée à la surface du Soleil.
Nombre de taches solaires de 1630 à 1725 d'après Hoyt and Schatten (1998)
Cette période, appelée "minimum de Maunder" du nom de l'astronome anglais qui l'a étudiée, a coïncidé avec une période anormale de grands froids et d'hivers terriblement rigoureux : la Tamise et la Seine étaient prises dans les glaces au point que l'on pouvait y patiner ! Cette période de notre histoire, appelée "le Petit Age Glaciaire", a eu des conséquences dramatiques sur l'agriculture, entraînant des récoltes catastrophiques et des famines dans toute l'Europe. Le dur contraste entre les souffrances du peuple et les fêtes fastueuses de Louis XIV, puis de ses successeurs, n'est peut-être pas étranger à l'impopularité grandissante qu'a alors connu la monarchie en France, impopularité qui devait finir par déboucher sur la Révolution de 1789...
L'étude systématique des taches solaires est facilement accessible aux astronomes amateurs désireux d'apporter leur petite pierre à l'étude de notre étoile. Un peu d'assiduité et de minutie suffisent pour réussir ce type d'études : mesure de la position des taches et de leur taille, analyse de leur morphologie etc... C'est ce que vous allez découvrir dans les pages suivantes.
Une forte éruption solaire accompagnée d'une importante éjection de matière observée par le satellite SDO en juin 2011.
Nombreuses taches sombres à la surface du Soleil
Après une paresse qui a duré plusieurs semaines à la fin de l’année 2012, l’activité du Soleil semble rebondir, en témoigne sa surface constellée de tâches sombres. Certaines pourraient produire de fortes éruptions.
Comme on peut le voir sur les images capturées par la sonde spatiale SDO (Solar Dynamics Observatory), notre Soleil est maculé de taches sombres. En ces premiers jours de l’année 2013, les scientifiques qui suivent de près l’évolution de l’activité de notre étoile, peuvent être surpris et avoir l’impression que le Soleil est soudainement sorti de sa torpeur ou « a retourné sa veste ».
Le contraste est saisissant (voir l’image comparative du Soleil ci-dessous). En effet, au cours des semaines précédentes, les régions actives qui forment ces îlots sombres étaient si rares — voire inexistantes certains jours — et mues par si peu d’allant que les chercheurs se sont demandés si le fameux « pic d’activité » de ce cycle 24 (commencé avec un certain retard car attendu en 2006-2007 plutôt qu’à la fin 2009) n’avait pas déjà été franchi !
http://projetcelestia.com/wp-content/uploads/2013/01/zz-Soleil-768-x-379.jpg Image comparative du Soleil : [Image de gauche] Un cliché du Soleil pris le 29 décembre 2012 et où l’on dénote que deux régions actives (taches sombres). [Image de droit] Un cliché du Soleil pris le 10 janvier 2013 et où l’on voit de nombreuses régions actives (taches sombres) à sa surface.
Le Soleil photographié par SDO le 10 janvier 2013
La durée moyenne d’un cycle d’activité solaire est de 11 ans. Le graphique ci-dessous, élaboré par les prévisionnistes du NOAA, montre combien le cycle actuel est plus faible que le précédent, lequel fut beaucoup plus spectaculaire et intense au début du nouveau millénaire (de 2000 à 2003). La tendance qu’ils ont esquissé suggère un rebond qui pourrait se produire dans les prochains mois. Un double pic serait à prévoir, à l’instar du cycle 23.
http://projetcelestia.com/wp-content/uploads/2013/01/zz-sunspotprogression2000-2012.gif Nombre de tâches solaires observées au fil des années (tracé bleu/noir : 2000-2012) – Le cycle 24 (cycle actuel) devrait bientôt culminer et devrait être beaucoup moins fort que le précédent (cycle 23). Néanmoins, un double pic (tracé rouge : 2013-2019) serait à prévoir, à l’instar du cycle 23.[/COLOR]
Retrouver le Soleil (étoile ordinaire de type naine jaune classe G) constellé d’autant de taches, redonne de l’espoir pour une reprise de l’activité. De nouveaux fils électromagnétiques lancent d’impressionnants ponts d’une région active à l’autre. Parmi les plus prometteuses, il y a la paire désignée AR 1654, chacune 4 fois plus grande que la Terre, qui est apparue sur le limbe Est ces dernières heures (10 janvier 2013) et aussi AR 1652. Pour les prévisionnistes, les chances que se produisent une éruption modérée (classée M) sont actuellement de 40 % et de 5 % pour une tempête plus violente, classée X.
Certains physiciens solaires estiment que le cycle suivant (cycle 25) pourrait être encore plus faible et caractérisé par une quasi-absence de taches sombres. Le moins que l’on puisse dire est que nous manquons encore beaucoup de reculs pour publier des bulletins de météo solaire relativement fiables. Même si notre étoile est assez « sage » et stable (heureusement !), elle n’en reste pas moins complexe à comprendre.
Sur la vidéo ci-dessous enregistrée par SDO, on peut admirer la danse et les torsions du plasma lors d’une éruption relativement faible qui s’est déroulée durant 4 heures sur le limbe solaire le 31 décembre 2012. Sa longueur est d’environ 257 500 km.
Russie: une pluie de météorites sème la panique et fait des dégâts dans l'Oural !
PHENOMENE - La destruction d'une météorite au-dessus de la région de l'Oural a provoqué une pluie incandescente accompagnée de violentes explosions. Un phénomène rare qui a fait au moins 400 blessés.
Des objets brillants ont été aperçus dans l'Oural avant de s'abattre sur la région de Tcheliabinsk, à 1.500 km à l'est de Moscou...
Une boule incandescente accompagnée d’une très vive lumière blanche, se déplaçant à très grande vitesse, est apparue dans le ciel de Tcheliabinsk, une ville de plus d’un million d’habitants, à 09H20 locales, soit 03H20 GMT.
«Un météorite s’est désintégré au-dessus de l’Oural, brûlant partiellement dans les couches basses de l’atmosphère. Des fragments ont atteint la Terre et sont tombés dans des zones peu habitées de la région de Tcheliabinsk», a indiqué l’antenne locale du ministère russe des Situations d’urgence dans un communiqué.
Un météorite de plusieurs dizaines de tonnes
Le météorite, un «bolide» qui se serait désintégré à 5.000 mètres au-dessus de l’Oural, faisait «des dizaines de tonnes», selon un spécialiste russe, Sergueï Smirnov, cité sur la chaîne Rossia 24.
Plusieurs explosions ont retenti, qui ont soufflé les vitres de nombreux bâtiments. Un correspondant local de la chaîne publique Rossia, qui se trouvait dans les locaux d’une université, a raconté avoir vu lors d’une de ces explosions une boule de feu repartir «dans l’autre sens».
«Le nombre de victimes augmente au fur et à mesure», a indiqué l’antenne locale du ministère de l’Intérieur, cité par Interfax. Le ministère a d’abord fait état de 50, puis de plus de 150, plus de 250 et plus de 400 blessés, dont au moins trois graves. Les blessés ont pour l’essentiel été touchés par des éclats de verre, selon ces sources.
"Le nombre de victimes augmente au fur et à mesure", a indiqué l'antenne locale du ministère de l'Intérieur, cité par Interfax. Le ministère a d'abord fait état de 50, puis de plus de 150, plus de 250 et plus de 400 blessés, dont au moins trois graves. Les blessés ont pour l'essentiel été touchés par des éclats de verre, selon ces sources. Selon la chaîne Rossia, des fragments du météorite sont tombés dans différents endroits de la région.
Etat d'alerte décrété
Un responsable du ministère cité par Ria Novosti a fait état de 50 blessés. "Selon des informations préliminaires, 50 personnes ont été soignées pour des traumatismes", a-t-il indiqué. Le ministère avait précédemment fait état de quatre personnes blessées par des éclats de verre. Un mur s'est effondré dans une usine de Tcheliabinsk, selon un employé cité par Interfax, qui fait état de trois ou quatre blessés sans gravité.
Le ministère des Situations d'urgence a indiqué avoir mobilisé 20 000 hommes, placés en état d'alerte, et trois avions ou hélicoptères pour inspecter les territoires. Le ministère a appelé la population à ne pas céder à la panique. "Il n'y a pas d'évacuation de la population, le niveau de radioactivité est dans la norme. Nous vous demandons instamment de ne pas céder à la panique", a indiqué l'antenne locale du ministère sur son site. Le phénomène a également été observé au Kazakhstan.
Confirmé aux infos sur TF1 ce jour à 13 heures [15/02/2013]
L'astéroïde 2012 DA14 frôlera la Terre le 15 février 2013 au soir !
La Nasa mais aussi des milliers d'astronomes en herbe vont braquer leurs téléscopes sur le ciel vendredi 15/02/20013 au soir. Un astéroïde de 45 mètres de diamètre va passer au plus près de la Terre.
"En moyenne un astéroïde de cette taille s'approche aussi près de la Terre tous les 40 ans et risque d'entrer en collision avec notre planète tous les 1.200 ans". Donald Yeomans, directeur du bureau du "Near Earth Object" à la Nasa a relevé la rareté du corps céleste qui frôlera nos têtes vendredi soir. Il s'agit du plus gros astéroïde passant aussi près de chez nous jamais détecté par les scientifique. Une masse de 135.000 tonnes et 45 mètres de diamètre pouvant anéantir à elle seule une grande agglomération française. Mais aujourd'hui, le géant du ciel joliment baptisé "2012 DA14" n'a pas prévu de finir sa course sur terre.
27.600 kilomètres de distance
"Il n'y a aucune raison de penser que cet astéroïde constitue une menace pour un satellite en orbite terrestre", a déclaré le directeur des opérations de la Space Data Association, une organisation qui suit les trajectoires des satellites. Le passage le plus rapproché est prévu à 19h25 GMT à 27.600 kilomètres à l'est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie à partir de 19h25 GMT. Une poussière néanmoins à l'échelle de l'univers, les orbites des satellites d'observation météo et de télévision se trouvant à des altitudes supérieures.
Sa vitesse moyenne sera de 7,8 km/seconde. "Ce survol offrira une occasion unique pour les scientifiques d'étudier de très près un objet passant à une aussi courte distance de la Terre", écrit la Nasa sur son site. L'agence spatiale souligne qu'"elle donne la plus haute priorité à la traque des astéroïdes croisant proche de l'orbite terrestre afin de protéger notre planète". Pour les amateurs, le point brillant sera visible avec un télescope depuis l'Europe de l'Est, en Australie et en Asie. Le passage de ce corps céleste sera commenté par la Nasa qui prévoit une retransmission en direct à partir de 19h00 GMT.
La trajectoire de 2012 DA 14
Le passage de l’astéroïde, baptisé 2012 DA 14, aussi près de la Terre, le 15 février 2013, fait de cette date un événement astronomique sans précédent. En voici les explications.
Il est prévu que le point le plus proche de son passage soit à une distance de 27.600 kilomètres, environ un dixième de la distance Terre-Lune. Cela se passera plus précisément à 19h25 GMT dans l’est de l’océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie.
Il frôlera notre planète à une distance inférieure à celle de certains satellites géostationnaires qui gravitent habituellement à 36.000 km de la Terre environ, si bien que l’on peut l’observer avec une simple paire de jumelles. Pourtant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. En effet, Donald Yeomans, directeur du bureau des NEO de la Nasa, affirme : «2012 DA14 passera à une distance remarquablement proche, mais nous comprenons suffisamment bien sa trajectoire pour conclure qu’il n’y a pas de risque de collision avec la Terre».
Ce « gros caillou céleste » qui se déplace à la vitesse vertigineuse de 28.000 km/h, faisant 45 mètres de diamètre et d’une masse de 135 000 tonnes, est le plus gros astéroïde passant aussi près de la Terre jamais détecté par les scientifiques, a précisé la NASA, ce qui fait sa singularité.
2012 DA14 semble pourtant être modeste si on le compare à la météorite responsable de l’extinction des dinosaures il y a environ 66 millions d’années. Celui- ci mesurait dix kilomètres de diamètre, selon Tim Spahr, du Minor Planet Center à l’Université de Harvard. Donc pas de panique !
Amateurs d’expériences inédites, si la météo est clémente, vous pourrez ainsi aujourd’hui vous prendre au jeu de la chasse à l’astéroïde, si vous vous munissez d’une paire de jumelles et de beaucoup de patience.
Don Yeomans, expert de la Nasa, affirme que « ce ne sera tout de même pas évident. Car même s’il brillera autant qu’une étoile de magnitude 8 au moment où il sera le plus près de la Terre – ce qui en fait »une cible facile pour les petits télescopes » -, un élément viendra compliquer la donne : la vitesse. Il sera difficile à suivre. Seuls les astronomes amateurs les plus expérimentés sont susceptibles de réussir à le voir ».
je vous tiens au courant de la suite dès que j'en saurai plus !
L'astéroïde 2012 DA14 a frôlé la terre sans faire de dégâts
La Nasa a scruté l'astéroïde de 45 mètres de diamètre qui a frôlé la Terre ce vendredi vers 20h25 (19h25 GMT). L'astéroïde, d'une masse de 135 000 tonnes baptisé 2012 DA 14, aurait pu anéantir, en cas d'impact, une grande agglomération. C'est le plus gros astéroïde passant aussi près de la Terre jamais détecté par les scientifiques, a souligné l'agence spatiale américaine.
Découvert en février 2012, il est passé au plus près à 27 600 kilomètres - un dixième de la distance Terre-Lune - le 15 févier à 19h25 GMT dans l'est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie, à une vitesse de 7,8 km/seconde.
Il est passé tellement près de la Terre qu'il s'est trouvé à une distance inférieure à celle de certains satellites. "En moyenne, un astéroïde de cette taille s'approche aussi près de la Terre tous les 40 ans et risque d'entrer en collision avec notre planète tous les 1.200 ans", avait précisé la semaine dernière Donald Yeomans, directeur du bureau du "Near Earth Object" (NEO) du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa lors d'une conférence de presse téléphonique.
Quel intérêt scientifique ?
Les scientifiques l'ont, eux, suivi un radar puis avec des téléscopes notamment pour déterminer de quoi il est composé et sa trajectoire. Car tout l'enjeu réside notamment dans le changement de trajectoire de 2012 DA14 induit par son passage près de la terre et donc ce que cela implique sur son prochain passage. Il est très peu probable que celui-ci s'écrase sur la terre lorsqu'il repassera mais, selon Jean-Eudes Arlot, "tous les cailloux qui nous tournent autour sont amenés à tomber un jour sur la Terre"... mais à très long terme.
Pourquoi on ne pouvait pas le voir à l'œil nu
La "magnitude apparente" de DA14 devait atteindre au mieux 7,5 depuis l'Indonésie et être de l'ordre de 9 ou 10 depuis la métropole, selon encore Christophe Bonnal, du Cnes. Or, à l'oeil nu on commence à avoir du mal à détecter les objets à partir d'une magnitude 4 ou 5, sachant que plus celle-ci est élevée, moins on voit l'objet.
L'astéroïde 2012 DA 14 et les météorites ne sont pas liés
Selon Samuel Kounaves, professeur au laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins (Maryland, est), "il n'y a pas de connexion" entre les deux événements.
Les météorites, qui sont des morceaux d'astéroïdes, "tombent sur la Terre en permanence", a rappelé Samuel Kounaves, interrogé en marge de la conférence annuelle de l'American Society for the Advancement of Science (AAAS), réunie à Boston (Massachusetts, nord-est) du 14 au 18 février.
Une météorite a explosé vendredi au-dessus de la métropole russe de Tcheliabinsk, projetant des éclairs incandescents dans le ciel et blessant près d'un millier de personnes, un événement rarissime qui a semé la panique dans cette région de l'Oural.
Réponses
Un voyage réaliste entre les amas de galaxies
La vidéo met en scène près de 400 000 galaxies cartographiées par le SDSS. Le voyageur passe ainsi plus ou moins près de ces galaxies qui se trouvent loin de la Voie Lactée. On discerne bien l'agencement des galaxies en amas qui s'agrègent en filaments. Cette vidéo montre de manière assez réaliste la structure de l'Univers.
Une autre vidéo sympa
[video]
Les interactions de galaxies
Les galaxies à noyau actif ne sont pas les seules à se distinguer. Certaines galaxies ont des propriétés particulières du fait de leurs interactions avec des congénères. En effet, la plupart des galaxies ne sont pas isolées dans l’espace, mais font partie d’amas de galaxies. Dans ces conditions, l’attraction gravitationnelle aidant, la rencontre entre deux galaxies est un phénomène relativement courant.
Ainsi, par exemple, les deux galaxies les plus proches de la Voie Lactée, les Nuages de Magellan, sont en train de tomber sur nous et devraient être absorbées d’ici quelques milliards d’années. De même, la galaxie d’Andromède devrait finir par entrer en collision avec la nôtre dans moins de dix milliards d’années.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la collision de deux galaxies ne donne pas lieu à une grande catastrophe cosmique. La probabilité de rencontre entre deux étoiles est tellement faible que les galaxies passent simplement l’une à travers l’autre. Mais, s’il n’y a pas d’effet majeur sur les étoiles, il y en a un sur la forme globale des galaxies. L’interaction gravitationnelle donne lieu à d’intenses forces de marée qui déforment les galaxies et altèrent complètement leur morphologie.
Ainsi, par exemple, les simulations numériques de telles rencontres montrent que le résultat peut être la création de bras spiraux dans l’une ou l’autre des galaxies. Dans certains cas, lorsque la rencontre se fait à une vitesse relativement lente, les deux galaxies perdent leur individualité et n’en forment plus qu’une. On parle alors de fusion plutôt que de collision.
Les flambées de formation d’étoiles
Un phénomène associé aux interactions de galaxies est celui des flambées de formation d’étoiles (starburst en anglais). Le satellite IRAS détecta en 1983 de nombreux sources caractérisées par une très forte luminosité dans l’infrarouge, chacune avec une puissance totale semblable à celle d’un quasar. Les images de ces objets montrèrent qu’il s’agissait de galaxies spirales en interaction. L’émission infrarouge était localisée au centre de ces galaxies, mais dans une région d’une taille de plusieurs milliers d’années-lumière, bien plus grande que pour les galaxies à noyau actif.
Une étude plus poussée de ces galaxies a permis de mieux comprendre les phénomènes en jeu. Les régions centrales de ces galaxies sont le lieu d’une formation d’étoiles intense et rapide. Celles-ci ne sont pas visibles, car encore enveloppées dans leurs nuages moléculaires, mais la poussière de ces nuages absorbe le rayonnement ultraviolet des étoiles et le réémet sous forme infrarouge.
La masse de gaz transformée en étoiles et la rapidité de la formation sont bien plus grandes que dans une galaxie comme la nôtre. A ce rythme, les flambées de formation d’étoiles ne peuvent durer que quelques dizaines de millions d’années, ce qui est très court par rapport à l’âge des galaxies.
Bien qu’il soit en gros compris, le phénomène des flambées de formation d’étoiles pose encore de nombreux problèmes, en particulier quant à sa cause. L’hypothèse la plus probable est que lors d’une interaction entre galaxies les forces de marée conduisent à l’accumulation de grandes quantités de gaz dans les régions centrales et déclenchent l’effondrement gravitationnel qui conduit aux étoiles. Un autre problème important est celui du lien possible entre flambée de formation d’étoiles et présence d’un noyau actif.
Les groupes et amas de galaxies
Un aspect très important de l’astronome extragalactique est l’étude de la répartition des galaxies dans l’Univers. Dès les premières observations de nébuleuses, les astronomes se rendirent compte que la distribution des galaxies n’était pas du tout homogène. Au contraire, celles-ci ont une forte tendance à se regrouper pour former des ensembles dont la population et la taille sont très variables. On classe ces regroupements en deux catégories : un groupe lorsque l’ensemble comporte moins d’une centaine de membres et un amas au-dessus de ce seuil.
Le Groupe Local
La Voie Lactée est elle-même membre d’un groupe d’une cinquantaine de galaxies que l’on appelle le Groupe Local et dont la taille atteint dix millions d’années-lumière. Ce groupe est dominé par deux galaxies spirales massives, notre Voie lactée et la galaxie d’Andromède, séparées d’environ 2,5 millions d’années-lumière. La plupart des autres galaxies du Groupe Local se concentrent autour des deux premières, ce qui donne à l’ensemble une structure dipolaire.
Près de la Voie Lactée, on trouve en particulier les Grand et Petit Nuages de Magellan, deux galaxies irrégulières respectivement à 180.000 et 210.000 années-lumière. Du côté d’Andromède, apparaît une troisième spirale, celle du Triangle, à 2,6 millions d’années-lumière de nous. En plus des cinq galaxies précédemment citées, on trouve plus d’une cinquantaine de galaxies moins massives, donc moins faciles à observer, en particulier une grande proportion de galaxies elliptiques naines et quelques irrégulières.
Les amas de galaxies
En s’éloignant du Groupe Local, on rencontre d’autres groupes de galaxies comme le nôtre, mais aussi des ensembles beaucoup plus grands, les amas de galaxies, qui peuvent compter des milliers de membres. Le plus proche du Groupe Local est l’amas de la Vierge. Il est situé à 50 millions d’années-lumière, contient plus de 2000 galaxies visibles depuis la Terre, de tous les types possibles, et possède un diamètre de l’ordre de 15 millions d’années-lumière. La forme globale de l’ensemble n’étant pas bien définie, on le qualifie d’amas irrégulier.
Certains amas présentent une distribution mieux définie, par exemple sphérique, et l’on parle alors d’amas régulier. Le plus proche de la Voie Lactée est l’amas de Coma, situé à 320 millions d’années-lumière. Il contient plus de mille membres visibles, presque uniquement des galaxies elliptiques ou lenticulaires, et possède un diamètre d’environ 20 millions d’années-lumière.
Notons que le nombre de galaxies indiqué précédemment ne concernent que les galaxies observables depuis la Terre. Ces amas contiennent comme le Groupe Local des galaxies irrégulières ou elliptiques naines, qui sont trop peu lumineuses pour être observées. Elles existent néanmoins et portent la population de ces amas à plusieurs milliers de membres, voire plus de dix mille.
Un autre point commun de ces amas est la présence en leur centre de galaxies elliptiques géantes, trois pour la Vierge, deux pour Coma. Ces galaxies sont le fruit de ce que l’on appelle le cannibalisme galactique. En effet, autour de ces géantes gravite une nuée de galaxies ordinaires. Lorsque l’une d’elles s’approche trop près de la galaxie centrale, elle ne peut pas échapper à son attraction gravitationnelle et se fait avaler. Avec le temps, les galaxies centrales accumulent de plus en plus de matière et finissent par atteindre des tailles gigantesques.
Un gaz extrêmement chaud
Une partie de notre connaissance des amas de galaxies vient des observations dans les rayons X. Celles-ci ont mis en évidence la présence de grandes quantités de gaz à des températures de l’ordre de 100 millions de degrés. Dans les amas irréguliers, ce gaz est nettement associé aux galaxies, alors que dans les amas réguliers, il emplit tout l’amas. Ceci montre que les amas réguliers ont été le siège de nombreuses interactions entre galaxies, qui ont peu à peu dispersé le gaz de façon homogène.
Dans tous les cas, l’émission de rayons X s’accompagne d’une perte d’énergie pour le gaz, qui se traduit par une chute de celui-ci vers le centre de l’amas et la naissance de ce que l’on appelle des courants gazeux chauds. Cet afflux de gaz donne alors naissance à des nuages d’hydrogène, provoque la formation d’étoiles peu massives, et contribue de façon significative à la masse des galaxies géantes centrales.
La voie lactée et la galaxie d'andromède sont les deux galaxies les plus grosses de notre ama. Elles sont inexorablement attirées l'une vers l'autre à la vitesse de 275 Km/s. A cette vitesse, les deux galaxies entrerons en collision dans 4 à 5 milliards d'années. John Dubinski a simulé, sur un des ordinateur les plus puissants, cette collision.
Un satellite naturel est un objet qui orbite autour d'une planète ou d'un autre objet plus grand que lui-même et qui n'est pas d'origine humaine, par opposition aux satellites artificiels. De tels objets sont également appelés lunes, par analogie avec la Lune, le satellite naturel de la Terre. Techniquement, le terme pourrait s'appliquer à une planète orbitant une étoile, ou même une étoile orbitant un centre galactique, mais une telle utilisation est rare. En temps normal, il désigne les satellites naturels des planètes, planètes naines et petits corps.
Origine
On suppose que les satellites naturels orbitant relativement proches d'une planète sur une orbite prograde se sont formés dans la même région du disque protoplanétaire à l'origine de cette planète. Par opposition, les satellites irréguliers (orbitant généralement sur des orbites distantes, inclinées, excentriques ou rétrogrades) seraient des objets étrangers capturés et éventuellement fragmentés lors de collisions. Il existe des exceptions ou des variations à ce modèle standard de formation. En particulier, les couples Terre-Lune et peut-être Pluton-Charon tireraient leur origine de la collision de deux grands objets proto-planétaires. La matière éjectée en orbite autour du corps central aurait alors formé un ou plusieurs objets par accrétion. On pense par ailleurs que les satellites d'astéroïdes se forment principalement par ce processus.
Définition
Le terme de « satellite » ne possède pas de définition scientifique précise. En particulier, l'existence de couples Pluton-Charon et Terre-Lune, où le rapport des masses entre le corps central et son satellite n'est pas aussi prononcé que dans la plupart des autres systèmes, rend difficile la détermination d'une limite séparant un système satellitaire d'une planète double. Une définition commune suppose qu'un système satellitaire doit posséder un barycentre situé sous la surface du corps le plus large, mais elle n'est pas officielle et reste arbitraire. À l'autre bout de l'échelle, les systèmes annulaires autour des géantes gazeuses du système solaire sont composés de petits morceaux de glace et de roche et il n'existe aucune limite définissant une taille à partir de laquelle un tel morceau est suffisamment grand pour être considéré comme un satellite à part entière.
Terminologie
Le premier satellite naturel connu était la Lune. Jusqu'à la découverte des satellites galiléens en 1610, aucune occasion ne s'était donc présentée pour caractériser de tels objets. Galilée choisit pour sa part le terme latin planetæ (« planètes ») pour les désigner. C'est Képler qui les nommera "satellites" en 1611, du latin satelles signifiant « gardien » ou « compagnon », le satellite semblant accompagner la planète dans ses déplacements. Christiaan Huygens, le découvreur de Titan, fut le premier à utiliser le terme « lune » pour ce type d'objet, appelant Titan Luna Saturni ou Luna Saturnia (« la lune de Saturne » ou « la lune saturnienne »). Au fil des découvertes, le terme fut abandonné ; Jean-Dominique Cassini utilisait parfois le terme de « planètes » pour ses découvertes, mais plus souvent celui de « satellites ». Le terme de « satellite » devint la norme pour décrire un objet en orbite autour d'une planète, permettant d'éviter l'ambiguïté de « lune ». Cependant, en 1957, le lancement de Spoutnik 1, le premier objet artificiel en orbite autour de la Terre, rendit nécessaire la distinction entre les satellites artificiels et les satellites naturels. Le terme simple de « satellite » tendit à désigner principalement les objets artificiels et le terme « lune » fut à nouveau souvent employé ; mais, par exemple, on appelle toujours 'satellite" les nouveaux corps détectés autour des planètes géantes du système solaire (leur désignation provisoire est "S" suivi d'un numéro) ou des astéroïdes.
Lunes du système solaire
Mode de formation :
Accrétion :
Lors de la formation d’une planète, on retrouve des morceaux de roches, des poussières de glace et des gaz tourbillonnants en forme de disque autour. Les bouts de roches s’agglutinent pour former un grumeau, qui sous les chocs d’autres fragments rocheux crée une sphère de roche qui grossit et absorbe les éventuels grumeaux voisins. Elle finit par dominer le disque et reste seule en orbite, donnant naissance à un satellite.
Capture :
Cas le plus rencontré: il faut que deux astéroïdes (rarement un seul), gravitant l’un près de l’autre s'approchent suffisamment d'une planète pour que son champ gravitationnel ne soit pas négligeable. Dès lors, l'astéroïde le plus proche ou le plus lourd1 de la planète se retrouve happé dans le champ gravitationnel de cette dernière. Sa trajectoire est alors modifiée par la force de l’attraction de l’astre qui s'ajoute aux autres forces exercées sur celui-ci (inertie, attraction de l'autre astéroïde, etc.). Si l’attirance de l’astre est la plus forte, la liaison entre les deux astéroïdes cède, le jumeau reçoit ainsi une impulsion d’énergie et file dans l’espace tandis que l’autre astéroïde commence son premier tour d’orbite ainsi que sa vie de satellite.
Collision :
Dernier cas, qui est aussi le plus rare: il se produit lorsque qu’un astéroïde de taille monstrueuse heurte une planète. Lors de ce choc titanesque, un panache de matière jailli de l’impact, contenant roche et même des fragments du noyau de la planète. Cette matière va s’agglomérer, formant un nouveau corps. Mais ce dernier trop lourd à cause de la masse métallique extrait du noyau de la planète, chute à nouveau et va percuter une seconde fois la planète. Cette fois, la partie arrachée du noyau se fond quasi-totalement avec celui de la planète. Le panache ainsi formé sera donc exempt de particule métallique, plus lourde. Ce dernier va tout de même se scinder en deux, une partie retournera à l’astre, l’autre commencera une orbite. Cette matière va s’agglomérer de façon à créer un nouveau satellite. Toute cette séquence peut prendre seulement vingt-quatre heures.
Il existe des exceptions ou des variations à ce modèle standard de formation. En particulier, les couples Terre-Lune et peut-être Pluton-Charon tireraient leur origine de la collision de deux grands objets proto-planétaires. La matière éjectée en orbite autour du corps central aurait alors formé un ou plusieurs objets par accrétion. On pense par ailleurs que les satellites d'astéroïdes se forment principalement par ce processus.
Les premiers satellites découvert orbitant autour d'une planète (autre que La Terre) sont Io et Callisto et ont été découverts par Galilée le 07 janvier 1610. De nombreux satellites ont été découvert depuis autour de Mars, Jupiter, Sature, Uranus, Neptune, Pluton, Haumea et Éris. Au total nous connaissons 183 satellites orbitant autour d'une planète ou d'une planète naine.
Lunes et satellites naturels
La Lune
La Lune est le seul satellite naturel de la Terre. Mis à part la Terre, c’est aussi le seul objet céleste sur lequel les humains ont mis le pied jusqu’à présent. En effet, Niel Armstrong a enfoncé son pied gauche dans la surface lunaire le 21 juillet 1969, à 2h56. Ce faisant, il a prononcé la célèbre phrase : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité ». L’origine de la Lune est une collision entre la Terre en formation, qui n’était à l’époque qu’une énorme boule de feu, et un objet céleste aussi gros que la planète Mars. Cet impact a cassé la Terre en deux morceaux, et le plus petit des deux est devenu la Lune. La Lune a une gravité six fois plus faible que celle de la planète Terre. D’ailleurs, lorsque les astronautes marchaient sur la Lune, ils rebondissaient à chaque pas. Pour cette raison, la Lune n’a pas d’atmosphère à proprement parler, donc sa surface est constamment bombardée par les vents solaires. Justement, la surface de la Lune est composée essentiellement de cratères et de volcans éteints. On retrouve aussi des plaines plus sombres que le reste de la surface lunaire, appelées « mers » par nos ancêtres. Les taches sombres qui recouvrent la surface de la Lune ont été appelées à tort : « mers » par les premiers astronomes. En effet, c’est dans la mer de la Tranquillité que Niel Armstrong s’est posé avec son équipage. Malgré tout, il y a une minuscule quantité d’eau dans le sous-sol de la Lune [environ 500 ml pour une surface équivalente à celle d’un terrain de football].
Lunes deMars
Phobos et Deimos sont les deux satellites naturels de la planète Mars. Leurs noms viennent des mots grecs pour « peur » et « terreur », ce qui me semble parfaitement approprié pour les compagnons du dieu romain de la guerre. Deux théories différentes pourraient expliquer leur origine. Selon la première théorie, Phobos et Deimos viendraient d’une collision entre Mars et un objet céleste. Cette histoire ressemble beaucoup à l’origine de la Lune. La deuxième théorie, beaucoup plus plausible selon moi, stipule que Phobos et Deimos seraient en réalité deux astéroïdes qui ont été capturés par la gravité de Mars. Phobos a une forme presque ronde et un diamètre d’environ 22 km. Sa surface est constellée de cratères d’impact. Deimos est plus petit que Phobos et a une forme irrégulière, comme une arachide.
Lunes de Jupiter
Jupiter a 63 lunes. Parmi elles, on retrouve les quatre lunes galiléennes : Io, Ganymède, Europe et Callisto. Ces lunes sont appelées ainsi parce qu’elles ont été découvertes par Galilée. Io est un peu plus grande que la Lune. Io a une surface constellée de plus de 400 volcans actifs. On y retrouve donc plusieurs calderas remplies de lave. Cette lave est composée, entre autres, de sodium et de soufre en fusion. Le soufre, un minerai jaune qui est le principal responsable de l’odeur des œufs pourris, explique la couleur étrange d’Io. Soulignons également qu’Io a plusieurs geysers spectaculaires qui rejettent des gaz en fusion à 300 km de hauteur ! Pour sa part, Ganymède détient le record du plus grand satellite naturel du Système Solaire (5262,4 km de diamètre). Il est principalement composé de glace, et se démarque par le fait qu’il est le seul satellite naturel à posséder un champ magnétique. Europe est une lune recouverte de glace d’eau. Mis à part la Terre, c’est l’endroit du Système Solaire où la vie est la plus susceptible de se retrouver. En effet, la glace d’Europe est craquelée à plusieurs endroits, ce qui indique la présence probable d’un océan d’eau liquide en-dessous ! Cet océan abrite peut-être une forme de vie primitive, semblable à celle qu’on retrouve dans les cheminées hydrothermales de la Terre. Enfin, Callisto a une surface recouverte de rochers de glace atteignant une hauteur de 100 m. Il fait très froid sur toutes ces lunes : -110ºC !
Lunes de Saturne
Saturne a 62 lunes, dont Titan, Phoebe et Japet. Titan est le plus gros satellite de Saturne. C’est également le seul satellite naturel à posséder une atmosphère à proprement parler, composée de nitrogène à 98 % et de méthane à 2 %. Titan est également le seul astre autre que la Terre sur lequel on retrouve des grandes flaques de liquide. En effet, Titan a des lacs et des rivières semblables à celles de la Terre, à la différence que ceux-ci sont remplis de méthane liquide au lieu de l’eau. On y retrouve également des vallées creusées par les rivières de méthane et des canyons. Pour sa part, Phoebe a un diamètre de 200 km. Bizarrement, ce satellite orbite parmi les anneaux de Saturne, dans le sens contraire par-rapport aux autres satellites. Enfin, Japet a un diamètre de 1500 km. Tout comme Mercure, elle a toujours la même face orientée vers le Soleil, ce qui lui donne une apparence excentrique : un hémisphère clair et un hémisphère foncé.
Lunes d’Uranus
Uranus a 27 lunes. Les cinq plus grosses sont Miranda (diamètre de 236 km), Ariel, Umbriel, Titania et Oberon. Leur surface est faite de glace et de roche, avec un relief parsemé de montagnes et de cratères, comme les planètes naines. Miranda possède une falaise géante (6000 m de haut, plusieurs centaines de km de long) qui sépare littéralement la planète en deux. Cette falaise a probablement été formée par un impact entre Miranda et un astéroïde. L’impact fut assez violent pour couper Miranda en deux morceaux de taille à peu près égale, mais ces morceaux se sont éventuellement recollés ensemble à cause de la gravité. Depuis, Miranda porte cette magnifique cicatrice.
Lunes de Neptune
Neptune a 13 lunes. La plus grande d’entre elles est de loin Triton, qui est probablement un objet de la ceinture de Kuiper qui a été capturé par l’orbite de Neptune. En effet, la composition de Triton (glace de nitrogène, roche, métal) et son orbite excentrique rappelle celle de la planète naine Pluton. Triton porte le nom du dauphin qui accompagne Neptune, le dieu grec de l’eau, dans ses aventures.
Lunes de Pluton
Pluton possède trois satellites naturels, le plus grand étant Charon qui fut identifié dès 1978. Deux satellites plus petits nommés Hydra et Nix (connus jusqu'en juin 2006 par leurs désignations provisoires S/2005 P 1 et S/2005 P 2), ont été découverts en 2005.
Définition
Ensemble des astres soumis au champ de gravitation du Soleil. Le système solaire comprend des planètes [Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune par ordre d'éloignement au Soleil] en orbite autour du Soleil et leurs satellites et anneaux, des planètes naines (Pluton, Éris...) des astéroïdes, des comètes, des météorites des grains interplanétaires (comme ceux présents dans les anneaux de poussière responsable de la lumière zodiacale).
FORMATION DU SYSTEME SOLAIRE
Le Système solaire est né il y a 4,55 milliards d'années dans une nébuleuse solaire. Toutes les particules de cette nébuleuse, reste d'une supernova, se sont mises tranquillement à tourner et à s'attirer les unes les autres. A force de tourner, ce nuage s'est échauffé et au centre, la matière s'est contractée sur elle-même, ce qui a donné naissance à une étoile, notre Soleil.
Les abords de l'étoile étaient à des températures élevées mais les régions lointaines du disque étaient dans un froid glacial. Donc près du Soleil seul les silicates ont pu exister à l'état solide et bien plus loin avec le froid tout a gelé, les grains de poussière été enrobés de glace. La frontière entre les températures élevées et le froid glacial devait être la ceinture d'astéroïdes.
A environ un million d'années les noyaux des planètes géantes se sont formés. Puis ils ont attiré le gaz qui restant dans la nébuleuse. Si les planètes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) ont une taille décroissante par rapport à leur distance du Soleil, c'est que le disque de la nébuleuse est de moins en moins dense à mesure que l'on s'éloigne du Soleil, donc Saturne dispose de moins de gaz que Jupiter, Uranus moins que Saturne, et Neptune moins qu'Uranus.
En même temps le disque qui entourait le Soleil s'est refroidi et ainsi dans la zone où la température était élevée sont nées des planétoïdes sur orbites. Tous ces fragments se sont collés les uns les autres et ont formé les planètes.
Pendant au moins un milliard d'années, ces corps ont été soumis à un bombardement très violent de météorites, restes de la nébuleuse, ce qui a formé la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter et celle de Kuiper, au-delà de Neptune.
Composition du Système Solaire
Le Soleil renferme 99,85% de toute la matière du système solaire. Les planètes, qui sont formées à partir du même disque de matériel qui forme le Soleil, contiennent seulement 0,135% de la masse du système solaire. Jupiter contient plus que deux fois la matière de toutes les autres planètes misent ensembles. Les satellites des planètes, les comètes, les astéroïdes, les météorites et le milieu interplanétaire constituent le 0,015% qui reste. La table suivante est une liste de la répartition de la masse à l'intérieur du système solaire.
Soleil : 99,85%
Planètes : 0,135%
Comètss : 0,01% ?
Satellites : 0,00005%
Planètes Mineures : 0,0000002% ?
Météoroïdes : 0,0000001% ?
Milieu Interplanétaire : 0,0000001% ?
L'Espace Interplanétaire
Presque tout le volume du sytème solaire a l'air d'être vide. Loin d'être le néant, ce vide "d'espace" comprend le milieu interplanétaire. Le milieu interplanétaire inclut des formes d'énergies variées et au moins 2 constituants : la poussière interplanétaire et le gaz interplanétaire. La poussière interplanétaire consiste en des particules solides microscopiques. Le gaz interplanétaire, que l'on appelle aussi plasma, est un très mince courant de gaz et de particules chargées, pour la plupart, de protons et d'électrons. Ce courant provient du Soleil et est appelé le vent solaire.
Le vent solaire peut être mesuré par engin spatial et il a un grand effet sur la queue des comètes. Il a aussi un effet mesurable sur le mouvement des engins spatiaux. La vitesse du vent solaire est d'environ 400 kilomètres (250 miles) par seconde près de l'orbite de la terre. Le point où le vent solaire rencontre le milieu interstellaire, qui est le vent solaire d'autres étoiles, est appelé héliopause. L'héliopause est, en théorie, une limite à peu près circulaire ou à la forme d'une goutte d'eau, faisant, à environ 100 AU du Soleil, le tour de celui-ci. L'espace à l'intérieur de la limite de l'héliopause, contient le Soleil et le système solaire, il fait référence à l'héliosphère.
Le champ magnétique solaire se prolonge vers l'extérieur de l'espace interplanétaire ; il peut être mesuré sur Terre ou par un engin spatial. Le champ magnétique solaire est le champ magnétique dominant des régions interplanétaires du Système Solaire, excepté dans l'environnement immédiat des planètes qui ont leur propre champ magnétique.
COMPOSITION
Le Système solaire est composé d'une étoile, le Soleil, de huit planètes depuis le 24/08/2006 [après que l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) a décidé à Prague de déchoir Pluton de son statut de planète], de cent cinquante neuf satellites gravitant autour de ces planètes et de nombreux petits astres appelés astéroïdes, comètes, objets transneptuniens.... Le Soleil, coeur du Système solaire, représente 99,90 % de la masse de l'ensemble.
Les planètes sont des corps non lumineux qui gravitent autour du Soleil.
SITUATION
Le Système solaire est situé à l'avant-bras de notre galaxie, la Voie lactée, qui mesure
100_000 années lumière et compte un nombre inimaginable d'étoiles. Tout comme les autres étoiles, le Soleil toune autour du coeur de la Voie lactée.
Le Soleil tourne autour de la Voie-Lactée, à 240 km/s. Actuellement à une distance de 27_000 années lumière du centre, il faut au Système Solaire 250 millions d'années pour accomplir un tour autour du coeur de la Voie-Lactée. Mais en plus le Soleil plonge et remonte comme une vague. Il est à 48 années lumière au dessus du plan et en phase ascendante à la vitesse de 7 km/s. Tous les 30 millions d'années le Soleil traverse le plan de la Voie-Lactée. C'est lorsqu'il traverse les bras de la galaxie qu'il s'expose à subir des ondes de choc de supernova ou de nuage de gaz. Toutes les extinctions sur Terre ont justement eues lieu quand la Terre traversé un des bras galactique.
Quelle est l'origine des noms des planètes ?
Les noms des planètes tirent généralement leur origine de la mythologie romaine et possèdent leur pendant du coté de la mythologie grecque.
Nous donnons dans le tableau ci-dessous les origines mythologiques :
Mercure : Dieu du commerce et des voyageurs [O.R ] Hermès [N.G ]
Mercure avait pour père Jupiter, roi de l’Olympe, dieu des Lois et de l’Intuition qui éclaire, et pour mère, Maïa, qui personnifie l’Eveil du printemps et symbolise en quelque sorte l’extériorisation du moi, sa projection dans le monde extérieur.
A peine né, profitant d’une minute d’inattention de sa mère, Maïa, Mercure enjamba le berceau et s’en alla se promener pour voir le vaste monde.
Il décide de voler le troupeau de génisses d’Apollon. Et pour faire disparaître les traces de leurs pas, il fabrique des sandales en écorce dont il chausse les pattes des vaches.
Il tua deux génisses et avec leur peau fabriqua des cordes pour un nouvel instrument de son invention : la lyre, dont il parvient à tirer des mélodies extraordinaires.
Apollon découvre Mercure dans une caverne et l’emmène auprès de Zeus-Jupiter devant le conseil de l’Olympe où, après s’être brillamment défendu, il avoue tout. Tout le monde lui pardonne, séduit par son charme, sa vivacité et ses talents de musicien.
« Donne-moi la lyre de tortue », dit Apollon, « et je te laisse les génisses. » En réponse, Mercure coupe quelques tiges de roseau et, pour remplacer la lyre, il fabrique une flûte dont il joue un solo étourdissant.
Et Jupiter l’admit dans l’Olympe où il devint le messager des dieux. Les insignes de son grade étaient un casque rond (symbole de puissance) et des sandalettes ailées (symbole d’élévation). Puis Jupiter lui donna une houlette spéciale de messager, avec des rubans blancs.
Mercure devient le patron des marchands, des juristes, des intellectuels, et aussi des voleurs.
Venus : Déesse de la végétation et de l'amour [O.R ] Aphrodite [ N.G ]
Aphrodite est née d'Ouranos, lorsque Cronos lui trancha ses parties génitales. Elle est considérée comme la plus attirante et belle déesse.
Son rôle est de susciter l'amour chez tous : les hommes comme les dieux. Plusieurs divinités furent victimes de sa magie. Son pouvoir est tel que la déesse elle-même en fut touchée.
Elle n'est pas une olympienne, mais s'y rend très fréquemment. Zeus l'a donna à Héphaïstos, le dieu laid et boiteux ; puis très rapidement, Aphrodite en aimera un autre : Arès.
De leur union naquirent cinq enfants : Harmonie, Eros, Anteros, Deimos (la Crainte) et Phobos (la Peur).
Cependant, Arès ne fut pas son seul amant. D'Hermès elle enfanta Hermaphrodite, de Dionysos : Priape. Puis elle eut une aventure avec Poséidon qui ne laissa pas de descendant.
Elle eut, aussi, une relation privée avec un humain, Anchise ; ainsi naquit Enée. Afin d’attirer cet homme, Aphrodite se présenta comme une princesse ; car tout mortel qui aime une divinité meurt aussitôt d'un vieillissement précoce. Le lendemain de leurs ébats, la déesse se révéla sous sa vraie nature et lui demanda de taire leur aventure. Mais un jour, ivre, Anchise dévoila cette histoire à un interlocuteur qui se trouva être Zeus. Furieux, le roi des dieux le punit en le rendant boiteux et aveugle.
Malgré le fait qu'elle soit volage, Aphrodite est extrêmement jalouse. Ainsi, elle rendit Eos éternellement amoureuse d'Arès ; elle fit endurer les pires épreuves à Psyché, jalouse de sa très grande beauté. Néanmoins, elle est très soucieuse de ceux qui la vénèrent et de ceux qu'elle a juré de protéger.
Elle avait pour attributs le myrte, la rose; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe.
Elle avait aussi une ceinture magique, (le ceste) cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prêtait parfois à Héra pour raviver l'amour de son époux volage.
C’est pourquoi, on la considère comme symbolisant la beauté et l’amour et tout ce qui s’y rapporte : l’harmonie et l’équilibre (formes, sons, couleurs, parfums, etc...) donc l’art par extension ainsi que la gaité, la douceur, les caresses, l’union charnel mais aussi l’amour sentiment.
Apprenant que Zeus était de connivence avec Pluton et qu’il lui avait menti, Déméter arrêta la végétation : la terre devint stérile, les hommes se trouvèrent menacés.
La ténacité de Déméter entraîna la conclusion d’un compromis : chaque année Proserpine passerait trois mois dans les enfers, royaume de Pluton, et neuf mois sur terre, avec sa mère. Déméter consentit alors à lever sa malédiction.
De retour dans l’Olympe, Déméter confia un épi de blé à Triptolème, pour qu’il enseigne aux hommes les semailles et l’agriculture.
Au mariage de Cadmos, Déméter s’éprit de Lasos, avec lequel elle alla s’unir ouvertement dans un champ trois fois labouré.
Mars : Dieu de la guerre [ O.R ] Arès [ N.G ]
Les aventures de Mars [nombreuses et souvent pittoresques] en ont fait la représentation de la virilité, de l’amant. C’est pourquoi, on le considère comme symbolisant la violence, l’action, le conflit, la bravoure.
Fils de Zeus et de Héra, Arès est le dieu la guerre, de la destruction, de la brutalité et du carnage. C'est la seule divinité à aller sur les champs de batailles pour combattre. Il s'y rend avec ses enfants Deimos (la terreur) et Phobos (la peur). Enyo la déesse des batailles ; Eris la déesse de la Discorde se joignent souvent à eux. Lors des guerres, les causes du conflit ne le touchent pas ; il peut changer de camp sans aucun scrupule. Seuls,les combats et le sang qui coule l'intéressent.
De stature colossale, il est armé d'une puissante lance et d'un bouclier de cuir, vêtu d'une armure d'airain et porte un casque à longue crinière. Malgré son imposante carrure, Arès est très rapide, bousculant et écrasant tout ce qui se trouve sur son passage. Son cri de guerre, qu'il pousse pour terroriser ses ennemis est Alalè alala.
Les attributs de Mars sont la lance, instrument de combat et de mort qui confère l’autorité, et la torche, symbole du feu purificateur et d’illumination.
A cause de sa personnalité rustre et sanguinaire, les autres dieux détestent Arès, y compris ses parents. Zeus est répugné par les rêves de son fils qui sont uniquement de combats et de carnages et Héra désapprouve souvent les choix d'Arès, comme de soutenir les troyens pendant la Guerre de Troie par exemple.
Sa plus grande rivale est Athéna, également déesse de la guerre. Alors qu'Athéna, très réfléchie, incarne les aspects positifs de la guerre, Arès en représente tous les aspects négatifs, souvent trop pressé de se battre. Bien qu'il soit le dieu des combats, il n'est pas celui de la victoire et connait plusieurs défaites, dont deux contre Héraclès en combat singulier, une contre Athéna qui l'assomma avec une pierre et une autre contre les Aloades qui l'enchainèrent à un pot de bronze, pour avoir tuer Adonis. A plusieurs reprises, il fut emmené sur l'Olympe dans un triste état pour y être soigné. Bien que Zeus ne le porte pas dans son cœur, selon lui un dieu ne doit pas mourir et Arès fut donc sauvé à chaque fois.
Arès a cependant une personne qui l'aime : Aphrodite, la déesse de l'Amour, mariée à Héphaïstos. Elle en fait son amant et lui donne Deimos et Phobos. Mais ils furent dénoncés par Hélios le soleil. Héphaïstos, le dieu trompé leur tendit un piège en les enfermant dans un filet invisible et indéchirable ; puis il les exposa ensuite devant tous les autres dieux qui en rirent aux éclats. Après cela, Arès s'exila dans ses terres en Thrace.
Aphrodite ne fut pas sa seule conquête, Arès ayant la même ardeur dans ses aventures que pour le combat. Parmi ses autres enfants, on peut citer les Amazones, les célèbres femmes guerrières et Alcippe qu'il eut avec Aglauros.
Peuple combattif et guerrier, les thraces vouent un grand culte au dieu, mais c'est principalement à Sparte qu'il est le plus vénéré. Les spartiates lui ont bâti l'Arès Théritas, un sanctuaire qui lui est dédié.
Très populaire dans la mythologie romaine, considéré comme le dieu le plus important après Jupiter. Le premier mois de l'année romaine fut nommé de son nom, avant que janvier devienne le premier. Mars, le mois de la reprise des guerres après l'hiver. Début du printemps aussi, dieu de la jeunesse et des récoltes. On comprend leur importance dans la Rome antique. Les fondateurs de Rome, Romulus et Remus, sont les fils de Mars.
Jupiter : Dieu de la foudre et du tonnerre [ O.R ] Zeus [ N.G ]
Jupiter représente une immense évolution par rapport à Saturne ; alors que ce dernier subissait avec haine et rancune une loi dure et inflexible, Jupiter, par sa Sagesse, a cassé la malédiction et donné ainsi, libre cours à son amour de la vie ; cet accès à la Sagesse fait de lui le fondateur de toute religion et autre mouvement à tendance spiritualiste et lui donne Majesté, Grandeur, Autorité et Puissance.
Zeus-Jupiter, roi de l’Olympe, est le dieu de la Lumière, du Ciel clair et de la Foudre :
dispensateur des biens et des maux, il veille sur le bon ordre des mondes terrestres et célestes. Il commande aux étoiles et à toute la terre ; il prononce les oracles, établit les lois et, avec la foudre, fait régner la justice.
Fils de Cronos (Saturne) qui dévorait ses enfants à leur naissance, Zeus échappa au sort de ses frères, grâce à Rhéa sa mère. Pour sauver son enfant, elle donna une pierre enveloppée de langes à Saturne, qui la mangea en la prenant pour son fils. Confié aux nymphes, il fut nourri de lait et de miel.
Arrivé à l’âge adulte, Zeus voulut s’emparer du pouvoir de Cronos. Mais avant, il demanda conseil à Métis (la Prudence), qui lui donna une drogue à laquelle Cronos dut vomir tous les enfants (ses désirs refoulés) qu’il avait incorporés.
Après une longue lutte, qu’on nomma la titanomachie, Zeus, aidé des Cyclopes (les forces instinctives et passionnelles) qui l’avaient libérés du Tartare, vainquit Cronos et les Titans (désirs d’ambition et de domination), qu’il chassa du ciel.
Mais les géants protestent et, voulant venger les Titans, ils attaquent Zeus dans une lutte qu’on appela la gigantomachie. Pour les vaincre, Zeus fait appel à un homme : Héraclès.
Mais la lutte la plus dure fut celle qu’il dut entreprendre contre Typhon, « le fléau des mortels » ; monstre à forme mi-humaine mi-bestiale, il symbolisait l’urgence des désirs se déchaînant contre la sagesse.
Nombreuses furent les amours de Zeus ; parmi elles, il faut compter Thémis, la déesse des lois avec laquelle il engendra les « Heures » : Discipline, Justice et Paix, qui assurent le maintien de la société, et les Moires ou les Parques, qui personnifient le destin.
Possesseur de la Foudre, Zeus gronde contre les autres dieux ou les mortels qui manquent à leurs devoirs.
Saturne : Dieu de l'agriculture [ O.R ] Cronos [ N.G ]
Cronos était le fils de Gaïa (la Terre) et d'Ouranos (Le Ciel), leurs enfants furent les Titans et les Titanides. Cronos était donc un Titan. Cronos épousa sa soeur Rhéa et devint le roi des Titans.
Il prit la place de son père sur le trône et devint aussi violent que lui. Il emprisonna les Cyclopes et les Géants dans la Terre, puis on l'avertit qu'un de ses enfants lui ravirait son trône, il les mangeait dès qu'ils étaient nés.
En étant détrôné par son fils Jupiter de même qu’il détrôna son père, il représente le châtiment juste, les épreuves et la grande loi karmique qui nous fait payer le prix juste pour chacune de nos actions.
Son exil symbolise la solitude, l’ostracisme.
Cependant, Rhéa parvint par ruse à sauver Zeus qu'elle confia à sa mère Gaïa. Ses autres enfants furent: Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon.
Un jour Rhéa se plaignit à son fils Cronos de la façon dont la traitait son mari Ouranos. Elle lui procura un silex et Cronos profita que son père dormait pour lui couper les organes génitaux.
Plus tard Zeus épousa l'Océanide Métis qui servit à Cronos un vomitif qui lui fit restituer les cinq enfants qu'il avait avalé.
Cela provoqua une guerre et Zeus ayant libéré les Titans et les Cyclopes ils détrônèrent Cronos et le jetèrent dans les profondeurs du Tartare sous la garde des Géants.
Chassé du ciel par son fils et réduit au rang de simple mortel, Cronos se réfugia en Italie dans le Latium, il fut accueillit par Janus qui l’associa à sa royauté
En guise de reconnaissance, Saturne lui donna le don de double science, voir le passé et le futur. C’est pourquoi on le voit avec deux visages tournés en sens contraires.
Cronos est souvent représenté par un vieillard courbé sous le poids des ans, tenant une faux et chez les grecs il était le dieu de l'agriculture.
Les Romains, qui adaptèrent leur culture sur celle des Grecs, changèrent le nom du Seigneur des anneaux en Saturnus qui est la racine de Saturne. C'est ainsi que Saturne devint le dieu de l'agriculture chez les romains. C'est en son honneur que les saturnales de la mythologie romaine étaient célébrées en décembre, des festivités les plus populaires qui duraient 7 jours.
Uranus : Dieu du Ciel [O.R ] Ouranos [ N.G ]
Si Uranus est visible de la Terre, sa faible brillance fit qu'elle ne fut pas remarquée par les traditions antiques.
Uranus, le patriarche des dieux, fut émasculé par son fils Saturne. Vénus est le fruit de ce crime.
Son influence suscita la découverte de l’électricité, de l’automobile, de la T.S.F., du cinéma, de l’aviation et suscite encore aujourd’hui la conquête de l’Espace.
Alors que le chaos régnait dans l'Univers, Uranus fut chargé de remettre un peu d'ordre. Possédant tous les secrets du cosmos, il établit ainsi toutes les lois régissant la matière. Il créa donc le feu, l'eau, l'air et bien entendu la Terre. Avec sa femme, Gaïa, il eut de nombreux fils: les Titans. Ceux-ci se mirent à créer les dinosaures et toute la végétation monstrueuse de cette époque. Uranus voyant ce que ses fils faisaient de la Terre, déclencha un effroyable cataclysme pour effacer la création de ses enfants. Puis, après avoir remis de l'ordre dans "la création", il créa l'Homme. Puis il enseigna à ce dernier les connaissances nécessaires à l'agriculture: c'est ainsi que l'Homme apprit le calendrier zodiacal : afin de déterminer le temps et les saisons et de connaitre les bons moments pour le semis et la récolte. La couleur symbolique de la nature étant le vert, et la planète Uranus étant elle-même verte, voilà pourquoi elle porte ce nom.
Neptune : Dieu de l'élément humide [ O.R ] Poséidon [ N.G ]
Après la chute de Saturne, ses fils tirèrent au sort le partage du monde. Le ciel revint à Jupiter, le monde souterrain à Pluton, les océans à Neptune.
Neptune s'installa au fond de la mer. Il possédait des chevaux blancs, symbole d'instinct maîtrisé et sublimé [quand ils sont noirs, il représentent les instincts incontrôlés], dont la crinière était en or, symbole de l'élan vers la spiritualité, et les sabots d'airin, symbole de communication.
Le dieu de la mer inventa les courses de chevaux. Un jour, il tomba amoureux fou de Méduse et fit sa conquête dans le temple de la déesse Athéna (la sagesse). Celle-ci, fort irritée, transforma Méduse en monstre. Ses cheveux devinrent autant de serpents dressés sur sa tête. Tous ceux qui la regardaient étaient transformés immédiatement en statue de pierre.
Neptune est représenté entouré d'êtres marins plus ou moins étranges et monstrueux. Comme tout symbole, ils ont un aspect à la fois positif et négatif.
Parmi les monstres entourant Neptune, se trouve la chimère, être hybride, dont le corps de chèvre symbolise une sexualité perverse et capricieuse avec une queue de serpent qui correspond à la perversion et à la vanité, et dont la tête de lion exprime une tendance dominatrice.
Parmi ces monstres neptuniens se trouve aussi l'Hydre de Lerne, serpent à neuf têtes qui repoussent à mesure qu'on les coupe. Le Cerbère, autre monstre aux cent têtes, symbolise la terreur de la mort (c'est le chien d'Hadès), l'enfer intérieur. Ou encore le Sphinx, animal mystérieux qui posait des énigmes aux passants et dévorait ceux qui ne savaient pas répondre. Neptune est grand amoureux, il séduit de multiples nymphes.
C'est un grand conquérant, il revendique les provinces grecques de l'Attique, Trézène, Egine, Naxos et Corinthe ; et quand les autres dieux refusent de satisfaire ses prétentions, il se venge en provoquant des inondations.
L'emblème de Neptune est un trident qui symbolise les trois éléments qui composent l'être humain : le corps, l'esprit et l'âme. Il signifie aussi le passé, le présent et l'avenir. Le trident est la clé symbolique qui ouvre les yeux sur l'invisible et donne accès aux autres mondes.
Neptune est le père de deux chevaux : Pégase, le cheval ailé qui fit jaillir une source sous l'un de ses sabots, et Aerion, le cheval sauvage.
Merci pour ton travail instructif.
Pluton était le frère de Jupiter et de Neptune ; lors du partage de l’Univers, il reçut le royaume des Enfers et de la Mort. Son domaine était situé dans les entrailles de la Terre et son entrée, défendue par le chien Cerbère, était occupée par des lacs putrides, des abîmes aux vapeurs suffocantes, des étendues désertes et marécageuses.
Cinq fleuves traversaient ce royaume de la désolation et de la tristesse :
L'Achéron : fleuve de l'Affliction
Fils du soleil et de la Terre, il fut changé en fleuve et précipité dans les Enfers pour avoir fourni de l'eau aux Titans lorsqu'il déclarèrent la guerre à Zeus. On l’appelait le fleuve des douleurs.
Le Cocyte : fleuve des Gémissements
Affluent de l'Achéron. Il accueille les morts sans sépulture, condamnés à errer pendant cent ans avant de comparaître devant le tribunal suprême et de connaître leur sort définitif. Il entoure la région du Tartare.
Le Styx : fleuve de la Haine
Il est le plus long de tous et fait trois fois le tour des Enfers. Ceux qui s'y baignent deviennent invulnérables. Styx était une nymphe, fille de l'Océan et de Thétis. Elle aida Zeus contre les Titans.
Le Pyriphlégéton : fleuve du Feu
Autre affluent de l'Achéron. Il roule des torrents de flammes sulfureuses et entoure de son cours long la prison des méchants.
Le Léthé : fleuve de l'oubli
Nul ne pouvait revenir sur terre pour une nouvelle existence, sans avoir au préalable bu de son eau. L’être qui se réincarnait devait oublier entièrement son passé afin de ne pas être encombré dans sa nouvelle incarnation.
Lorsque les âmes avaient passé les fleuves infernaux, elles parvenaient à un carrefour appelé "Le champ de vérité". Là, trônait Pluton, arbitre absolu de la justice éternelle. Il les jugeait selon leurs mérites, avec une impartialité rigoureuse mais inflexible. Les bons et les justes étaient envoyés dans les Champs Elysées, lieux de délices et de paix et les mauvais partaient pour les abîmes du Tartare où ils subissaient les supplices mérités en vue de leur purification.
Pluton habitait toujours les Enfers. Il était redouté. A cause de sa laideur ou de la dureté de ses traits, il ne sortait jamais de son domaine. Au cause de la tristesse de son empire, aucune déesse ne consentit à partager sa courronne.
C’est pourquoi il sortit une seule fois de son royaume, au grand jour : lorsqu’il voulut prendre épouse et qu’il enlevât la jeune Proserpine. Il est donc le dieu d’un royaume secret et qui ne se dévoile jamais ; ceux qui en reviennent pour se réincarnaer ont bu l’eau du Léthé et l’oubli a recouvert leur connaissance consciente (symbolique du cycle perpétuel Vie/Mort). Le Secret et le Mystère est donc sa Loi. D’autant plus que les Cyclopes lui avaient fait cadeau d’un masque spécial, en peau de chien, qui le rendait invisible et qu’il n’enlevait jamais.
LA LUNE
Diane ou Artémis, fille de Latone et de Jupiter, sœur jumelle d'Apollon, née à Délos, vint au monde quelques instants avant son frère. Témoin des douleurs maternelles de Latone, elle conçut une telle aversion pour le mariage, qu'elle demanda et obtint de Jupiter la grâce de garder une virginité perpétuelle ainsi que Minerve, sa sœur. C'est pour cette raison que ces deux déesses reçurent de l'oracle d'Apollon le nom de Vierges blanches.
Jupiter l'arma lui-même d'un arc et de flèches, et la fit reine des bois.
Il lui donna pour cortège soixante nymphes, appelées Océanies, et vingt autres nommées Asies, dont elle exigeait une inviolable chasteté.
Avec ce nombreux et gracieux cortège, elle se livre à la chasse, son occupation favorite. Toutes ses nymphes sont grandes et belles, mais la déesse les surpasse toutes en taille et en beauté. Comme Apollon, son frère, elle a différents noms : sur la terre, elle s'appelle Diane ou Artémis : au ciel, la Lune ou Phébé ; aux Enfers, Hécate. Elle avait en outre un grand nombre de surnoms, selon les qualités qu'on lui attribuait, les contrées qu'elle semblait favoriser, les temples où on l'honorait.
La phase de la pleine lune est symbolisée par Séléné-Hélène. C’est Hélène à la beauté transparente qui jeta le trouble en Europe par la multiplicité de ses prétendants et que Pâris enleva.
À la Lune obscure, dans les nuits les plus noires, fut associée Hécate, déesse des Morts, qui règne sur l’Hadès et guide dans l’initiation. Ses attributs sont les poignards, les serpents et les clés de l’Hadès.
Dans sa course à travers les ténèbres, Hécate apparaît avec une torche à la lueur fumeuse et livide. Elle était invoquée lors des rites magiques.
Quand Apollon, c'est-à-dire le Soleil, a disparu à l'horizon, Diane, c'est-à-dire la Lune, resplendit dans les cieux et répand discrètement sa lumière dans les profondeurs mystérieuses de la nuit. Ces deux divinités ont des fonctions non identiques, mais semblables : alternativement, elles éclairent le monde ; de là leur caractère de fraternité. Apollon est célébré de préférence par les jeunes garçons ; Diane, plutôt par les chœurs de jeunes filles.
Cette déesse est grave, sévère, cruelle et même vindicative. Elle sévit sans pitié contre tous ceux qui ont provoqué son ressentiment. Elle n'hésite pas à détruire leurs moissons, à ravager leurs troupeaux, semer l'épidémie autour d'eux, à humilier, faire périr même leurs enfants. À la prière de Latone, sa mère, elle se joint à Apollon, pour percer de ses flèches tous les enfants de la malheureuse Niobé. Elle traite ses nymphes avec la même rigueur, si elles oublient leur devoir.
Un jour, Actéon, dans une partie de chasse, la surprend au bain : elle lui jette de l'eau au visage ; il est aussitôt métamorphosé en cerf et dévoré par ses chiens. Un autre jour, dans un accès de jalousie, elle perce de ses flèches ou fait périr cruellement Orion qu'elle aime et qui s'est laissé enlever par l'Aurore. Opis, compagne de Diane, n'eut pas un sort plus heureux.
Vierge implacable, Diane s'éprit cependant pour la beauté d'Endymion. Ce petit-fils de Jupiter avait obtenu du maître de l'Olympe la singulière faveur d'un sommeil perpétuel. Toujours jeune, sans jamais sentir les atteintes de la vieillesse, ni de la mort, Endymion dormait dans une grotte du mont Latmos, en Carie. C'est là que Diane ou la Lune venait chaque nuit le visiter.
Son arc est symbole de vertu. Artémis châtie impitoyablement les femmes adultères.
Mais elle protège les femmes enceintes, c’est la déesse des Enfantements, à qui l’on offre des sacrifices et des bêtes sauvages.
Le Soleil
Apollon, dieu de la lumière, symbolisait le soleil [à l'origine c'est Hélios qui diffusait la lumière ; ce n'est que plus tard qu'il fut assimilé à Apollon] mais aussi la lumière principe de vie, la lumière purificatrice de la divinité. C'est elle qui permet à Apollon d'être aussi le dieu guérisseur, le dieu de la prophétie et le dieu des arts. il se retirait en hiver à Lycie et revenait au printemps pour chasser l'hiver.
Fils de Zeus et de la Titanide Leto, Apollon et le frère jumeau d'Artemis, la déesse vierge de la chasse. Il fut l'une des plus importantes divinités aussi bien dans la religion grecque que romaine. Il était le dieu de la divination , de la musique et des archers. L'origine de son nom est incertaine, mais il est peu probable qu'elle soit européenne.
Apollon est le fils de Zeus. Très précoce, le quatrième jour après sa naissance, il demande un arc et des flèches pour tuer le dragon Python qui était l’ennemi de sa mère (Léto).
Ce fut un combat contre le gigantesque serpent Python à Delphes qui fournit à Apollon l'occasion d'y installer son célèbre oracle. Python était né de Gaia, la Terre, et délivrait ses révélations depuis une crevasse dans le roc, de sorte que sa prêtresse, la Pythie, pût donner les réponses aux questions qui lui étaient posées.
Après avoir tué le serpent, Apollon prit sa place, mais auparavant il dut faire pénitence en Thessalie. par deux fois, Zeus l'obligea à être l'esclave d'un mortel pour laver ses crimes.
On peut penser que l'intérêt d'Apollon pour la guérison est lié à la peste et à la lutte contre cette maladie. Son fils Aclepios était, lui aussi, associé à la guérison et on le retrouve dans de nombreux sites du nord de la Grèce. Asclépios était si versé dans l'art de la médecine que Zeus le tua en le frappant d'un éclair pour avoir osé ramener un homme à la vie.
Plus tard, Apollon gagna un concours de musique présidé par le roi Midas, il devint alors le dieu incontesté de la Musique et sa lyre à sept cordes l’accompagnait quand il chantait aux fêtes de l’Olympe.
Apollon, dont tout le monde sait la grande beauté, séduisit de nombreuses nymphes [Plithie, Thalie, Coronis, Aria, Cyrène…], ainsi que des mortelles, il leur donna beaucoup d’enfants mais ne se maria jamais.
Apollon n’encourut qu’une seule fois la colère de Zeus : quand il tua les Cyclopes, les armuriers du dieu de l’Olympe. Il fut condamné à un an de travaux forcés et accomplit la sentence avec une grande humilité. Cette leçon lui servit car, par la suite, il prêcha la modération en toutes choses. Il se fit l’apôtre du « Connais-toi toi-même » et « L’excès est un défaut », phrases qui furent inscrites sur son temple en Grèce.
Un moyen rapide de se souvenir de l'ordre des planètes du système solaire :
Me Voici Terriens Minables, Je Suis Une Nouvelle (Planète)
Chaque première lettre d'un mot donne la première lettre du nom d'une planète.
Quel est le diamètre des planètes du système solaire ?
Mercure 4 878 km
Venus 12 103 km
Terre 12 756 km
Mars 6 786 km
Jupiter 142 984 km
Saturne 120 536 km
Uranus 51 118 km
Neptune 49 528 km
Pluton 2 284 km
Quel est le temps de parcours de la lumière entre le Soleil et chaque planète ?
La lumière se déplace dans le vide à la vitesse de 300 000 km/s. Le temps mis par la lumière du Soleil pour arriver à la surface de chaque planète est :
Mercure 3 minutes 13 secondes
Venus 6 minutes
Terre 8 minutes 19 secondes
Mars 12 minutes 40 secondes
Jupiter 43 minutes 14 secondes
Saturne 1 heure 19 minutes 17 secondes
Uranus 2 heures 39 minutes 30 secondes
Neptune 4 heures 9 minutes 50 secondes
Pluton 5 heures 28 minutes 32 secondes
Les sept jours de la semaine
Les sept jours de la semaine sont directement issus des astres "mobiles" connus des anciens. D'ailleurs planète vient du grec "astre errant". Ces sept astres "Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, et Saturne" sont observables à l'œil nu. Ils se déplacent sur le fond étoilé des constellations de l'écliptique plus connu sous le nom de zodiaque. C'est donc tout naturellement que les anciens les considérèrent comme des divinités. Et n'oublions pas que dans l'antiquité le chiffre sept était un nombre magique. En effet, entre chaque phase lunaire, il s'écoule environ 7 jours, et n'y a t-il pas sept pêchés capitaux, les 7 merveilles du monde, les sept notes de la gamme, etc…?
Lundi pour la Lune
Mardi pour Mars
Mercredi pour Mercure
Jeudi pour Jupiter
Vendredi pour Vénus
Samedi pour Saturne
Dimanche pour le Soleil.
L'ordre des jours de la semaine
L'hypothèse la plus probante sur l'ordre des jours dans la semaine serait le résultat proposé par la figure ci-dessous. Dans le système du monde des anciens la Lune était au plus près de la Terre, puis venaient ensuite dans l'ordre ; Mercure Vénus Soleil Mars Jupiter et Saturne. En partant de la Lune et en descendant vers la droite de la figure cet ordre ancien est respecté. Une droite part de la Lune en direction de Mars, puis de Mars en direction de Mercure, de Mercure vers Jupiter ainsi de suite jusqu'à dimanche pour le Soleil. C'est donc cette projection particulière qui a donnée l'ordre des jours que nous utilisons aujourd'hui encore.
Fascinant véro !
une planète est un corps céleste qui tourne autour du Soleil. Une planète ne produit pas sa propre lumière mais renvoie celle du soleil. Pour pouvoir être appelée planète, elle doit avoir une taille suffisamment importante.
Par extension, tout astre répondant à ces critères et gravitant autour d'une autre étoile que le Soleil est qualifié d'exoplanète.
Astrologie de nos planètes
Astrologie, astronomie : deux vieilles amies
Avec les connaissances actuelles en astrophysique, l'équation qui lie masse, énergie et lumière, présente dans toute recherche en astrophysique, pourrait orienter le chercheur en astrologie à trouver aussi un lien entre la mase des planètes et l'influence astrologique qu'elles exercent sur l'homme.
En effet, l'influence gravitationnelle de chacune des planètes sur la terre en dit long sur leurs influences astrologiques respectives. La masse du soleil représente à elle seule 99,85 % de la masse totale du système solaire, Jupiter occupe 2/3 du reste. On ne peut cependant dresser un classement de l'influence astrologique des planètes selon la force de gravité qu'elles exercent, car les domaines que les planètes représentent vont du concret au subtil, du palpable à l'éther : les domaines ont eux-mêmes des poids différents. La planète Uranus par exemple exerce sur l'individu une force de gravité bien moindre que la planète Mars, pourtant le domaine de vie représenté par Uranus n'a rien d'inférieur à celui de Mars.
Ainsi, ce qu'il est possible de déduire de la force de gravité des planètes (leur masse selon la distance à l'objet considéré, la terre), c'est le degré de concret ou d'abstrait du domaine qu'elles représentent. C'est ainsi que s'est construite l'astrologie : on constate que plus une planète est éloignée du soleil, plus l'astrologie planete est abstrait, moins palpable.
soleil
O soleil
Tes secrets, millénaires pour les hommes, ô soleil,
si récemment dévoilés par la Science.
Quelques données astronomiques d'importance concernant le soleil en astrologie.
Signe astrologique donné par le soleil
Sa position dans le ciel de naissance est le point de départ d'un individu autant que son arrivée. Si le soleil est situé dans la constellation du sagittaire à la naissance, l'enfant est du signe sagittaire. Aussi, le soleil détermine le sens de sa vie, en tant que représentant de sa volonté, ses désirs, ses aspirations.
Le soleil va donner la signification générale de l'ensemble du thème natal. A la naissance, chaque planète occupe une certaine place dont l'interprétation est le travail de l'astrologue. On ne peut cependant rien voir sans lumière. Le soleil est la base, viennent ensuite les autres planètes. Il constitue avec la lune les deux principales influences, on les appelle de ce fait les planètes luminaires. La moindre parcelle d'interprétation est toujours ramenée, confrontée à la position du soleil dans le thème astral, qui donnera alors ou non son crédit à l'interprétation.
On ne peut par exemple isoler l'interprétation d'un aspect de la position du soleil. Si l'on constate dans une carte du ciel un angle particulier entre deux planètes, ce qui va occasionner une interprétation spécifique, il ne faut pas oublier qu'à tout instant, chaque planète dépend d'abord et avant tout de son étoile. Pendant que deux planètes présentent une configuration particulière, elles continuent de recevoir l'influence du soleil. Influence bien plus forte que la relation qui existe entre elles à ce moment.
Soleil omniprésent en astrologie
Quel que soit ce qui émerge dans le thème astral d'un individu, la situation du soleil en maison, en signe et en aspects donne la touche finale à ce qui est apparu, la volonté de l'individu dominera l'action. En ce sens, le soleil harmonise toutes les qualités de l'individu, les rassemble en un tout cohérent. Le soleil unifie, ceci est un point central de la plupart des approches en astrologie.
Mercure
Astronomie
La planète mercure fait le tour du soleil en 88 jours. Sa proximité à l'étoile fait que, vue de la terre, elle n'est jamais distante de lui de plus de 28 degrés. Aussi, elle n'est visible qu'aux levers et couchers de soleil. Mercure est la plus petite planète du système solaire, depuis que Pluton a été rétrogradé. Elle est comme vénus et mars une planète tellurique, entendons par là "solides", opposées aux planètes gazeuses. La terre et la lune sont également telluriques. En dehors du système solaire, les astronomes ont des difficultés à trouver de telles planètes, plus rares que les géantes gazeuses. La ceinture d'astéroïdes marque pour notre système la limite au-delà de laquelle il n'y a plus de planètes telluriques. Néanmoins, les planètes gazeuses possèdent des satellites telluriques.
La planète la plus proche du soleil, aux 2/5èmes de la distance soleil-terre, sans satellite, l'astre Mercure est sous le joug quasi-exclusif du soleil. C'est la planète du système solaire qui contient le plus de fer. Sa masse est pourtant faible : 20 fois moindre que celle de la terre.
Mythologie
Connue depuis l'antiquité, Mercure a eu sa place dans toutes les traditions, déjà chez les Sumériens et les Babyloniens. Il était le dieu de la sagesse chez les Egyptiens. Hermès et Apollon chez les Grecs. Zeus fit d'Hermès le messager des dieux, et protecteur des marchands, des voleurs, des médecins et des voyageurs.
Astrologie
Les planètes telluriques représentent des aspects très concrets de l'être humain, souvent même purement physiques, comme la force corporelle avec mars, la beauté avec vénus. Avec Mercure, sont concernés quelques domaines du monde mental, mais résolument tournés vers l'action. La planète Mercure gouverne les relations sociales, la communication, dans un souci pratique d'atteindre un but. Le messager du soleil, Mercure, n'a pas une lettre vide à transmettre. Elle renferme le plan d'action de l'humanité. Mercure a ainsi une grande place en astrologie mondiale.
Son statut de messager vient de sa proximité au soleil. Aussi, Mercure ne peut présenter avec le soleil qu'un aspect de conjonction. Sur terre nous recevons l'influence conjuguée de plusieurs planètes, Mercure ne reçoit que celle du soleil. Quelque chose s'est échappé de l'unique. Un message. La planète Mercure est l'enveloppe du projet solaire, la voix du soleil. Si le soleil représente l'individu, ses volontés, ses aspirations profondes, son but en somme, Mercure indique l'activité de l'individu à les mettre en œuvre, son énergie d'activité, son intelligence et sa ruse. Le parti pris de l'auteur de ce site est de réserver l'attribution du monde mental, autre que l'intelligence pratique, aux planètes gazeuses.
vénus
Astronomie
Longtemps considérée comme planète jumelle de la terre, du fait de nombreuses caractéristiques astronomiques proches comme la masse, la superficie, le relief apparent, elle semble aussi être sa soeur de par la synchronisation au niveau de sa révolution synodique, qui fait que la planète Vénus présente à la terre toujours la même face lors des conjonctions inférieures.
Vénus est la planète la plus proche de la terre, ce qui contribue à faire d'elle le 3ème objet céleste le plus visible de la terre. C'est elle l'étoile du berger. La planète Vénus tourne autour du soleil en 225 jours, sur elle-même en 243 jours. Comme la lune, Vénus présente des phases, ce qui permit à Galilée d'en déduire la théorie héliocentrique.
Mythologie
Vénus chez les Grecs, Aphrodite chez les Romains, déesse de la beauté et de l'amour, a partagé des moments intimes avec une foule de dieux et humains, dont la plupart des dieux-planètes du système solaire, à savoir Hermès-Mercure, Neptune, et Mars.
Le mythe qui fait apparaître Vénus est un thème récurrent en peinture. Cronos coupe les organes génitaux de son tyran père, Ouranos, dieu du ciel, le patriarche de tous les dieux, qui tombent dans la mer et donnent naissance à Vénus. Elle est l'héritage du premier crime divin.
La planète Vénus a ses représentations divines dans de multiples traditions, à commencer par les sumériens, de qui semble inspirée Aphrodite. Elle a aussi ses représentants dans les traditions pré américaines, chez les dieux de Midgard et les astronomes chinois.
Astrologie
La planète Vénus gouverne la recherche de plaisir et de confort dans sa dimension individualiste. Préserver et acquérir, en résonnance avec aimer/séduire, tout ce qui donne à l'individu le sentiment de bien-être. Attachement possessif et désirs égoïstes pour assouvir un besoin de sécurité, un besoin d'exister. Vénus gouverne l'amour et tout ce qu'il engendre, ses joies et ses peines.
Comme la Vénus mythologique, la planète Vénus préfère les passions folles, comme avec Mars le dieu de la guerre, plutôt que l'austérité d'un Vulcain travailleur et non-séduisant. Elle côtoie le terrible et éveille son agitation, provoquant conflits et querelles.
Mars
Astronomie
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Planète tellurique, la plus petite du système solaire après Mercure et depuis la rétrogradation de Pluton, la quatrième plus petite dans le système astrologique. Planète rouge, qui contient effectivement du fer, contient aussi de l'eau sous forme de glace et a possédé de l'eau à l'état liquide dans le passé. La plus haute montagne du système solaire se trouve sur la planète Mars, nommé mont Olympe, est un volcan. Son diamètre est la moitié celui de la Terre, ce qui correspond environ à la superficie d'un de nos continents. La rotation sur elle-même est seulement de 39 minutes supérieur à la terre, une année martienne fait 687 jours terrestres.
Comparativement aux autres planètes, Mars n'est pas tellement agitée, ce qui contraste avec sa figure mythologique, bien que des tempêtes puissent durer des mois entiers, telle celle de 2001. C'est après Vénus la planète la plus visible de la Terre, légèrement plus que Jupiter, mais à peine : 70 fois moins qu'une pleine lune. Le 27 août 2003, la distance entre Mars et la Terre était la plus faible depuis presque 60 000 ans. La planète Mars possède deux petits satellites, nommés comme les fils d'Arès Phobos, la peur, et Déimos, la terreur. Des scientifiques étudient sérieusement la possibilité pour l'homme de s'installer sur la planète Mars, bonne candidate à la terraformation.
Mythologie
La planète Mars est connue depuis l'antiquité, puisque visible à l'oeil nu, comme Mercure, Vénus, Jupiter, et Saturne. On la retrouve ainsi symbolisée dans la plupart des traditions antiques, souvent avec la même signification : dieu de la mort à Babylone, dieu de la guerre en mythologies hindoue, grecque et romaine.
Très populaire dans la mythologie romaine, considéré comme le dieu le plus important après Jupiter. Le premier mois de l'année romaine fut nommé de son nom, avant que janvier devienne le premier. Mars, le mois de la reprise des guerres après l'hiver. Début du printemps aussi, dieu de la jeunesse et des récoltes. On comprend leur importance dans la Rome antique. Les fondateurs de Rome, Romulus et Remus, sont les fils de Mars.
Astrologie
Le symbole astrologique de Mars est une flèche sur la droite d'un cercle comme le symbole du mâle en biologie. C'est notamment le symbole du fer en alchimie. Mars préside à l'énergie, l'action. La plus grande passion de Vénus fut pour Mars.
L'effet Mars : la position significative de la planète Mars dans le thème natal des sportifs, c'est-à-dire une corrélation scientifique entre la position de Mars à la naissance et la carrière sportive. Cet effet a été vivement discuté, étudié et réétudié, mais toujours à partir de la même base de données de sportifs dont le traitement statistique comportait des biais d'erreurs. Il n'a ainsi pas été possible de conclure sur la significativité des résultats et de valider l'hypothèse.
Jupiter
Astronomie
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Jupiter est la planète la plus grande du système solaire, elle pourrait contenir 1320 terres. Jupiter a le plus grand nombre de satellites. C'est la seule planète du système solaire dont le barycentre avec le soleil (le point où la force de l'une annule la force de l'autre, autrement dit le centre des poids) est situé en dehors du soleil. Jupiter est une géante gazeuse comme Saturne, Uranus et Neptune ; la composition de son atmosphère est en partie proche de celle de la nébuleuse planétaire qui a donné naissance au système solaire, des reliquats de la soupe originelle.
La puissante planète Jupiter a contribué par sa force gravitationnelle à façonner avec le soleil le système solaire et serait responsable, ce n'est qu'une hypothèse, avec Saturne, d'un bombardement de météorites sur les planètes telluriques il y a plusieurs milliards d'années. A part ce phénomène terrible où les planètes internes ont reçu durant des dizaines de millions d'années un bombardement de l'ordre d'une météorite de plus de 1 km tous les 20 ans, les planètes gazeuses et surtout Jupiter ont un rôle protecteur. Par leur masse elles attirent à elles beaucoup d'objets célestes qui s'aventurent dans le système solaire et qui pourraient s'avérer dangereux pour les planètes telluriques. Jupiter semble avoir reçu les plus grosses météorites.
Mythologie
Jupiter règne sur l'olympe, mais tel ne fut pas toujours le cas. Il dut détrôner violemment son père Saturne avant de devenir le dieu des dieux. Son père lui-même avait combattu le sien, Uranus le patriarche des dieux. Violence omniprésente dès les origines, car chronologiquement, avant Uranus, on ne trouve plus que Gaia, sa mère et épouse, déesse suprême de la terre, et avant elle le chaos. A chaque fois le nouveau roi prend les responsabilités de dieu du ciel.
Jupiter règle dans un bain de sang les derniers détails d'une création du monde rocambolesque. Il organise la vie des mortels en assignant chaque immortel à une place représentative d'un aspect du fonctionnement des mortels. Chaque dieu représente une qualité qu'il possède lui-même, de sorte que les dieux ont des relations entre eux semblables à la société humaine. Jupiter est le dieu qui a su le plus rassembler et faire coopérer les autres dieux, d'abord pour combattre son père puis pour faire régner son ordre. L'arrivée de Jupiter ouvre l'âge d'argent, succédant à l'âge d'or du règne de Saturne.
Astrologie
Le dieu Jupiter atteint le but impossible de renverser le dieu des dieux, la planète Jupiter est garante de la réussite du projet solaire en protégeant les planètes internes. On consulte Jupiter dans un thème astral pour se renseigner sur la réussite d'un projet, l'orientation positive de la réponse possible à une question de l'interlocuteur, ou la chance globale d'un individu dans son thème natal.
Saturne
Astronomie
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Seconde planète la plus volumineuse du système solaire après Jupiter, elle pourrait contenir 760 terres, la planète Saturne est une géante gazeuse possédant de nombreux satellites. Titan, le plus important, est plus grand que Mercure et Pluton. Ses anneaux sont les plus importants du système solaire, et les plus visibles de la terre avec de simples jumelles. Sa masse volumique est si faible que Saturne pourrait flotter dans l'eau.
La composition des géantes gazeuses comme Saturne et Jupiter, qui présente des similitudes avec celle du soleil, a fait penser d'elles qu'elles pourraient être des étoiles ratées captées par le soleil. On a en effet trouvé des étoiles légèrement plus grandes. On connait cependant des géantes gazeuses, extérieures au système solaire, bien plus grandes que Jupiter.
Mythologie
Il est l'auteur du premier crime de l'histoire du monde. Il émascula son père Ouranos parce que celui-ci, selon différents sources, était violent avec Gaia son épouse, ou bien celle-ci se plaignait qu'il la fécondait trop souvent, ou bien encore Ouranos était horrifié par ses enfants et les enfermait.
Son règne en tant que dieu des dieux cessa comme il avait commencé, par la castration du père. Saturne symbolise la répétition, le temps, les cycles, les rythmes nécessaires à l'évolution : la répétition transformatrice. L'histoire divine non prestigieuse de Saturne est la mise en route des lois fondamentales du monde. Sans cela, l'âge d'or n'est pas envisageable.
Jupiter émascula son père Saturne qui chuta de son trône. Selon certaines sources, il partit de lui-même après que Jupiter lui coupa ses organes génitaux. Il fonda ensuite l'âge d'or sur Terre.
Astrologie
Saturne préside à l'effort, à la persévérance, dans le domaine professionnel comme dans les relations sociales. Il indique la route à suivre pour que la transformation s'opère et augure l'avènement de Jupiter la réussite. Le soleil définit le but, Jupiter la réussite, Saturne le chemin.
Astronomie
Découverte en 1781, c'est la première fois depuis longtemps que le système solaire change, aux yeux des humains. Première planète à être découverte par l'utilisation d'un télescope. La planète Uranus est une géante gazeuse qui possède 27 satellites et des anneaux moins importants que Saturne.
De par une composition différente de Jupiter et Saturne, Uranus et Neptune sont souvent appelées les géantes glacées. La planète Uranus est la plus froide du système solaire. Elle est distante du soleil de 3 milliards de kilomètres, le double de sa précédente, la planète Saturne. Uranus comme la Terre est de couleur bleue.
Mythologie
Si Uranus est visible de la Terre, sa faible brillance fit qu'elle ne fut pas remarquée par les traditions antiques. Uranus, le patriarche des dieux, fut émasculé par son fils Saturne. Vénus est le fruit de ce crime.
Astrologie
La découverte d'Uranus en 1781 est concomitante d'une période de grands changements mondiaux, une société en mutation, de nouvelles organisations sociales, de nouveaux comportements humains apparaissent. On attribue l'influence de la planète Uranus sur le besoin latent de renouveau qui se concrétise par un changement brut, un bouleversement, une innovation qui change tout.
Elle gouverne la modernité, la recherche scientifique. En astrologie mondiale Uranus va concerner l'Amérique du nord, société récente, sans tradition, à la pointe de la modernité
Neptune
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Astronomie
Découverte par Galle en 1846, elle n'était pas connue dans les civilisations antiques. Elle n'est pas visible de la Terre à l'oeil nu. Depuis que Pluton n'est plus considéré comme une planète par les astronomes, la planète Neptune est la dernière du système solaire.
Sa distance maximale au soleil est de 4.54 milliards de kilomètres duquel elle fait le tour en 165 années. Cette distance au soleil fait trois fois celle de la planète Saturne au soleil. Elle reste plus de 13 années dans chaque signe astrologique. Elle ressemble à Uranus par sa couleur bleue verte et sa composition, légèrement différente de celle des planètes Jupiter et Saturne. Comme ces 3 dernières c'est une géante gazeuse. La planète Neptune a l'atmosphère la plus agitée du système solaire, par l'existence de vents violents de plus de 2000 km/h.
Mythologie
Lors de sa découverte en 1846, le nom d'un dieu romain lui fut donné, pour rester dans la lignée de la mythologie. Neptune pris ses pouvoirs de dieu de la mer lorsque son frère Jupiter déchu leur père du trône divin. Avec Hadès, les frères se partagèrent le monde. Neptune a pour symbole le trident.
Neptune est bon et puissant, maître des profondeurs. C'est dans la mer que fut conçue Vénus la déesse de l'amour, par simple contact de l'eau avec les organes génitaux d'Ouranos tranchés par Cronos. Neptune n'était alors pas encore le dieu de la mer.
Astrologie
L'attribution à la planète Neptune du nom de ce dieu lui va si bien.
Saturne indique le chemin à prendre. Uranus est comme la mise en route, l'engagement dans le chemin. La planète Neptune quant à elle renseigne sur les moyens utilisés pour procéder à la transformation. Il est donc ce qu'il y a plus de concret parmi les messages des planètes externes.
Pluton
Astronomie
La planète pluton est le premier objet à être découvert au sein du système solaire au-delà de Neptune et la plus éloignée du système solaire astrologique. Conventionnellement depuis 2006 elle ne fait plus partie de la catégorie des planètes et devient un planétoïde et une planète naine, suite à la découverte d'objets similaires, comme Eris, plus grand et massif que Pluton. Elle est plus petite que la lune et 6 fois moins massive.
Pluton est l'un des objets de la ceinture de Kuiper. Celle-ci est comparable à la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Certains des objets de la ceinture de Kuiper, comme Pluton, sont en résonnance orbitale avec Neptune.
Mythologie
Le dieu Pluton est l'un des douze dieux du mont Olympe. Fils de Saturne et Rhéa, il devint dieu des enfers après que son frère Jupiter détrôna Saturne. Avec, Neptune les 3 frères se partagèrent le monde.
Dieu de la mort, il préside au jugement des âmes, qu'il peut envoyer dans les enfers ou dans les champs élyséens. Il est le seul dieu à n'avoir jamais connu de contestation par d'autres dieux et était le dieu le plus craint par les romains.
Astrologie
Avec une révolution orbitale de 248 ans, la planète Pluton est la plus lente à traverser le zodiaque. Cependant, du fait d'une orbite elliptique, inclinée et excentrée, sa durée de passage varie fortement selon le signe astrologique.
La planète Pluton symbolise la profondeur, le lointain, le secret, le vide. Plus on avance dans les profondeurs, moins il y a de repères. Ce vide peu rassurant peu provoquer la folie.
lune
Astronomie
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La lune constitue avec le soleil le groupe des luminaires du fait qu'elles éclairent la terre. Elles sont placées sous la désignation "planètes" pour faciliter l'astrologie, faisant partie du même groupe d'objets célestes ayant une influence sur l'homme. La place importante de ces deux planètes en astrologie est corroborée par leurs caractéristiques physiques, astronomiques. Ce sont les deux objets célestes qui exercent la plus grande force de gravité sur la terre, cette donnée étant suffisante pour expliquer leur prééminence sur les autres planètes.
Unique satellite naturel de la terre, la planète lune présente à la terre toujours le même visage, car sa période de rotation sur elle-même est similaire à sa période de révolution autour de la terre. Son influence astrologique sur l'être humain n'est pas pour autant identique à chaque instant : le parcours elliptique autour de la terre donne des variations de distance entre la terre et la lune. Les alignements terre-lune-soleil, très significatifs pour les astrologues, sont les plus fréquents du système solaire pour 3 planètes impliquant la terre.
Mythologie
Toutes les cultures ont accordé à la planète lune une place prépondérante. Toutes les figures mythologiques de la lune présentent des points communs qui perdurent encore dans l'interprétation astrologique. L'épouse du soleil, dépendante de lui pour la diffusion de lumière, est son pôle opposé. Le soleil par ses caractéristiques physiques représente l'immuable, ce qui est constant, l'unité alors que la lune représente le changement, la transformation, et gouverne le temps, les rythmes, les cycles.
Le caractère changeant de la planète lune, se retrouve dans ses mythes. La mythologie grecque par exemple lui attribuait 3 déesses. L'une pour les phases descendantes de la lune, Hécate, la plus mystérieuse, proche d'Hadès. Artémis pour les phases ascendantes ; active et protectrice lors de la croissance. Enfin Séléné, la plus connue, sœur d'Hélios, pour représenter la pleine lune, l'apogée de la lumière dans la nuit.
Astrologie de la lune
On retrouve dans l'astrologie cette connotation négative des phases descendantes de la lune aussi bien que l'aspect positif des phases ascendantes, les moments de pleine lune et de lune sombre n'étant finalement que de courts moments dans le cycle. Mais ce qui transcende ces caractéristiques de la planète lune, c'est le caractère changeant. Ni négatif, ni positif, ni summum, ni minimum, mais seulement le changement prévaut dans la signification astrologique de la lune.
Le caractère changeant prévaut : Hécate, par exemple, symbolise en effet le déclin, la perte, la vieillesse, la perte de vitalité, mais elle va traverser les enfers d'Hadès et en ressortir avec une parcelle de lumière bien qu'ayant connu l'obscurité la plus noire. C'est elle qui illumine le premier croissant de lune, et transmet le flambeau à Artémis. La lune gouverne le signe cancer et en dit long sur son caractère lunatique.
Tous les objets du Système Solaire sont en mouvement. Ainsi, des phénomènes particuliers sont observables comme les éclipses, les transits, les occultations ou encore les élongations et les conjonctions.
Certains des ces événements sont trés rares (transit de Vénus), et autres beaucoup plus fréquenents (Elongationde Mercure).
Les Eclipses
Définition d'une éclipse:
Une éclipse est un événement astronomique qui se produit quand un objet se déplace dans le ciel dans l'ombre de l'autre.
Dans l'Antiquité, les mathématiciens et les astrologues ont mis en évidence la régularité des éclipses, solaires et lunaires. Tous les 18 ans et 11 jours en effet, le Soleil, la Terre et la Lune retrouvent une même position dans le plan de l'écliptique. Les Grecs ont nommé ce phénomène, le cycle du Saros. Il se divise en 223 lunaisons.
Les "savants" qui maîtrisaient les prévisions des éclipses jouissaient d'une grande ascendance sur le peuple; ils appartenaient à la cour des rois et des empereurs. Mais qu'ils viennent à commettre une erreur dans leurs prévisions, en Chine ils risquaient la peine de mort.
Travail ingrat, mais souvent de bonne augure comme en témoigne le journal de bord de Christophe Colomb. En 1504 il échoua avec son équipage sur la côte nord de la Jamaïque. Les Castillans étant connus pour leur sagacité et leurs pillages, les Jamaïcains refusèrent de leur vendre des vivres. Devant leur hostilité, pour les intimider Christophe Colomb les menaça de la vengeance divine. Il avait à sa disposition une table d’éphémérides de Regiomontanus mentionnant qu’une éclipse de Lune se produirait dans la soirée du 29 février 1504. Christophe Colomb prédit que la Lune prendrait une couleur rouge-sang avant de s'obscurcir. Les Jamaïcains ne furent pas impressionnés et se moquèrent même de sa prédiction. Mais quand arriva le moment de l'éclipse, les Jamaïcains furent tellement effrayés par le pouvoir surnaturel des Castillans qu'ils leur accordèrent tous ce qu'ils demandèrent. Quatre mois plus tard, un navire Espagnol retrouva Colomb et ses hommes et regagna l’Espagne.
De tout temps les éclipses, de Lune et surtout de Soleil ont beaucoup impressioné. Parmis les différentes interprétations anciennes du phénomène, on en retrouve souvent une l'attribuant à un dragon célèste qui essayerait de dévorer la Lune ou le Soleil.Bien sur une éclipse n'a rien à voir avec toutes ces mythologies.
Il y a éclipse de Lune en phase de pleine Lune, et éclipse de Soleil à la nouvelle Lune.
Il existe deux grandes catégories d'éclipses:
les éclipses de Lune,dues à l'encadrement de la Terre par la Lune et le Soleil, se produisant uniquement pendant une nuit de pleine lune.
La Lune tourne autour de la Terre et c’est tant mieux : cela nous permet d’assister de temps à autre à des éclipses de Lune ou de Soleil. La différence principale entre ces deux phénomènes est leur visibilité : une éclipse de Lune est visible de tous les points de la Terre à partir du moment où l’on peut voir la Lune, alors qu’une éclipse de Soleil ne s’observe qu’à partir d’un des points de la bande de totalité. Etudions plus en détail chacun de ces phénomènes.
Eclipes de Lune
le symbolisme des éclipses de la Lune dans les différentes civilisations.
Aussi loin que l’on remonte, les éclipses de la Lune ont rythmés la vie de l’humanité.
Ce spectacle a, par sa très grande beauté, toujours fascinés les humains leur procurant aussi un sentiment de grand respect face à cette manifestation de la puissance de la nature.
Les éclipses lunaires ont toujours été un phénomène extraordinaire et elles ont laisses de nombreuses traces dans les civilisations anciennes.
Dans la Chine Ancienne, on faisait beaucoup de bruit pour détruire les effets néfastes de l’éclipse mais aussi et surtout, pour chasser le dragon qui s’était emparé de la Lune. On tapait sur des tambours ou des casseroles, et tirait des flèches en l’air. Jusqu'au siècle dernier, lors des éclipses lunaire, l’armée impériale chinoise tirait avec des armes de cérémonies pour chasser le dragon.
En Inde aussi on croyait qu’un dragon était la cause des éclipses. Pour aider le Soleil et la Lune à se défendre contre lui on se plongeait jusqu’aux genoux dans les eaux des fleuves.
Au Japon, on couvrait les puits, afin que les influences néfastes du ciel ne souillent l’eau.
A Tahiti, on pense que les éclipses sont bénéfiques car elles représentent les rapprochements amoureux entre la Lune et le Soleil.
Chez les Inuits on pense aussi que ces éclipses sont bénéfiques. Pour eux la Lune et le Soleil quittent le ciel pour vérifier que tout se passe bien sur Terre.
Quand ont lieu les éclipses de Lune ?
Il y a éclipse de Lune lorsque la Lune passe dans le cône d'ombre ou dans le cône de pénombre de la Terre. Le Soleil, la Terre et la Lune sont alors quasi alignés, ce qui correspond au moment de la pleine Lune. Si le plan de l'orbite de la Lune était le même que le plan de l'orbite de la Terre (écliptique), il y aurait une éclipse de Lune à chaque pleine Lune, or le plan de l'orbite de la Lune est incliné d'environ 5° 13' sur le plan de l'orbite terreste. L'intersection de ces deux plans est une droite appelée ligne des noeuds et les intersections de cette droite avec l'écliptique sont appelées noeuds de l'orbite lunaire. Pour qu'il y ait une éclipse, il faut donc que la Lune soit près de la ligne des noeuds au moment de la pleine Lune.
Atmosphère terrestre et éclipse de Lune
Au cours d'une éclipse totale de la Lune, les rayons lumineux passant dans l'atmosphère terrestre sont déviés par la réfraction atmosphérique et éclairent la Lune. Ce flux lumineux est plus proche au centre de la Lune et se traduit par une coloration rougeâtre, qui rappelle un peu la couleur du ciel terrestre au moment du coucher du Soleil. Les autres régions de la Lune sont peu colorées, d'une teinte généralement grise. L'aspect, les couleurs et l'intensité de l'éclairement sont très variables d'une éclipse à l'autre, ils sont imprévisibles et dépendent fortement des conditions météorologiques atmosphériques sur le terminateur terrestre (l'arc de grand cercle terrestre délimitant la surface de la Terre vue de la Lune).
Condition d'observation et durée des éclipses
Périodicité des éclipses, le Saros
Lorsque la Lune et le Soleil sont au voisinage d'un des noeuds, il y a éclipse de Soleil ou éclipse de Lune. La différence entre la longitude moyenne de la Lune et celle du Soleil, est une fonction linéaire du temps qui augmente de 360° en 29.5305882 jours, cette période « L » est appelée la révolution synodique de la Lune, ou mois lunaire ou bien encore lunaison. Le plan de l'orbite de la Lune est animé d'un mouvement de précession, ainsi les noeuds parcourent l'écliptique dans le sens rétrograde (sens des aiguilles d'une montre). La période PN de ce mouvement des noeuds est de 18,61 années tropiques, soit 6797.157342 jours. La différence entre la longitude moyenne de la Lune et celle du noeud ascendant de son orbite est, comme la lunaison, une fonction linéaire du temps qui augmente de 360° en 27.2122208 jours, cette période « G » est appelée révolution draconitique de la Lune. Pour qu'il y ait retour des conditions favorables à une éclipse, on doit donc trouver une relation entre cette période et la période de la lunaison. On doit déterminer deux nombres x et y tel que x.G=y.L ou encore x/y=L/G.
En utilisant la méthode de décomposition des réels en fraction continue, on obtient entre autre :
x/y=1.085196 = 242/223
Soit une période de 223L, donc de 18ans et 11 jours. C'est ce cycle, déjà connu des Grecs, que l'on appelle le Saros. Au cours de ce cycle, on retrouve en moyenne le même nombre d'éclipses. Mais les irrégularités du mouvement de l'orbite lunaire font que la succession du type des éclipses n'est pas conservée.
En réalité, cette période n'est pas un nombre exact de jours, la fraction de jour est d'environ un tiers de jour. Donc les éclipses se reproduisent bien le même jour mais avec un décalage en longitude d'environ 120 degrés.
Nombre d'éclipses par an
On peut calculer le nombre d'éclipses observables dans une année civile. Si on tient compte de toutes les éclipses, y compris les éclipses de Lune par la pénombre, il y a au moins quatre éclipses par an, dont deux de Soleil et deux de Lune. Le nombre maximum d'éclipses par an est de sept, mais dans ce cas, il n'y aura jamais une seule éclipse de Lune (et six éclipses de Soleil) ou une seule éclipse de Soleil (et six éclipses de Lune), les autres configurations étant seules possibles.
Les canons d'éclipses
Les listes d'éclipses de Lune et de Soleil sont publiées dans des livres appelés canons d'éclipses. Le plus connu est celui de Theodor Ritter von Oppolzer, sa première édition date de 1887 dans le volume 52 des Mémoires de Mathématiques et de Sciences Naturelles de l'Académie Impériale de Vienne. Ce canon, corrigé, est réédité régulièrement par Dover Publications. Dans ce canon, on trouve 8000 éclipses de Soleil et 5200 éclipses de Lune. Il faut préciser que l'on n'y trouve pas les éclipses de Lune par la pénombre.
Il convient de citer également le canon des éclipses de Lune de Jean Meeus et Hermann Mucke (1983, Astronomisches Büro, Vienne), contenant toutes les éclipses de Lune comprises entre -2002 et +2526.
Il y a trois types d'éclipses de Lune.
Les éclipses par la pénombre, lorsque la Lune passe uniquement dans le cône de pénombre de la Terre. Ces éclipses sont très peu spectaculaires et sont à peine visibles.
Les éclipses partielles, lorsque la Lune passe en partie dans le cône d'ombre de la Terre.
Les éclipses totales, lorsque la Lune passe en totalité dans le cône d'ombre de la Terre.
Échelle de Temps
Les dates et les instants sont donnés en Temps universel coordonné (UTC), les longitudes des lieux sont données par rapport au méridien de Greenwich. Or l'échelle de temps utilisée dans les éphémérides est le Temps terrestre (TT), il convient donc, pour les éclipses futures de connaître une approximation de la différence entre le Temps terrestre et le Temps universel coordonné. Cette approximation est obtenue par extrapolation des valeurs actuelles. Néanmoins, lorsque l'on connaîtra la valeur exacte de cette différence, on pourra corriger les résultats publiés de la manière suivante : si dt représente la différence, en secondes de temps, entre la valeur réelle de TT-UTC et la valeur estimée de TT-UTC, alors les instants des phénomènes devront être corrigés de dt, et les longitudes de dL=1,002738.dt/240 degrés vers l'est si dt est positif ou vers l'ouest si dt est négatif.
Circonstances d'une éclipse de Lune
Chaque phase d'une éclipse est caractérisée par les instants suivants :
l'entrée dans la pénombre,
l'entrée dans l'ombre (pour les éclipses partielles et totales),
le début de la totalité (pour les éclipses totales uniquement),
le maximum de l'éclipse et sa grandeur à cet instant,
la fin de la totalité (pour les éclipses totales uniquement),
la sortie de l'ombre (pour les éclipses partielles et totales),
la sortie de la pénombre.
Pour l'entrée et la sortie de l'ombre et de la pénombre, et pour le début et la fin de la totalité, on peut définir les points de contacts entre l'ombre ou la pénombre et le limbe lunaire. Pour l'entrée et la sortie de l'ombre et de la pénombre, on parlera de contacts extérieurs et pour le début et la fin de la totalité, de contacts intérieurs. Ces points sont donnés par leur angle polaire, défini par la direction du vecteur CO (centre de la Lune - point du contact) et la direction CP (centre de la Lune - pôle Nord), cet angle est compté positivement dans le sens rétrograde à partir du Nord.
Une éclipse de Lune pouvant durer plusieurs heures (au maximum 5 heures), pour en observer toutes les phases il faut que la Lune soit levée durant la totalité du phénomène, sinon on ne peut observer qu'une partie des phases de l'éclipse.
Pour indiquer les zones de visibilité des différentes phases, on trace ces zones sur une carte. Elles sont délimitées par les courbes qui correspondent aux terminateurs terrestres définis par les grands cercles ayant pour pôles les coordonnées des lieux où la Lune est au zénith à l'instant du début et de la fin de chaque phase. Ce sont donc les lieux du globe terrestre où la Lune est à l'horizon.
Données fournies pour chaque éclipse de Lune
On donne successivement pour chaque éclipse :
- le jour ou les jours où l'éclipse se produit,
-le type de l'éclipse,
- le numéro de l'éclipse dans le canon d'Oppolzer (les éclipses par la pénombre ne sont pas numérotées dans ce canon),
-l'instant de l'opposition avec le Soleil en ascension droite,
- les coordonnées équatoriales de la Lune et du Soleil au moment de l'opposition,
- les parallaxes et les demi-diamètres vrais du Soleil et de la Lune au moment de l'opposition,
-les instants des débuts et fins des différentes phases de l'éclipse, ainsi que l'instant du maximum,
-la grandeur de l'éclipse,
-les valeurs des positions des points de contact pour chaque phase de l'éclipse, positivement dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du Nord,
- les positions géographiques des lieux qui ont la Lune au zénith pour chaque phase de l'éclipse.
L’éclipse de Lune se produit lorsque la Terre s’interpose entre la Lune et le Soleil. Si les trois astres sont parfaitement alignés, la Terre fait de l’ombre à la Lune qui disparaît pour quelques heures. Il arrive parfois que la Lune ne soit pas dans l’axe exact : l’ombre de la Terre ne mord alors que partiellement son satellite. C’est une éclipse partielle par l’ombre. Enfin, le dernier cas de figure, quand la Lune est encore plus décalée par rapport à l’axe, est celui où seule la pénombre voile la Lune : il s’agit d’une éclipse par la pénombre.
En plongeant lentement dans l’ombre de la Terre, la Lune prend une couleur rouge-orangée. Lorsqu’elle est totalement oblitérée, sa luminosité est faible mais aisément visible à l’œil nu. De ce fait, les étoiles faibles au voisinage de la Lune réapparaissent clairement, alors qu’elles se confondaient dans le ciel trop lumineux d’avant la totalité.
Une éclipse a lieu lorsque la Lune se trouve à un nœud et qu’il est aligné avec la Terre et le Soleil. Si la Lune est entre le Soleil et la Terre mais pas à un nœud, celle-ci se trouve alors au dessus ou en dessous de l’écliptique et il peut y avoir une éclipse seulement partielle ou pas d’éclipse du tout dans la plupart des cas.
Les éclipses solaires :
Les éclipses de Soleil se produisent lorsque la Lune se place exactement entre la Terre et le Soleil. La Lune projette alors son ombre sur notre planète. Elles se produisent toujours durant une nouvelle lune.
Rappel : Ne jamais observer une éclipse solaire directement ou avec un instrument sans utiliser de filtre solaire spécialement conçu pour.
Les éclipses solaires totales :
Il s’agit d’un phénomène unique dans le système solaire, car même si plusieurs planètes possèdent des satellites naturels (par exemple Jupiter, Saturne…), seule notre planète possède des conditions favorables aux éclipses de Soleil : en effet une heureuse coïncidence fait que le Soleil et la Lune apparaissent dans notre ciel avec le même diamètre apparent. Cette similitude de taille s’explique par le fait que notre Soleil est à peu près 400 fois plus gros que notre satellite, mais que celui si se trouve aussi 400 fois plus près de nous environ…
Si la Lune était plus proche, ou plus grosse par rapport au Soleil, les éclipses à la totalité provoqueraient une véritable nuit en plein jour, nous ne pourrions pas voir les protubérances solaires qui font toute la beauté du phénomène.
Si au contraire, la Lune était plus petite ou plus éloignée de nous, les éclipses de Soleil ne seraient jamais totales, nous ne pourrions voir qu’une tache noire sur le disque solaire. La distance Terre-Lune n’étant pas tout à fait constante, on rencontre parfois ce cas de figure : ce sont les éclipses solaires annulaires.
Les éclipses solaires annulaires :
Dans cette situation, bien que la Lune puisse être parfaitement centrée sur le disque solaire, l’éclipse reste partielle car le Soleil n’est pas entièrement occulté, il subsiste en effet un « anneau » de Soleil. La Lune est plus éloignée que d’habitude et est trop petite pour couvrir tout le Soleil. L’ombre est trop « courte » pour toucher la Terre qui est seulement atteinte par la pénombre.
Les éclipses solaires partielles :
Une éclipse de Soleil est partielle, par définition lorsqu’elle n’est pas totale ! Cela inclut les éclipses annulaires, les éclipses où la Lune n’est pas tout à fait dans le plan de l’écliptique et les éclipses totales observées en dehors de la zone de totalité.
le Soleil mesure 1 400 000 kilomètres de diamètre et la Lune 3 476 kilomètres de diamètre.
http://www.astrosurf.com/tresluna/eclipse%20soleil/taille%20soleil%20lune.jpg
Par un hasard extraordinaire, la Lune est 400 fois plus petite que le Soleil...
http://www.astrosurf.com/tresluna/eclipse%20soleil/lune%20plus%20petite.jpg
...mais elle est aussi 400 fois plus proche de notre planète.
http://www.astrosurf.com/tresluna/eclipse%20soleil/lune%20plus%20petite.jpg
Son diamètre apparent, vu de la Terre, coïncide donc pratiquement avec le diamètre apparent du Soleil. Par conséquent, la Lune est capable de cacher entièrement le disque du Soleil.
Comment regarder une éclipse de soleil.
Attention !!! pour observer toutes sortes d'éclipse de Soleil des lunettes spéciales sont absolument nécessaire.
Les lunettes peuvent être retirées seulement au moment de la totalité d'une éclipse totale mais attention ça ne dure pas longtemps.
Quelle est l'intérêt scientifique d'une éclipse de Soleil totale ?
Les éclipse totales de Soleil, nous permettent d'étudier de façon plus satisfaisante l'atmosphère solaire. Le contraste est meilleur et la couronne solaire est observable et nécessite moins de moyens de protection. Elles nous permettent également de mieux comprendre le fonctionnement de notre étoile ( jet de gaz, vents et taches solaires... ).
Périodicité des éclipses :
Du fait de l’inclinaison de l’orbite lunaire, les éclipses n’ont pas lieu à chaque nouvelle ou pleine Lune. A la place, elles se reproduisent selon un cycle particulier appelé saros. Cette périodicité, connue depuis l’antiquité, correspond à une durée d’un peu plus de 18 ans (18 ans, 11 jours et 8 heures).
Pendant un saros, il se produit 84 éclipses (totales ou partielles), 42 de Soleil et autant de Lune. En moyenne, on peut considérer qu’un quart de ces éclipses sont totales. Le nombre d’éclipses au cours d’une même année n’est pas fixe, il peut varier entre 2 et 7.
Cependant, à chaque saros, la Terre ne se replace pas exactement dans la même position (car le saros ne correspond pas à un nombre entier de jours). Et il peut donc s’écouler plus de temps que la durée d’un saros entre deux éclipses dans une même région du globe (par exemple, uniquement 3 éclipses solaires totales en France au 20 ème siècle), mais cet intervalle ne fait que croitre à mesure que l’on augmente la précision du lieu, ainsi il peut se passer plusieurs siècles avant qu’une éclipse totale ne se reproduise au dessus d’une même ville.
[video]https://www.youtube.com/watch?v=L85i...etailpage#t=4s[/video]
La prochaine éclipse totale de Soleil qui traversera la Fance n'aura lieu qu'en 2081.
Introduction :
Si la majeure partie des observations astronomiques se déroule de nuit, il ne faut cependant pas oublier que l'étoile la plus proche de nous est le Soleil, et que son observation se pratique de jour.
Il faut simplement utiliser des filtres adéquats afin de bien se protéger les yeux : n'oubliez pas que Galilée est devenu aveugle en observant le Soleil sans protection au travers d'une petite lunette astronomique...
Une fois votre télescope correctement protégé, un simple coup d'oeil sur le Soleil vous montrera la présence de taches à sa surface, plus ou moins nombreuses selon les jours.
Historique de la découverte des taches du Soleil :
L'observation des taches du Soleil ne date pas d'hier ! Il y a plus de 2000 ans, les premiers astronomes chinois semblent avoir déjà remarqué l'existence de taches géantes visibles à l'oeil nu.
Il a fallu attendre le début du XVIIème siècle en Occident pour que les taches du Soleil soient "redécouvertes", en 1610, par plusieurs observateurs au moyen d'une toute nouvelle invention : la lunette astronomique.
Les observations de Galilée sont les plus connues car c'était déjà un personnage renommé avant ces observations : il était titulaire de la chaire de mathématique de Padoue.
Mais, bien que moins connus que Galilée, les astronomes Fabricius, Scheiner et Harriot nous ont également laissé de remarquables dessins des taches solaires.
Jusqu'à la Renaissance, on pensait que, au-delà de l'orbite de la Lune, tout était parfait, tandis que les objets présents sous l'orbite de la Lune était imparfaits. Par exemple on pensait que les comètes, imparfaites, étaient situées à l'intérieur de l'orbite lunaire, ce qui n'est pas le cas. Observer des taches sur le Soleil était donc difficile à admettre, et l'idée qu'il s'agirait simplement de petits nuages ou bien de petits corps planétaires a alors été proposée. En particulier, Scheiner pensait avoir découvert une nouvelle planète, située très près du Soleil, à l'intérieur de l'orbite de Mercure. Mais devant les changements permanents de formes des taches, Galilée a montré que les taches solaires devaient être situées soit à la surface du Soleil, soit si près qu'il était impossible de mesurer leur altitude. Ces observations ont donc bouleversé beaucoup de croyances anciennes !
Puis les observations se sont systématisées et, à partir de 1749, un programme d'observations quotidiennes a commencé à l'observatoire de Zürich. Depuis, le Soleil est régulièrement étudié à la loupe : observatoires terrestres (Thémis au Iles Canaries, Pic du Midi, Paris-Meudon) et spatiaux (satellite Soho).
De quoi sont faites les taches solaires ?
Grâce à ces nombreuses observations, nous savons aujourd'hui que les taches solaires sont en fait des zones de la surface du Soleil plus sombres car plus froides (3500° contre 5500° pour le reste de la surface du Soleil). Les taches les plus importantes comportent deux zones bien distinctes :
une zone centrale très sombre, appelée "ombre"
l'ombre est entourée d'une "pénombre" plus claire, de structure filamenteuse.
Les télescopes professionnels montrent bien ces structures, qui correspondent à des flux de matière gazeuses brûlante circulant entre le centre de la tache et le reste de la surface du Soleil.
Certaines taches solaires atteignent des dimensions imposantes :
Les taches sont fréquement entourées de zones d'hyperactivité du Soleil, qui ont un aspect plus brillant que le reste de la surface de ce dernier. Ces zones brillantes sont appelées "facules".
L'observation régulière des taches du Soleil a permis de mettre en évidence plusieurs phénomènes très intéressants, que vous pourrez facilement constater vous-même au moyen de votre télescope :
1. Le Soleil tourne sur lui-même, en un peu plus de 27 jours, entraînant avec lui les taches qui parsèment sa surface.
2. Les taches évoluent sans cesse au fil des jours, apparaissant, disparaissant, se déformant, fusionnant, se fragmentant, leur durée de vie étant de quelques semaines.
3. au-delà des variations du nombre de tache d'une journée à l'autre, l'astronome allemand Heinrich Schwabe [un amateur, pharmacien de son état !] est parvenu à identifier en 1840, dans l'indifférence générale, un grand cycle d'environ 11 ans.
Schwabe a découvert que tous les 11 ans, on enregistre un pic maximal dans le nombre de taches solaires relevées durant le mois, suivi d'une baisse lente et régulière du nombre mensuel de taches.
Les taches et le champ magnétique du Soleil
Les astronomes pensent que ces variations vont de pair avec le champ magnétique du Soleil : les taches sont en effet souvent groupées par deux, et son le lieu d'intenses champs magnétiques, l'une des taches jouant le rôle du pôle + et l'autre le rôle de pôle -. Les astronomes se sont rendus compte que c'est au niveau des taches solaires que les lignes du champ magnétique solaire jaillissent et plongent sous la surface de notre étoile.
Tous les 11 ans, il y a inversion entre les pôles + et - des taches. Cette inversion est la conséquence évidente de l'inversion du dipôle apparent du champ magnétique solaire global dont les lignes de forces émergentes au niveau des taches de la photosphère. La raison de cette inversion globale du champ magnétique solaire et sa relative régularité sont encore mal comprises mais elles expliquent sans doute ce fameux cycle de 11 ans que subissent les taches solaires.
Le rôle de ce cycle de 11 ans dans les variations du climat terrestre est encore l'objet de controverses. Cependant, un phénomène extrêmement curieux s'est produit entre 1645 et 1715 : pendant 70 ans, pratiquement aucune tache n'a pu être observée à la surface du Soleil.
Cette période, appelée "minimum de Maunder" du nom de l'astronome anglais qui l'a étudiée, a coïncidé avec une période anormale de grands froids et d'hivers terriblement rigoureux : la Tamise et la Seine étaient prises dans les glaces au point que l'on pouvait y patiner ! Cette période de notre histoire, appelée "le Petit Age Glaciaire", a eu des conséquences dramatiques sur l'agriculture, entraînant des récoltes catastrophiques et des famines dans toute l'Europe. Le dur contraste entre les souffrances du peuple et les fêtes fastueuses de Louis XIV, puis de ses successeurs, n'est peut-être pas étranger à l'impopularité grandissante qu'a alors connu la monarchie en France, impopularité qui devait finir par déboucher sur la Révolution de 1789...
L'étude systématique des taches solaires est facilement accessible aux astronomes amateurs désireux d'apporter leur petite pierre à l'étude de notre étoile. Un peu d'assiduité et de minutie suffisent pour réussir ce type d'études : mesure de la position des taches et de leur taille, analyse de leur morphologie etc... C'est ce que vous allez découvrir dans les pages suivantes.
http://www.astrosurf.com/toussaint/dossiers/soleil_lestaches/taches3.htm
http://www.astrosurf.com/toussaint/dossiers/soleil_lestaches/taches4.htm
Nombreuses taches sombres à la surface du Soleil
Après une paresse qui a duré plusieurs semaines à la fin de l’année 2012, l’activité du Soleil semble rebondir, en témoigne sa surface constellée de tâches sombres. Certaines pourraient produire de fortes éruptions.
Comme on peut le voir sur les images capturées par la sonde spatiale SDO (Solar Dynamics Observatory), notre Soleil est maculé de taches sombres. En ces premiers jours de l’année 2013, les scientifiques qui suivent de près l’évolution de l’activité de notre étoile, peuvent être surpris et avoir l’impression que le Soleil est soudainement sorti de sa torpeur ou « a retourné sa veste ».
Le contraste est saisissant (voir l’image comparative du Soleil ci-dessous). En effet, au cours des semaines précédentes, les régions actives qui forment ces îlots sombres étaient si rares — voire inexistantes certains jours — et mues par si peu d’allant que les chercheurs se sont demandés si le fameux « pic d’activité » de ce cycle 24 (commencé avec un certain retard car attendu en 2006-2007 plutôt qu’à la fin 2009) n’avait pas déjà été franchi !
http://projetcelestia.com/wp-content/uploads/2013/01/zz-Soleil-768-x-379.jpg Image comparative du Soleil : [Image de gauche] Un cliché du Soleil pris le 29 décembre 2012 et où l’on dénote que deux régions actives (taches sombres). [Image de droit] Un cliché du Soleil pris le 10 janvier 2013 et où l’on voit de nombreuses régions actives (taches sombres) à sa surface.
La durée moyenne d’un cycle d’activité solaire est de 11 ans. Le graphique ci-dessous, élaboré par les prévisionnistes du NOAA, montre combien le cycle actuel est plus faible que le précédent, lequel fut beaucoup plus spectaculaire et intense au début du nouveau millénaire (de 2000 à 2003). La tendance qu’ils ont esquissé suggère un rebond qui pourrait se produire dans les prochains mois. Un double pic serait à prévoir, à l’instar du cycle 23.
http://projetcelestia.com/wp-content/uploads/2013/01/zz-sunspotprogression2000-2012.gif Nombre de tâches solaires observées au fil des années (tracé bleu/noir : 2000-2012) – Le cycle 24 (cycle actuel) devrait bientôt culminer et devrait être beaucoup moins fort que le précédent (cycle 23). Néanmoins, un double pic (tracé rouge : 2013-2019) serait à prévoir, à l’instar du cycle 23.[/COLOR]
Retrouver le Soleil (étoile ordinaire de type naine jaune classe G) constellé d’autant de taches, redonne de l’espoir pour une reprise de l’activité. De nouveaux fils électromagnétiques lancent d’impressionnants ponts d’une région active à l’autre. Parmi les plus prometteuses, il y a la paire désignée AR 1654, chacune 4 fois plus grande que la Terre, qui est apparue sur le limbe Est ces dernières heures (10 janvier 2013) et aussi AR 1652. Pour les prévisionnistes, les chances que se produisent une éruption modérée (classée M) sont actuellement de 40 % et de 5 % pour une tempête plus violente, classée X.
Certains physiciens solaires estiment que le cycle suivant (cycle 25) pourrait être encore plus faible et caractérisé par une quasi-absence de taches sombres. Le moins que l’on puisse dire est que nous manquons encore beaucoup de reculs pour publier des bulletins de météo solaire relativement fiables. Même si notre étoile est assez « sage » et stable (heureusement !), elle n’en reste pas moins complexe à comprendre.
Sur la vidéo ci-dessous enregistrée par SDO, on peut admirer la danse et les torsions du plasma lors d’une éruption relativement faible qui s’est déroulée durant 4 heures sur le limbe solaire le 31 décembre 2012. Sa longueur est d’environ 257 500 km.
Tu peux poursuivre ton exposé !
Merci pour tes magnifiques vidéo de soleil.
Bizz
Russie: une pluie de météorites sème la panique et fait des dégâts dans l'Oural !
PHENOMENE - La destruction d'une météorite au-dessus de la région de l'Oural a provoqué une pluie incandescente accompagnée de violentes explosions. Un phénomène rare qui a fait au moins 400 blessés.
Des objets brillants ont été aperçus dans l'Oural avant de s'abattre sur la région de Tcheliabinsk, à 1.500 km à l'est de Moscou...
Une boule incandescente accompagnée d’une très vive lumière blanche, se déplaçant à très grande vitesse, est apparue dans le ciel de Tcheliabinsk, une ville de plus d’un million d’habitants, à 09H20 locales, soit 03H20 GMT.
[IMG]http://www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$1nk1ws5ll3eust96x2 cdu7oq0blwtzr/Capture-decran-2013-02-15-a-09.jpeg[/IMG]
«Un météorite s’est désintégré au-dessus de l’Oural, brûlant partiellement dans les couches basses de l’atmosphère. Des fragments ont atteint la Terre et sont tombés dans des zones peu habitées de la région de Tcheliabinsk», a indiqué l’antenne locale du ministère russe des Situations d’urgence dans un communiqué.
Un météorite de plusieurs dizaines de tonnes
Le météorite, un «bolide» qui se serait désintégré à 5.000 mètres au-dessus de l’Oural, faisait «des dizaines de tonnes», selon un spécialiste russe, Sergueï Smirnov, cité sur la chaîne Rossia 24.
Plusieurs explosions ont retenti, qui ont soufflé les vitres de nombreux bâtiments. Un correspondant local de la chaîne publique Rossia, qui se trouvait dans les locaux d’une université, a raconté avoir vu lors d’une de ces explosions une boule de feu repartir «dans l’autre sens».
«Le nombre de victimes augmente au fur et à mesure», a indiqué l’antenne locale du ministère de l’Intérieur, cité par Interfax. Le ministère a d’abord fait état de 50, puis de plus de 150, plus de 250 et plus de 400 blessés, dont au moins trois graves. Les blessés ont pour l’essentiel été touchés par des éclats de verre, selon ces sources.
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Onde de choc
"Le nombre de victimes augmente au fur et à mesure", a indiqué l'antenne locale du ministère de l'Intérieur, cité par Interfax. Le ministère a d'abord fait état de 50, puis de plus de 150, plus de 250 et plus de 400 blessés, dont au moins trois graves. Les blessés ont pour l'essentiel été touchés par des éclats de verre, selon ces sources. Selon la chaîne Rossia, des fragments du météorite sont tombés dans différents endroits de la région.
Etat d'alerte décrété
Un responsable du ministère cité par Ria Novosti a fait état de 50 blessés. "Selon des informations préliminaires, 50 personnes ont été soignées pour des traumatismes", a-t-il indiqué. Le ministère avait précédemment fait état de quatre personnes blessées par des éclats de verre. Un mur s'est effondré dans une usine de Tcheliabinsk, selon un employé cité par Interfax, qui fait état de trois ou quatre blessés sans gravité.
Le ministère des Situations d'urgence a indiqué avoir mobilisé 20 000 hommes, placés en état d'alerte, et trois avions ou hélicoptères pour inspecter les territoires. Le ministère a appelé la population à ne pas céder à la panique. "Il n'y a pas d'évacuation de la population, le niveau de radioactivité est dans la norme. Nous vous demandons instamment de ne pas céder à la panique", a indiqué l'antenne locale du ministère sur son site. Le phénomène a également été observé au Kazakhstan.
Confirmé aux infos sur TF1 ce jour à 13 heures [15/02/2013]
ça fait peur quand même quand on y pense !
La Nasa mais aussi des milliers d'astronomes en herbe vont braquer leurs téléscopes sur le ciel vendredi 15/02/20013 au soir. Un astéroïde de 45 mètres de diamètre va passer au plus près de la Terre.
"En moyenne un astéroïde de cette taille s'approche aussi près de la Terre tous les 40 ans et risque d'entrer en collision avec notre planète tous les 1.200 ans". Donald Yeomans, directeur du bureau du "Near Earth Object" à la Nasa a relevé la rareté du corps céleste qui frôlera nos têtes vendredi soir. Il s'agit du plus gros astéroïde passant aussi près de chez nous jamais détecté par les scientifique. Une masse de 135.000 tonnes et 45 mètres de diamètre pouvant anéantir à elle seule une grande agglomération française. Mais aujourd'hui, le géant du ciel joliment baptisé "2012 DA14" n'a pas prévu de finir sa course sur terre.
27.600 kilomètres de distance
"Il n'y a aucune raison de penser que cet astéroïde constitue une menace pour un satellite en orbite terrestre", a déclaré le directeur des opérations de la Space Data Association, une organisation qui suit les trajectoires des satellites. Le passage le plus rapproché est prévu à 19h25 GMT à 27.600 kilomètres à l'est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie à partir de 19h25 GMT. Une poussière néanmoins à l'échelle de l'univers, les orbites des satellites d'observation météo et de télévision se trouvant à des altitudes supérieures.
Sa vitesse moyenne sera de 7,8 km/seconde. "Ce survol offrira une occasion unique pour les scientifiques d'étudier de très près un objet passant à une aussi courte distance de la Terre", écrit la Nasa sur son site. L'agence spatiale souligne qu'"elle donne la plus haute priorité à la traque des astéroïdes croisant proche de l'orbite terrestre afin de protéger notre planète". Pour les amateurs, le point brillant sera visible avec un télescope depuis l'Europe de l'Est, en Australie et en Asie. Le passage de ce corps céleste sera commenté par la Nasa qui prévoit une retransmission en direct à partir de 19h00 GMT.
Le passage de l’astéroïde, baptisé 2012 DA 14, aussi près de la Terre, le 15 février 2013, fait de cette date un événement astronomique sans précédent. En voici les explications.
Il est prévu que le point le plus proche de son passage soit à une distance de 27.600 kilomètres, environ un dixième de la distance Terre-Lune. Cela se passera plus précisément à 19h25 GMT dans l’est de l’océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie.
Il frôlera notre planète à une distance inférieure à celle de certains satellites géostationnaires qui gravitent habituellement à 36.000 km de la Terre environ, si bien que l’on peut l’observer avec une simple paire de jumelles. Pourtant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. En effet, Donald Yeomans, directeur du bureau des NEO de la Nasa, affirme : «2012 DA14 passera à une distance remarquablement proche, mais nous comprenons suffisamment bien sa trajectoire pour conclure qu’il n’y a pas de risque de collision avec la Terre».
Ce « gros caillou céleste » qui se déplace à la vitesse vertigineuse de 28.000 km/h, faisant 45 mètres de diamètre et d’une masse de 135 000 tonnes, est le plus gros astéroïde passant aussi près de la Terre jamais détecté par les scientifiques, a précisé la NASA, ce qui fait sa singularité.
2012 DA14 semble pourtant être modeste si on le compare à la météorite responsable de l’extinction des dinosaures il y a environ 66 millions d’années. Celui- ci mesurait dix kilomètres de diamètre, selon Tim Spahr, du Minor Planet Center à l’Université de Harvard. Donc pas de panique !
Amateurs d’expériences inédites, si la météo est clémente, vous pourrez ainsi aujourd’hui vous prendre au jeu de la chasse à l’astéroïde, si vous vous munissez d’une paire de jumelles et de beaucoup de patience.
Don Yeomans, expert de la Nasa, affirme que « ce ne sera tout de même pas évident. Car même s’il brillera autant qu’une étoile de magnitude 8 au moment où il sera le plus près de la Terre – ce qui en fait »une cible facile pour les petits télescopes » -, un élément viendra compliquer la donne : la vitesse. Il sera difficile à suivre. Seuls les astronomes amateurs les plus expérimentés sont susceptibles de réussir à le voir ».
je vous tiens au courant de la suite dès que j'en saurai plus !
J'adore ! Ca me fait penser à quelqu'un hi,hi !
Impossible de voir quelque chose, ciel couvert
L'astéroïde 2012 DA14 a frôlé la terre sans faire de dégâts
La Nasa a scruté l'astéroïde de 45 mètres de diamètre qui a frôlé la Terre ce vendredi vers 20h25 (19h25 GMT). L'astéroïde, d'une masse de 135 000 tonnes baptisé 2012 DA 14, aurait pu anéantir, en cas d'impact, une grande agglomération. C'est le plus gros astéroïde passant aussi près de la Terre jamais détecté par les scientifiques, a souligné l'agence spatiale américaine.
Découvert en février 2012, il est passé au plus près à 27 600 kilomètres - un dixième de la distance Terre-Lune - le 15 févier à 19h25 GMT dans l'est de l'océan Indien à la verticale des côtes de Sumatra en Indonésie, à une vitesse de 7,8 km/seconde.
Il est passé tellement près de la Terre qu'il s'est trouvé à une distance inférieure à celle de certains satellites. "En moyenne, un astéroïde de cette taille s'approche aussi près de la Terre tous les 40 ans et risque d'entrer en collision avec notre planète tous les 1.200 ans", avait précisé la semaine dernière Donald Yeomans, directeur du bureau du "Near Earth Object" (NEO) du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa lors d'une conférence de presse téléphonique.
Quel intérêt scientifique ?
Les scientifiques l'ont, eux, suivi un radar puis avec des téléscopes notamment pour déterminer de quoi il est composé et sa trajectoire. Car tout l'enjeu réside notamment dans le changement de trajectoire de 2012 DA14 induit par son passage près de la terre et donc ce que cela implique sur son prochain passage. Il est très peu probable que celui-ci s'écrase sur la terre lorsqu'il repassera mais, selon Jean-Eudes Arlot, "tous les cailloux qui nous tournent autour sont amenés à tomber un jour sur la Terre"... mais à très long terme.
Pourquoi on ne pouvait pas le voir à l'œil nu
La "magnitude apparente" de DA14 devait atteindre au mieux 7,5 depuis l'Indonésie et être de l'ordre de 9 ou 10 depuis la métropole, selon encore Christophe Bonnal, du Cnes. Or, à l'oeil nu on commence à avoir du mal à détecter les objets à partir d'une magnitude 4 ou 5, sachant que plus celle-ci est élevée, moins on voit l'objet.
L'astéroïde 2012 DA 14 et les météorites ne sont pas liés
Selon Samuel Kounaves, professeur au laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins (Maryland, est), "il n'y a pas de connexion" entre les deux événements.
Les météorites, qui sont des morceaux d'astéroïdes, "tombent sur la Terre en permanence", a rappelé Samuel Kounaves, interrogé en marge de la conférence annuelle de l'American Society for the Advancement of Science (AAAS), réunie à Boston (Massachusetts, nord-est) du 14 au 18 février.
Une météorite a explosé vendredi au-dessus de la métropole russe de Tcheliabinsk, projetant des éclairs incandescents dans le ciel et blessant près d'un millier de personnes, un événement rarissime qui a semé la panique dans cette région de l'Oural.